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Transat: les résultats du 1er trimestre teintés par la menace de grève des agents de bord


Transat: les résultats du 1er trimestre teintés par la menace de grève des agents de bord
Annick Guérard, la présidente et cheffe de la direction de Transat.

Selon Annick Guérard, la présidente et cheffe de la direction de Transat, les résultats du premier trimestre de la Société (clos le 31 janvier) reflètent la demande qui se maintient pour le voyage loisir.

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Capacité, revenus et dépôts pour voyages à venir en hausse

Ainsi, les revenus ont augmenté (de 17,7%) grâce à la forte hausse du trafic. De plus, la capacité totale de la Société a augmenté de 25 % par rapport à l'exercice précédent.

Transat se félicite aussi de ce que les dépôts reçus des clients pour des voyages à venir soient « sans précédent », à 1 026,9 M$ (+14 % par rapport au 31 janvier 2023).


Mais…

Néanmoins, les revenus aériens unitaires (ou « yield ») ont affiché une baisse de 3,1 % et le trimestre s’est conclu par perte nette de 61 M$ (comparativement 56,6 M$ au premier trimestre 2023).

« La spéculation persistante à l'égard d'une potentielle grève des agents de bord à partir de novembre dernier a clairement nui aux réservations et aux revenus aériens unitaires pour la saison hivernale », observe Annick Guérard.

Du même souffle, la présidente et cheffe de la direction se dit heureuse que la conclusion d'une nouvelle convention collective à la fin février « ait dissipé cette incertitude ».


Enjeux opérationnels

Par ailleurs, Mme Guérard souligne que la rentabilité a aussi été affectée par les enjeux opérationnels liés aux moteurs GTF2 de Pratt & Whitney. « Les coûts engendrés, dont ceux concernant la location temporaire d'avions de remplacement, ont exercé une pression sur la rentabilité », explique-t-elle.

Jean-François Pruneau, chef de la direction financière de Transat, confirme l’impact des enjeux opérationnels liés aux moteurs GTF de Pratt & Whitney ainsi que des autres défis liés à la chaîne d'approvisionnement au cours des derniers mois.

« [Ils] ont entraîné une hausse des coûts et la nécessité de procéder à des modifications de capacité. Ces ajustements devraient limiter l'augmentation de la capacité à 13 % pour l'exercice 2024, ce qui représente néanmoins une progression marquée par rapport à 2023 », explique-t-il.

Notons que la prévision d'augmentation de la capacité disponible de Transat pour l'exercice 2024 était de 19 % avant la révision due à l'environnement opérationnel actuel.


Perspectives

Par conséquent, Transat prévoit maintenant une marge du BAIIA ajusté pour l'exercice 2024 se situant dans le bas de la fourchette annoncée en décembre dernier, mentionne M. Pruneau. (Rappelons que le BAIIA ajusté est un indicateur couramment utilisé pour évaluer la rentabilité opérationnelle d'une entreprise.)

Annick Guérard ajoute que, même si la demande demeure soutenue, les revenus aériens unitaires plus faibles indiquent « une sensibilité accrue de la part des consommateurs dans le contexte macroéconomique actuel, ainsi qu'une concurrence féroce sur les prix, particulièrement dans le marché de Toronto ».

Transat ne prévoit donc pas une courbe ascendante des revenus aériens unitaires aussi importante qu'à la saison estivale 2023, et ce, « bien que les tendances actuelles pour la saison estivale montrent des réservations et des prix qui sont essentiellement comparables à ceux de la période correspondante de l'exercice précédent ».

La Société indique qu’elle demeurera proactive dans la gestion de ses coûts, tout en cherchant activement à atténuer l'augmentation structurelle des coûts qui frappent l'industrie.

« Finalement, le plan de refinancement demeure la priorité de l'organisation et les discussions avec les parties prenantes se poursuivent, » conclut Jean-François Pruneau.




Faits saillants du premier trimestre :

  • Revenus de 785,5 M$, en hausse de 17,7 % par rapport à 667,5 M$ pour la période correspondante de l'exercice précédent
  • BAIIA ajusté négatif de 8,6 M$, comparativement à un BAIIA ajusté de 3,3 M$ pour la période correspondante de l'exercice précédent
  • Perte nette de 61 M$ (1,58 $ par action) comparativement à une perte nette de 56,6 M$ (1,49 $ par action) pour la période correspondante de l'exercice précédent
  • Flux de trésorerie disponibles positifs de 39,1 M$ contre 144,2 M$ pour la période correspondante de l'exercice précédent
  • Produit de la vente d'un placement au Mexique utilisé pour rembourser des facilités de crédit garanties de 20,7 M$
  • Dépôts reçus des clients pour des voyages à venir sans précédent de 1 026,9 M$, en hausse de 14 % par rapport au 31 janvier 2023





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