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Vendredi,  5 juin 2026   22:18
La consultation pour contrer les faibles commissions?

Un article paru cette semaine dans Le Courrier du Sud, initialement intitulé, « Une consultation avec un agent de voyage, à quoi ça sert? » a quelque peu étonné certains conseillers en voyages.

Son auteure, Ariane Arpin-Delorme, qui est elle-même Fondatrice de l’agence Esprit d'Aventure, mais aussi conseillère en voyages sur mesure, consultante voyage, enseignante en tourisme, chroniqueuse voyage radio, conférencière et auteure, y évoquait notamment des frais de 150$ + taxes de l’heure, chargés lors d’une séance de consultation.

Seulement entre le moment où son article a été écrit pour l’application TC Nouvelles et la publication, la rédaction en chef du Courrier du Sud y a apporté des modifications qui laissaient entendre que la majorité des agences se rémunéraient notamment avec ce genre de frais, de service cette fois-ci, appliqués aux dossiers.

Depuis, l’article en question a été modifié et est désormais intitulé : « Les services de consultation voyage, c'est quoi et pour qui? », s’attachant à démontrer les bienfaits de ce service pour différents types de voyageurs plus indépendants.

La mention « À noter, nous ne parlons pas ici de commissions ou de frais de service pour la réservation de produits et services traditionnels via les services d'un conseiller en voyages. Ce tarif de 150 $ plus taxes de l'heure n'est que dans le cas de service de consultation voyage où le voyageur fera lui-même ses réservations s'il y a lieu. », a également été ajoutée pour clore le débat.

Générer de nouveaux revenus en s’adaptant au voyageur moderne et à l'industrie

En fait, une autre discussion pourrait s’ouvrir. Comment contrer d'un côté la faiblesse des commissions et de l'autre capter une clientèle qui s'en va sur le Web, deux sujets qui reviennent souvent quand on évoque l’évolution du métier des agents de voyages, en générant de nouvelles sources de revenu?

« En faisant de la consultation en voyages! », nous a répondu Ariane Arpin-Delorme en entrevue. « Aujourd’hui, personne ne peut le nier, de plus en plus de personnes font leurs réservations directement sur le Web. Mais cela ne veut pas dire pour autant qu’ils n’aient pas besoin de conseils auprès d’une personne physique. Chez Esprit d’aventure, nous avons donc mis en place un service de consultation en voyages avec une tarification à l’heure. Et cela marche très bien », a-t-elle poursuivi.

P1040459.jpg Ariane Arpin-Delorme

La partie conseil n’inclut pas la réservation puisque, de toute façon, le client a, dès le départ, décidé de réserver lui-même son voyage.

« Nous recevons par exemple des couples qui veulent se rendre en Europe, qui ont pris leurs billets, réservé leur voiture de location et leurs hôtels, mais qui veulent avoir des informations pertinentes sur la destination en allant à la rencontre d’experts. Nos conseillers en voyages ont soit vécu ou travaillé dans les destinations proposées ou voyagé selon la même formule recherchée par le voyageur profitant du service de consultation (sac à dos, en solo en tant que femme, long terme en famille, etc..). Nous sommes là pour leur donner une suggestion d’itinéraire et des contacts significatifs à destination. Cela met en valeur notre rôle d’expert et le bouche-à-oreille fonctionne à plein régime », nous a expliqué la fondatrice d’Esprit d’Aventure.

Ce que l’entrepreneure multifonction prône donc, c’est justement de ne plus se plaindre des méfaits de l’ère bien établie du numérique mais d’agir pour contrer la tendance.

« Il faut essayer d’autres choses qui vont créer une réelle valeur ajoutée pour le client. Et vous verrez, ils pousseront votre porte », a-t-elle conclu.

Pour lire l’article évoqué (dans sa version modifiée), vous pouvez cliquer ici.

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