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Vendredi,  16 octobre 2026   20:05
29 Canadiens manquent toujours à l’appel au Népal et dans la région autonome du Tibet
« Le risque de nouvelles inondations et coulées de boue persiste », peut-on lire sur Voyage.gc.ca. [Shutterstock]


Article mi à jour le 4 septembre à 7h20.

Affaires mondiales Canada confirme qu’un des citoyens canadiens portés disparu a été localisé au cours des dernières heures, mais que le sort et le bien-être de 29 autres Canadiens ou résidents permanents se trouvant au Népal ou au Tibet au moment des crues dévastatrices du 26 août n’ont toujours pas été confirmés. 

« Les agents consulaires ont établi le contact avec cette personne hier, n’ayant pas pu communiquer avec elle plut tôt en raison de pannes de communication, a indiqué Affaire mondiales Canada. Nous restons en contact régulier avec elle et avec les familles des Canadiennes et Canadiens portés disparus, afin de leur fournir une soutien consulaire. »

Environ 590 ressortissants étrangers provenant de 39 pays sont toujours portés disparus, selon le ministère népalais des Affaires étrangères, rapporte Radio-Canada. Les chiffres sont vertigineux : le média public faisait état d'un total de 56241280 personnes manquant à l'appel, jeudi soir. En sol népalais, 1259 décès ont été confirmés et 21 dans le territoire chinois du Tibet, pour un nombre total 5624.


LIRE PLUS – Inondations au Népal et en Chine: l’impact sur le tourisme 



Recherches toujours en cours

Rappelons que suite à l'effondrement d'un glacier dans la région frontalière himalayenne entre le Népal et la Chine, d’importantes inondations ont fait plus de 1100 morts et environ 3900 disparus le 26 août.

Les opérations de recherche se poursuivent tant au Népal que du côté de la Chine. Des ressources importantes continuent d’être consacrées à la localisation des personnes disparues, « malgré un terrain difficile, des infrastructures endommagées et des conditions d’accès difficiles », précise Affaires mondiale Canada.

La police népalaise a également demandé aux familles de fournir tout renseignement concernant les numéros de téléphone canadiens, étrangers ou locaux de leurs proches disparus. Afin d’appuyer au besoin les travaux d’identification, des échantillons d’ADN ont aussi été demandés aux familles.

Le Canada envoie plus de 18 000 fournitures de secours d’urgence au Népal à partir de ses réserves d’urgence gérées par la Croix-Rouge canadienne, notamment des trousses et des outils pour abris, des articles d’hygiène et des lampes solaires. Un montant 5 millions de dollars en aide humanitaire a aussi été octroyé pour soutenir les efforts de secours d’urgence au Népal.


Le tourisme menacé

Au Népal, le tourisme représente 6,1% de l’économie. Environ 1,2 million d’emplois étaient liés au tourisme en 2023, soit environ 15% de tous les emplois selon la World Bank.

L’alpinisme en haute altitude représente l’activité la plus lucrative de cette région du monde. « Sur les plus de 1,16 million de visiteurs étrangers qui se sont rendus au Népal en 2025, 165 056 ont cité le trekking et l’alpinisme comme principale raison de leur visite, a rapporté The New Times le 29 août dernier.

Le secteur qui s’est développé autour de ces activités compte plus de 3 000 agences de trekking et des dizaines de milliers de guides agréés, ainsi que des sociétés d’expédition, des porteurs, des cuisiniers, des maisons de thé, des hôtels, des compagnies aériennes, des exploitants d’hélicoptères et des chauffeurs. »


Une catastrophe prévisible ?

Jeudi, le premier ministre népalais, Balendra Shah, a imputé le désastre au réchauffement du climat. « Il ne fait aucun doute que cette catastrophe a été causée par changement climatique, puisqu’il a été confirmé que celui-ci a entraîné une hausse de 1,8 degré de la température dans la région himalayenne, a-t-il déclaré. Le changement climatique est un phénomène mondial, et y faire face relève également d’une responsabilité mondiale. »

De nombreux travaux scientifiques ont constaté que la chaîne himalayenne se réchauffait plus vite que la moyenne. Résultat : la fonte accélérée des glaciers augmente les risques de catastrophe naturelle. « C’est tout l’Himalaya qui fond », observe pour sa part Arbindra Khadka, glaciologue et chercheur à l’université Tribhuvan de Katmandou, cité par The New York Times. Selon cet expert, les glaciers de l’Himalaya perdent environ un mètre de glace par an. 

Le gouvernement du Canada a mis à jour ses Conseils aux voyageurs et avertissements pour le Népal et la Chine dès le lendemain des événements. « Le risque de nouvelles inondations et coulées de boue persiste, pouvait-on toujours lire le 3 septembre dans la fiche sur le Népal. Vous devriez éviter tout voyage non essentiel dans les districts de Rasuwa et Nuwakot. »

Voyage.gc.ca rappelle que le Népal se trouve dans une zone sismique active. Il existe un risque permanent de tremblements de terre, de répliques et de glissements de terrain. En région montagneuse, des avalanches peuvent aussi survenir.


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