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Lundi,  18 mai 2026   2:42
Réserver un voyage par l'IA? Oui, mais avec des garde-fous, révèle une étude
[PhonlamaiPhoto’s Images]

À mesure que l’intelligence artificielle générative transforme la façon dont les voyageurs recherchent des destinations et organisent leurs séjours, une nouvelle étape se dessine : permettre à l’IA non seulement d’assister, mais d’agir.

Une étude récente indique que de nombreux voyageurs sont désormais prêts à laisser l’IA prendre en charge l’ensemble du processus de réservation.

Menée en ligne par Dune7 en partenariat avec Flesh & Bone, l’enquête a été réalisée auprès de 1000 adultes américains ayant pris l’avion au cours de la dernière année.


Fort intérêt pour des assistants de voyage alimentés par l’IA

Les résultats montrent un fort intérêt pour des assistants de voyage alimentés par l’IA, capables d’aller au-delà des simples recommandations.

Ainsi, 71 % des répondants se disent intéressés par un outil capable de rechercher, comparer, sélectionner et réserver des voyages en fonction de leurs préférences personnelles.

Jusqu’à présent, l’industrie s’est surtout concentrée sur l’utilisation de l’IA générative pour inspirer les voyageurs et les aider à construire des itinéraires.


Ouverts… mais conditionnellement !

Les résultats révèlent une ouverture réelle, mais nuancée.

L’intérêt pour ce que l’on appelle l’« IA agentique » – des systèmes capables d’agir de manière autonome (comme un agent) – est particulièrement élevé pour les tâches pratiques et chronophages.

Environ 66 % des répondants utiliseraient l’IA pour réserver des hôtels, 65 % pour des vols et 61 % pour des forfaits de voyage.

Cet attrait repose principalement sur la commodité : les utilisateurs s’attendent à ce que l’IA permette de trouver de meilleures offres, de réduire le temps de planification et de réagir rapidement aux imprévus, comme les retards ou les annulations.


La question de la confiance

Malgré cet enthousiasme, la confiance demeure un obstacle important.

Les voyageurs évoquent plusieurs préoccupations, notamment la difficulté de corriger les erreurs de l’IA, l’incertitude quant aux responsabilités en cas de problème, l’accès limité à un soutien humain et les risques liés à la protection des données personnelles.

L’adoption n’est pas uniforme selon les profils. L’étude souligne un intérêt plus marqué chez les millénariaux, les voyageurs d’affaires, les grands voyageurs internationaux et les personnes déjà familières avec les outils d’IA.

Cela suggère que les voyageurs ayant des besoins plus complexes ou fréquents pourraient être les premiers à adopter des solutions de réservation entièrement automatisées.

« Le marché ne dit pas : "ne laissez pas l’IA réserver pour moi". Il dit : "laissez l’IA faire le travail – mais selon des règles que je définis, avec un droit d’approbation, de la transparence et un recours humain au besoin" », explique Tom Buckley, cofondateur de Dune7.

« Les marques qui réussiront seront celles qui sauront combiner automatisation, transparence, contrôle et confiance », ajoute-t-il.


Des signaux contrastés

Les recherches sur le sujet présentent toutefois des résultats contrastés.

L’an dernier, Contiki indiquait que les voyageurs de la génération Z adoptaient l’IA pour la recherche, mais privilégiaient l’intervention humaine pour la réservation.

Selon son étude Voice of a Generation 2025, ces voyageurs utilisent l’IA pour s’inspirer – notamment pour trouver des activités locales (57 %) ou des rabais (63 %).

En revanche, ils sont beaucoup moins enclins à lui confier l’ensemble du processus : seulement 8 % accepteraient de laisser l’IA réserver entièrement leur voyage, et 82 % affirment ne pas avoir utilisé l’IA dans leur planification.

Par ailleurs, OpenAI réduirait ses ambitions d’intégrer directement la réservation dans ChatGPT, privilégiant plutôt des paiements via des applications tierces connectées.



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