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Portrait de Yoko Bissonnette : l’agent de voyages de l’année


Portrait de Yoko Bissonnette : l’agent de voyages de l’année

Baisses de commissions, tentatives sournoises des fournisseurs pour écouler une partie de leurs inventaires en direct, concurrence de l’Internet… les aléas alimentant la déprime qui mine le moral d’un bon nombre d’artisans de l’industrie n’ont guère de prise sur Yoko Bissonnette, copropriétaire de Voyages Océane, à La Prairie. «Je ne fais pas partie de la vieille génération et je n’ai pas connu le soi-disant âge d’or du domaine du voyage», dit-elle. «J’ai abordé le métier voici trois ans avec l’idée qu’il fallait que je développe des produits et que je me débrouille pour faire fructifier les affaires et rendre l’entreprise prospère.» Bref, Yoko Bissonnette, récipiendaire du trophée de «L’agent de voyages de l’année» au Gala des trophées UniVers, n’éprouve aucun regret d’être devenue copropriétaire de Voyages Océane, une agence de La Prairie affiliée à la bannière «En Liberté», du réseau TDC. L’avenir de l’industrie, elle l’entrevoit plutôt «rose bonheur» que «noir funèbre».

À 41 ans, on ne peut pourtant pas dire que c’est l’optimisme béat de la jeunesse qui l’aveugle. Avant de s’initier aux arcanes du métier, elle avait déjà accumulé un bagage professionnel conséquent dans le secteur des Centres de la petite enfance (les CPE, comme disent les journaux!). Avec des études collégiales en techniques d’éducation à l’enfance, complétée par quelques cours de gestion à l’Université de Montréal, elle a exercé, pendant plusieurs années, le métier d’éducatrice, puis celui de conseillère pédagogique dans des CPE.

Voici cinq ans, elle devenait agent extérieur pour Voyages Océane. «Deux ans plus tard, on m’a proposé un emploi à temps plein dans l’agence et j’ai accepté sans hésitation», raconte-t-elle. «L’année suivante, une des copropriétaires, Marilou Laferrière, décidait de se départir de sa participation dans l’entreprise. Son associée, Isabelle Bélanger m’a offert de racheter ses parts et j’ai accepté.»

Devenie copropriétaire, Yoko Bissonnette s’est engagée à fond dans l’aventure. C’est son implication qui lui a valu d’être plébiscitée par les fournisseurs chargés d’élire «L’agent de voyage de l’année». «Je fais beaucoup de chose en collaboration avec nos représentants de ventes», explique-t-elle. «Au cours des deux dernières années, j’ai organisé deux mini-salons au Club de golf de La Prairie. Il y avait une douzaine de fournisseurs et nous avons accueilli un peu plus de 200 personnes chaque fois. Le 1er octobre dernier, j’ai animé une soirée «croisières», avec les représentants de deux compagnies de croisières au restaurant le M de Ste-Catherine. Comme je suis relativement nouvelle dans ce métier, je crois que cela les impressionne favorablement.»

Parallèlement à son travail et à ces initiatives, Yoko Bisonnette s’emploie à étoffer son bagage de connaissances. Elle fait partie de la première fournée d’élèves inscrits au nouveau cours «Gestion d’agence de voyage» dispensé par le Collège April-Fortier. «Sur les 13 étudiants inscrits, nous sommes trois à avoir été distingués à ce deuxième Gala des trophées UniVers, fait-elle observer. Outre moi, Rachel Daigneault, de Marathours, l’agence spécialisée en voyages de jogging, a été honorée dans la catégorie «Agence spécialisée» et Larissa Lognay, de Passion.Voyage, a remporté le trophée de la Relève. C’est quand même assez remarquable.»

Même si son prénom japonais et ses traits trahissent des origines asiatiques, Yoko Bissonnette n’a jamais mis les pieds en Asie. «Je participerai à un circuit en Thaïlande de Transat Découverte, en novembre», dit-elle. «Ce sera la première fois que je visiterai ce continent. Mon père est d’origine japonaise, mais il a été adopté par un couple de Québécois à l’âge de six mois, ce qui explique mon nom de famille typiquement québécois.» Elle rêve, bien sûr, de découvrir le Japon. Mais en attendant, elle a d’autres priorités : «Je suis tendue vers un but qui éclipse tous les autres : développer notre agence, Voyages Océane. Je suis entrée dans cette industrie pour faire un métier que j’aime, mais aussi pour faire de l’argent. Même si nous employons huit agents extérieurs, nous ne sommes encore que deux à travailler dans l’agence à temps plein : Isabelle Bélanger et moi. D’ici quatre ou cinq ans, je me suis donnée pour objectif d’employer au moins trois ou quatre conseillères à temps plein de plus. Et, bien sûr, de gérer une agence prospère.»

Nous publierons demain un portrait de l’Agence détaillante de l’année : Inter Voyage, de Rimouski.

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