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Mardi,  12 mai 2026   8:25
Mega FAM de VAC en Jamaïque : 6 hôtels pour le groupe B

Dans le cadre du Mega FAM en Jamaïque organisé par Vacances Air Canada du 28 au 30 novembre, notre journaliste a visité six propriétés de luxe, en compagnie d’une quarantaine d’agents de voyages affectés au groupe « B ». Rappelons que les 136 conseillers et propriétaires participants étaient répartis en trois groupes. Le « B » était escorté par Veronoca Di Ruocco, du département des ventes de Montréal, et par Judy Munden, directrice régionale des ventes pour les Maritimes.

Le Royalton Negril

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On se souviendra qu’en 2013, la chaîne Blue Diamond Resorts rachetait plusieurs propriétés phares du groupe SuperClubs, parmi lesquels le Grand Lido de Negril, jadis considéré comme un des tout-inclus les plus luxueux de la Caraïbe.

Sur le site situé sur un côté de la petite péninsule qui marque la frontière entre la fameuse Seven Miles Beach de Negril et la Bloody Bay Beach (l’autre côté est occupé par Hedonism II), la chaîne a rénové ou reconstruit les installations d’un complexe qui déploie maintenant un continuum de trois propriétés, pour un total de 573 unités. La plus grande, avec 407 chambres et suites, arbore la bannière Royalton. C’est une propriété pour familles, à l’exception de deux édifices abritant une section « Diamond Club », qui disposent de leurs propres piscines, bar, réception et tronçon de plage. On y trouve donc des glissades d’eau, un club pour enfants et un autre pour adolescents. À l’ouest du complexe, une enfilade de bâtiments abrite les installations du Hideaway at Royalton, véritable « hôtel dans l’hôtel » qui n’accueille que les adultes dans ses 140 suites. Ses plages, accessibles aux seuls pensionnaires de la section, sont plus petites, mais il y en a plusieurs et elles ménagent plus d’intimité. Là aussi, on trouve une section «Diamond Club». Enfin, à l’extrémité ouest, la section Grand Lido est un hôtel boutique au sein duquel les occupants des 26 suites peuvent évoluer «au naturel » (lire «tout nus»), à l’abris des regards. Là, les cellulaires et appareils photos sont scrupuleusement bannis et l’accès à la piscine et au Reggae bar est interdit aux hôtes des autres sections du complexe. Un bar-restaurant en terrasse aménagé sur le cap – l’Ocean Point Bistro – n’est accessible qu’aux pensionnaires du Grand Lido et à ceux du Hideaway qui y bénéficient d’un point de vue extraordinaire sur le coucher de soleil. Le complexe est doté de neuf autres restaurants (dont deux accessibles aux seuls adultes). Plusieurs participants au Mega FAM s’étonnaient que Vacances Air Canada commercialise des propriétés étroitement associées à Sunwing. Ils remarqueront qu’aucune mention du grand grossiste à la livrée orange n’est faite sur le sites Web des Blue Diamond Resorts et ses propriétés (Royalton, Memories, Starfish…) sont vendues par d’autres tours opérateurs.

Le Sandals Negril

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Avec ses sept milles (12 kilomètres) de long, la plage de Negril bénéficie d’une renommée flatteuse en Amérique du Nord. Le Sandals Negril en colonise une portion appréciable: 1700 pieds, soit un peu plus d’un demi-kilomètre et comme elle est prolongée par celles d’autres établissements, elle permet aux marcheurs de s’en donner à pieds-joie. Ses 226 chambres et suites réparties entre cinq « villages » sont déclinées en 16 catégories, depuis la « modeste » chambre « Caribbean de luxe » jusqu’aux spectaculaires, fastueuses et dangereuses « Millionnaire suites » (dangereuses en ce sens qu’elles créent nécessairement l’addiction). Sept de ces catégories sont desservies par des majordomes privés formés par la « Guild of Professional English Butlers (Mr Carson de Downton Abbey apprécierait leur style). Quatre autres catégories donnent accès aux avantages des Club Sandals : concierge accessible 24 heures, enregistrement dans un salon privé, activités spéciales (dégustation de vins, sortie de plongée, soirée martini…). Les inclusions sont nombreuses : ainsi, les sorties de plongée sont gratuites pour les détenteurs d’une certification PADI. Une soirée thématique (Reggae, carnaval sur la plage, nuit caribéenne…) est programmée tous les jours de la semaine. On trouve quatre grandes piscines sur le site, dont une réservée aux leçons de plongée, et sept restaurants, dont cinq « à la carte », ce qui constitue quand même une offre appréciable pour une « petite » (en termes de capacité) propriété. Enfin pas si petite que ça, mais les lieux sont aménagés de telle sorte qu’on se retrouve partout immergé dans l’ambiance intime que ménagent habituellement les petits hôtels de grand luxe. Et le directeur du complexe, David Latchimy parle un français parfait (mais il n’a aucun mérite : il est parisien).

Le Beaches Negril

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Lorsque Cookie Monster et Abby Cadabby, ces deux personnages emblématiques de la série télévisée Sesame Street, vous accueillent en gigotant comme des agités du bocal, vous comprenez que vous ne venez pas d’arriver dans une propriété « pour adultes seulement ». Rares sont en effet, les complexes tout-inclus offrant tant d’attractions et de distractions aux enfants. Ainsi, les glissades d’eau du « Pirates Island Waterpark » figurent parmi les plus spectaculaires de celles qu’il nous a été donné de voir dans un complexe hôtelier. À deux pas, une concession YoYo’s permet aux petits et aux moins petits de se gaver de yogourt glacé de 11h à 21h. Au « Kids Camp », qui accueille les « 4 à 13 ans » de 9h00 à 21h00, des animatrices supervisaient une vingtaine de marmots affairés à découper des collages plus ou moins abstraits, tandis qu’à la « Sesame Nursery » voisine, deux monitrices veillaient sur les vagissements de trois bambins. Par contre, les adolescents boudaient le «Teen Center» et la quinzaine de postes de jeux vidéo du «XBOX Play Lounge» dont les accès sont pourtant interdits aux adultes (sauf aux agents de voyages en visite). À deux kilomètres du Sandals, sur la même « Seven miles beach », le Beaches Negril n’est pas qu’un grand camp de vacances pour enfants : les parents et les couples sans progéniture y trouvent également leur compte, car l’offre gastronomique est conséquente (neuf restaurants), tout comme la gamme de sports nautiques (kayak, paddle, voile, apnée, cours et sorties de plongée…), sans oublier les activités nocturnes ou diurnes destinées aux fêtards. L’endroit se fait également une spécialité de l’organisation de mariages. Les 210 chambres et suites sont réparties entre 13 catégories, dont deux regroupent des suites desservies par un majordome et six vendues avec services de concierge. Impression générale : ce « Beaches » est plus luxueux que l’idée que je me faisais de la marque.

Le Grand Palladium Resort & Spa à Lucea

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Des six propriétés visitées au cours de ces deux jours de Mega Fam, c’est celle qui a le plus impressionné les agents de voyages du groupe B auquel je m’étais joint. « Il n’y a qu’un bémol, nous confiait une conseillère très expérimentée à l’œuvre dans une grande agence, c’est la plage, car la majorité de nos clients aiment faire une grande marche sur la grève le matin » Effectivement, cette propriété située entre Montego Bay (à 30 minutes de route) et Runaway Bay, n’est pas festonnée par un ruban de sable de plusieurs kilomètres, mais outre les quatre plages principales, (dont une, périodiquement renforcée par du sable importé des Bahamas, se déploie quand même sur quelques centaines de mètres et une autre, Poseidon Beach, ménage une vue privilégiée sur les couchers de soleil), on y trouve plusieurs petites plages encastrées dans des criques ceintes de verdure et de rochers coralliens. « Cela nous permet de procurer différentes atmosphères, convenant autant à nos clients qui apprécient les grandes plages animées qu’à ceux qui préfèrent les petites où ils trouveront le calme qui permet de se ressourcer », observait Gerardo De Groot, directeur adjoint de l’établissement. Par ailleurs, la piscine, aménagée en arc de cercle autour d’une avancée de colonnades du bâtiment principal, est spectaculaire. « C’est la plus grande piscine de la Jamaïque », indiquait Gerardo De Groot. Sinon, les points fort de l’établissement sont l’élégance de l’architecture d’inspiration palladienne (beaucoup de colonnades et des rappels de la Rome antique, avec des escaliers monumentaux, des statues, des fresques), la cuisine (trois buffets et sept restaurants à la carte accessibles sans réservation), l’éventail de sports (on ne paie que pour les sports motorisés et les leçons de plongée ou de voile) et l’encadrement pour les mariages. « Nous en célébrons 500 par année et notre équipe spécialisée accueille les futurs mariés dès l’arrivée », remarque Gerardo De Groot.

La propriété de 1054 chambres (desservie par un personnel de plus de 1600 employés, soit un ratio de 1,6 par chambre) est composée de deux sections : Lady Hamilton (composée de 13 villas de trois étages) et Jamaica (composée de 15 villas similaires), réparties de chaque côté du bâtiment central. On y trouve également un casino (de machines à sous, seulement), un encadrement pour enfants (un Baby Club pour les 1 à 3 ans, ouvert de 9h à 17h et un Mini Club pour les quatre à 12 ans, ouvert de 9h à 23h), un «Teen Club» pour les 13/19 ans) et un spa – le Zentropia – décrit comme un des plus modernes et spectaculaires de l’île.

Le Sandals Royal Caribbean Resort & Private Island à Montego Bay

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À quelques minutes à l’Est de Montego Bay (et à 10 minutes de l’aéroport), le Sandals Royal Caribbean est une des premières propriétés inaugurées par la célèbre chaîne de luxe jamaïcaine qui a périodiquement investi des millions pour la rafraîchir et la maintenir au niveau des attentes de la clientèle actuelle, tant sur le plan esthétique que sur celui des services. Les hôtes ont accès à une vingtaine de restaurants, soit huit sur place, et 12 au Sandals Montego Bay et au Sandals Inn avec transfert assuré gratuitement. Les 227 chambres sont réparties en 24 catégories (l’éventail d’options le plus important des propriétés visitées), disséminées entre cinq ensembles de bâtiments (baptisés « villages ») et une île privée. Des écrins de verdures omniprésents et les nombreuses piscines et bains tourbillons parfois maquillés en « lagons » (comme dans le Crystal Lagoon Village) confèrent un charme intemporel à un environnement qui, autrement, aurait vieilli. La plage est superbe, mais la partie la plus spectaculaire de la propriété est cet ensemble de bungalows juchés sur pilotis, au large. Il est relié par des passerelles à une île privée (accessible par une navette qui fait le trajet en deux minutes). Dans ces unités, une partie plaque de verre encastrée dans le plancher permet de contempler le fonds marin. Sur l’île, qui est ceinte d’une belle plage, on trouve deux restaurants, un spa et une grande piscine.

Le Hyatt Zilara/Ziva

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J’étais curieux de découvrir une propriété arborant les deux marques « tout-inclus » de la chaîne américaine Hyatt. Malheureusement, je suis resté sur ma faim, ou c’est tout comme. Le soleil venait de se coucher, lorsqu’à la fin d’une journée très chargée, nous sommes arrivés à Rose Hall, cette « banlieue » Est de Montego Bay, qui doit son nom à un fastueux manoir édifié au XVIIIe siècle. Il restait juste une demi-heure avant que ne débute le cocktail convoqué sur la plage, où nous avons retrouvé les participants des deux autres groupes du Meg Fam. Nous avons donc eu droit à une visite au pas de charge de quelques aires communes (mais pas des restaurants et bars) et de deux unités d’habitation. Juste le temps de constater que cet hôtel classé « cinq étoiles » comme les autres propriétés visitées ce jour-là semblait effectivement mériter son classement. Sinon, que dire? Que le complexe est composé de deux propriétés aménagées au bord de la même plage. Les 234 chambres et suites du Hyatt Zilara n’accueillent que les adultes et les 387 unités du Hyatt Ziva reçoivent autant les couples que les familles.

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