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Bellatours : le métier de voyagiste élevé au rang d’artisanat
Comment appelle-t-on un grossiste qui ne veut pas commercialiser plus d’une quinzaine de groupes par année et qui conçoit chaque circuit «sur mesure», avec l’agence de voyages qui le mandate? Un artisan?
Fernando Spatolisano, ancien président-fondateur de Solbec, est devenu un artisan qui aujourd’hui au sein d’un atelier… pardon, d’un micro-voyagiste du nom de Bellatours, qui ne programme qu’une seule destination, celle que son fondateur connaît le mieux : l’Italie.
«La clientèle a évolué : le circuit traditionnel dont les moments forts sont les séjours à Venise, Florence et Rome se vend encore, mais les gens qui ont beaucoup voyagé veulent qu’on leur offre des expériences «exclusives» qu’un grand voyagiste qui travaille au volume, n’est pas en mesure de proposer», explique Fernando Spatolisano. «Dans cette perspective, je monte des circuits «hors des sentiers battus», différents de ce qu’on trouve habituellement sur le marché, et j’offre des expérience auxquelles d’autres producteurs n’ont pas accès.»

Bellatours vend exclusivement aux agences et pas à toutes. «Nous voulons travailler avec un petit nombre de détaillants intéressés à proposer autre chose que des produits préformatés à leur clientèle. Nous travaillons notamment avec Voyages Arc-en-Ciel, de Trois-Rivières et Shawinigan et avec Voyages Louise Drouin, de Drummonville, pour qui nous programmons deux groupes, en 2018. Nous avons actuellement sept groupes en préparation pour l’an prochain et nous n’en voulons pas davantage qu’une quinzaine. Au-delà, nous ne serions plus en mesure de proposer des expériences exclusives.»
Les facteurs privilégiés sont donc l’exclusivité, l’originalité des «expériences» que vivront les voyageurs et… le prix.
«Nous ne publions pas de brochure, nous n’avons pas de représentant sur la route et pas de site Web élaboré, bref nous épargnons tous ces coûts associés au marketing, ce qui nous permet, à prestations égales, de proposer des prix de 10% à 12% inférieurs à ceux des autres grossistes. Nous vendons au net et nous parvenons à maintenir des prix inférieurs à 4 000 $ pour des circuits de 21 jours avec hébergement en hôtels quatre ou cinq étoiles.»
Fernando Spatolisano est intarissable, lorsqu’on lui demande de donner des exemples «d’expériences différentes». Il mentionne notamment les cours de cuisine calabraise dans un village médiéval où les voyageurs apprennent notamment à préparer du savon à l’ancienne ou encore les séjours (de deux jours) dans le domaine viticole de son oncle qui produit, en Calabre un vin blanc doux à partir du même cépage qui les Grecs qui ont colonisé la région (cette partie du Sud de l’Italie et de la Sicile qu’on appelait «la Grande Grèce») voici 2 500 ans : le Greco di Bianco.

Et il jette en vrac des noms de village, de sites ou de régions : Mammola et Gerace, en Calabre, la ville de Matera, (qui a servi de décor à plusieurs films, notamment La passion du christ de Mel Gibson et L’évangile selon St-Matthieu, de Passolini) où les voyageurs dorment dans un «cinq étoiles» troglodyte, Alberobello, la petite ville des Pouilles réputées par ses fameux «trulli», les grandes villas historiques de la Brenta, près de Venise, et bien d’autres…
«Je travaille avec 850 hôtels dans la péninsule, dont beaucoup d’établissements de charme et j’en ai 75 juste en Campanie, tous de catégorie quatre ou cinq étoiles», dit-il. Je connais le pays sur le bout des doigts et j’ai d’ailleurs mon permis de guide émis par ce pays, ce qui me permet d’y guider les groupes que j’accompagne sans recourir à un spécialiste local», dit-il.
Italien d’origine, Fernando Spolitano a fait ses débuts dans l’industrie, en 1984, chez le grossiste réceptif Réceptours, où il a d’abord travaillé comme guide accompagnateur.
Dix ans plus tard, il fondait le grossiste Solbec Tours, qui était un voyagiste réceptif. Peu après, son ancien patron, Harry Goetchi, se joignait à lui à titre d’associé. «Comme Harry avait beaucoup de contacts, il m’a aidé à développer Solbec. Deux ans plus tard, nous avons commencé à vendre l’Italie et les affaires ont pris beaucoup d’ampleur.» L’entreprise employait 22 personnes, lorsque ses deux propriétaires l’ont revendue à Tours Chanteclerc, en 2007. Son fondateur a continué à travailler pour Chanteclerc pendant sept ans.
«C’est une excellente compagnie, mais il conçoivent et vendent surtout des produits traditionnels et je voulais faire autre chose», dit-il.
Bellatours travaille sous le permis de Voyages Évasion Monde, à Québec. «Techniquement, nous sommes la division grossiste d’Évasion Monde. Nous avons un arrangement avec la propriétaire, Brigitte Tiano.
Fernando Spatolisano est assisté par sa femme, Antonietta Chimicosta et sa fille, Pina Spatolisano, qui ont, elles aussi, travaillé chez Solbec, puis chez Chanteclerc.
Pour de plus amples informatiosn: http://www.bellatours.ca.