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Les agences de la Côte-Nord : Vasco Sept-Îles


Les agences de la Côte-Nord : Vasco Sept-Îles
L’équipe : Dans l’ordre habituel, on reconnaît Danielle Giasson, propriétaire de l’agence, les conseillères Nathalie Duguay, Cindy Cody, Caroline Soucy et Nadine Cormier, ainsi que Jean-François Martin.

Notre journaliste revient de la Côte-Nord où il a rendu visite aux agences actives dans la région. Au début de la semaine, il était de passage à Sept-Îles, où trois détaillants se partagent le marché de la ville, qui compte 25 884 habitants, en incluant les communautés innues d’Uashat (englobée dans la ville) et de Mani-Utenam (à une quinzaine de kilomètres à l’est). Il a d’abord rencontré les conseillères de Vasco Sept-Îles.

Les conseillères Caroline Soucy et Cindy Cody.

L’agence, dont le nom complet est «Voyages Tour Monde Vasco Sept-Îles» est située dans un des nombreux centres d’achats festonnant la grande artère commerciale de la ville, le boulevard Laure, qui est, en fait, le tronçon urbain de la route 138. Lors de mon passage, la propriétaire, Danielle Giasson, était en Europe. J’ai été reçu par la conseillère Caroline Soucy, active dans l’agence depuis 12 ans, et par deux de ses collègues, Nadine Cormier et Cindy Cody.

Juste avant d’entrer, j’avais remarqué l’inscription figurant sur un grand tableau noir placé dans la vitrine : «La brochure d’hiver de Sunwing est arrivée!». Nous avons donc, tout naturellement, commencé par évoquer la présence du voyagiste à la livrée orange qui, depuis 2009, propose chaque hiver un vol hebdomadaire au départ de la capitale nord-côtière. L’an dernier, la liaison était assurée vers Santa Clara (pour Cayo Santa Maria).

L’hiver prochain, la destination à l’honneur sera Puerto Plata. «Une bonne partie de notre clientèle Sud ira donc à Puerto Plata, parce que les gens, ici, préfèrent éviter de conduire pendant six heures jusqu’à Québec, dans des conditions hivernales, observe Caroline Soucy. Nous vendons aussi beaucoup Vacances Air Canada, qui offre d’excellents tarifs de correspondances pour ses vols vers les destinations soleil.»

Caroline Soucy

Si les longs hivers de la Côte Nord, qui s’étirent d’octobre à mai, stimulent la demande pour le Sud, on ne vend pas que «des Caraïbes ou du Mexique» chez Vasco Sept-Îles. «Soixante pour cent de nos ventes portent sur la demande corporative, note Caroline Soucy. Nous sommes toutes des conseillères «hybrides», ici : nous traitons autant des comptes commerciaux que du voyage d’agrément. Et nos collègues de la succursale de Fermont, passent 70% de leur temps à traiter du corporatif.»

Car l’agence, qui emploie quatre personnes à temps plein et deux agents externes, exploite également un point de ventes à Fermont, la ville minière de 2 900 habitants, située à 400 kilomètres au nord (et à 789 kilomètres, via la route qui impose un détour par Baie Comeau). Là-bas, trois conseillères (Marie-Claude Nolet, Julie Marcotte et Jacynthe Martel) préparent les voyages des employés d’AcelorMittal, qui exploite la mine de fer du Mont Wright, à 17 kilomètres de là (anciennement Compagnie Minière Québec Cartier).

Le fer est le métal roi, dans la région et le minerai transite par Sept-Îles, où plusieurs centaines de personnes sont employées au traitement et au transbordement du minerai qui vient de la mine du Mont-Wright, mais aussi des installations de l’IOC (Iron Ore Canada, dont le principal actionnaire est l’australienne Rio Tinto) à Labrador City. Qu’il vienne de Fermont, ou des deux villes voisines de Labrador City et de Wabush, le minerai est acheminé aux installations portuaires de Sept-Îles par le chemin de fer QNS&L (Quebec North Shore & Labrador – 418 kilomètres de voies), propriété d’IOC. Sept-Îles est d’ailleurs le principal port minéralier du Canada.

Malheureusement, le prix du fer sur les marchés mondiaux a considérablement chuté, ce qui s’est traduit par des pertes d’emplois et, pour ceux qui conservent leur travail, par un climat d’incertitude qui a un impact négatif sur la demande pour les voyages.

Chez Vasco Sept-Îles, comme dans les deux autres agences de la ville, on évoquera ce climat d’incertitude. «Plusieurs nouveaux projets annoncés ne se sont pas concrétisés», remarque Caroline Soucy. La compagnie espagnole FerroAtlantica, qui devait construire une usine de traitement du silicium à Port-Cartier (NDLR : à 65 km de Sept-Îles), où nous comptons des clients, a renoncé, l’hiver dernier. Et Mines Arnaud, qui devait créer 300 emplois avec une mine d’apatite à l’ouest de Sept-Îles, tarde à arriver. Nos journées sont un peu plus tranquilles, car beaucoup de nos clients s’inquiètent pour leur emploi.»

Jusqu’en 2006, l’agence était affiliée au CAA-Québec et portait le nom de «Voyages Tour Monde-CAA». Lorsque le Club Automobile a choisi de se séparer de ses associés indépendants, en 2006, elle a rejoint le Groupe Atrium et, depuis, elle arbore la bannière Vasco.

La propriétaire, Danielle Giasson, était attachée à l’agence comme conseillère depuis plusieurs années, lorsqu’elle a racheté l’entreprise, en 2010.

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