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La prévention de la fraude, ça vous concerne !
Chaque année, des fraudeurs dérobent des millions de dollars aux Canadiens. Selon le Centre antifraude du Canada, en 2019, les pertes ont dépassé les 98 M$. En fait, les conséquences réelles de la fraude sont même probablement plus graves, puisque les Canadiens ne signalent qu’environ 5 % des fraudes aux autorités.
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Personne n’est à l’abri
Malheureusement, les membres de l’industrie du voyage ne sont pas épargnés par les fraudeurs.
« Les fraudeurs visent tout le monde. Tous les groupes démographiques peuvent être visés par la fraude : des jeunes aux personnes âgées, des consommateurs aux grandes entreprises », explique le Bureau de la concurrence, qui a lancé le Mois de la prévention de la fraude en 2004.
Et puisque l’industrie du voyage figure parmi les cibles des fraudeurs, l’ATOQ, l’ACTA et CATO participent activement au Mois de la prévention de la fraude. Jugeant important de faire aussi sa part, tout au long de mars, PAX accordera aux associations une tribune pour qu’elles partagent leurs recommandations.
Car il existe des façons de prévenir la fraude, mentionne Joane Tétreault, présidente de l’ATOQ (et PDG de Skylink).
« D’importants progrès ont été faits ces dernières années en matière de sensibilisation à la fraude et en matière de prévention contre la fraude. Les agents de voyages sont, aujourd’hui, beaucoup plus conscients des dangers qui les guettent. Et ça donne de bons résultats », dit-elle.
Signaler la fraude
Mais si des progrès ont été accomplis, il importe de ne pas baisser la garde.
« La vigilance demeure toujours de mise puisque les fraudeurs, par définition, cherchent et finissent toujours par trouver des façons de déjouer les mesures de protection », ajoute Joane Tetreault.
Le Bureau de la concurrence observe que l’économie numérique, qui joue un rôle de plus en plus important dans la vie des Canadiens, permet également des fraudes plus sophistiquées.
« Le fait d’être connectés signifie aussi que notre exposition à la fraude a augmenté de façon exponentielle », indique Josephine Palumbo, du Bureau de la concurrence du Canada.
Selon le Bureau, la sensibilisation à la fraude est la clé.
« Personne n’est à l’abri de la fraude, donc nous devons tous apprendre à nous protéger, et garder en tête que le signalement peut aider à prévenir d’autres torts », conclut Josephine Palumbo.
Le premier volet de la série de textes sur la prévention de la fraude présentera demain (5 mars) cinq mythes à déboulonner à propos de la fraude.