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Nayarit : les algues brunes échouées ne sont pas des sargasses
De importantes accumulations d’algues brunes échouées sur la plage de Rincón de Guayabitos, dans l’État mexicain du Nayarit, ont finalement été identifiées comme une macroalgue inoffensive, dissipant les craintes d’une première invasion majeure de sargasses sur la côte pacifique du Mexique.
Selon Mexico News Daily, des résidents et des visiteurs signalent depuis deux semaines la présence d’épais tapis d’algues recouvrant le rivage.
L’ampleur inhabituelle du phénomène observée dimanche a amené des responsables locaux et des internautes à évoquer une « invasion de sargasses ».
Une macroalgue du Pacifique
Des chercheurs de l’Université autonome du Nayarit (UAN) affirment toutefois que les algues observées ne sont pas les sargasses de l’Atlantique, qui affectent depuis plusieurs années les plages de la côte caraïbe du Mexique.
Selon les chercheurs en biologie marine Ubisha Hernández Almeida et María Alcántara, interrogés par Radio UAN, il s’agit de l’hypnea, une macroalgue naturellement présente dans le Pacifique. Son accumulation serait liée aux variations saisonnières des courants marins, de la température de l’eau et de la disponibilité des nutriments.
Contrairement aux sargasses des Caraïbes, qui peuvent dégager des gaz lors de leur décomposition et provoquer des irritations respiratoires ou cutanées, l’hypnea n’est pas associée à des proliférations massives traversant les océans et n’est pas considérée comme un risque pour la santé.
Les experts précisent que, même si cette algue peut dégager des odeurs désagréables en se décomposant, elle représente surtout une nuisance temporaire.
La côte caraïbe toujours touchée par les sargasses
Cette mise au point intervient alors que la côte caraïbe du Mexique traverse une nouvelle saison particulièrement intense de sargasses.
Les autorités du Quintana Roo indiquaient avoir retiré près de 79 500 tonnes de sargasses au 6 juillet. Playa del Carmen et Cancún représentent à elles seules environ 60 % du volume recueilli, tandis que les opérations de confinement et de nettoyage se poursuivent.
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Un phénomène localisé et temporaire
Les chercheurs soulignent que les épisodes comme celui observé à Guayabitos sont généralement localisés et de courte durée.
Des résidents rappellent que de plus petites accumulations avaient déjà été observées, notamment en 2021, mais jamais dans de telles proportions.
Les experts insistent également sur le fait qu’il ne s’agit pas d'une marée rouge, un phénomène impliquant des algues microscopiques toxiques pouvant contaminer les mollusques et entraîner des avis de santé publique.
À Guayabitos, les amas observés sont composés de grandes algues pouvant être inesthétiques et malodorantes, sans qu'aucun avis de santé publique n'ait été émis. Les autorités locales, des bénévoles et des résidents ont commencé les opérations de nettoyage, tandis que les acteurs touristiques estiment que la situation sera temporaire.
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