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PAX à destination: à la découverte de l'Islande
L’Islande est sans aucun doute l’une des destinations les plus en vogue cette année au Canada, et plus particulièrement au Québec, avec l’arrivée de nouveaux vols directs au départ de Montréal vers Reykjavik. Suite à l’invitation d’Icelandair, nous avons eu la chance de fouler un peu cette terre qui fascine. Voici notre récit.
Le vol d’à peine cinq heures passe en un éclair.
Certes, le mousseux qui nous a été servi au décollage et mon siège plus-que-confortable en Premium Economy y sont certainement pour quelque chose. Mais lorsque je regarde les autres passagers derrière moi, je ne vois que des sourires. Des gens tout aussi excités que moi par les effets spéciaux d’aurores boréales à bord et par l’idée d’enfin mettre les pieds sur cette mystérieuse île où Mère Nature semble toujours avoir le dernier mot.
Lumière au 66e parallèle nord
Très vite, nous nous posons sur l’extrême sud-ouest de l’Islande. Notre chauffeur de Reykjavik Excursions, Bjarni, nous accueille et nous emmène rapidement vers la capitale, où nous passerons la journée. Il est à peine six heures du matin et déjà, le soleil est aveuglant. Il faut savoir que dès le mois de mai, la nuit n’est plus vraiment noire en Islande, et finira même par être complètement claire aux alentours du solstice d’été.
Nous sommes au 66e parallèle nord, et ici, la lumière naturelle fait dans les extrêmes. Je profite de ces quelques heures à Reykjavik pour retourner à des endroits chouchous que j’avais découvert lors de ma première visite (Laundromat Café, le clocher de Hallgrimskirkja avec ses splendides panoramas sur la ville et son fiord), mais aussi pour découvrir de nouvelles bonnes adresses (Matur and Drykkur, Kopar, Harpa), la capitale islandaise étant en pleine expansion.
Tôt en matinée le lendemain, nous quittons Reykjavik, débutant notre périple de 90 kilomètres vers la péninsule du Snaefellsness. Première escale à la spectaculaire montagne Kirkjufell, l’une des plus photographiées au pays. Bjarni enfilant son chapeau de géologue nous explique comment les glaciers ont façonné la silhouette du pays pendant la dernière ère glaciaire, et qu’il est facile de savoir ce que l’on regarde en analysant la forme du fjord et la définition des strates. Le Kirkjufell est un exemple parfait d’érosion glaciale et serait âgé d’environ 1 million d’années.

Exploration maritime
Notre groupe fait un arrêt chez Bjargarsteinn Mathús à Grundarfjordur pour dîner, avec Kirkjufell en trame de fond. Notre serveur nous entraine sur la terrasse, où il nous sert un amuse-gueule local en expliquant que le chef fait sécher son propre poisson dans le cagibi au fond de la cour et qu’il prépare lui-même le hákarl, un plat de terroir absolument infect composé de requin fermenté sous terre puis séché durant plusieurs mois. Devoir journalistique impose, j’en approche un morceau de ma bouche grimaçante. Suivant la tradition, j’enfile cette horrible bouchée d’une généreuse gorgée de Brennivin, une eau de vie islandaise qui, dieu merci, brûle la gorge et au passage efface toute trace de cet abject requin. Difficile de croire que beaucoup d’Islandais en mangent en cachette, la tête dans le frigo comme s’ils s’empiffraient de gâteau au chocolat, tellement ils en raffolent.
Mais si l’Islande est surtout connue pour ses volcans et ses champs de lave, c’est aussi par l’eau que l’on se doit de l’explorer. L’expédition maritime « Viking Sushi » de Seatours nous emmène depuis Stykkishólmur vers son fiord ponctué d’iles de basalte. Celles-ci sont recouvertes de milliers d’oiseaux migrateurs, venus ici pour se reproduire. L’habile capitaine nous emmène assez près pour que l’on puisse épier les volatiles s’agripper aux falaises, l’œil ouvert, à la recherche de nourriture. Soudain, ils entament une chorale absolument cacophonique à la vue du filet que le bateau vient de retirer des eaux frigides, rempli à craquer d’étoiles de mer, d’oursins violets, de Bernard l'ermite.
Tout aussi excitée mais plus chanceuse qu’eux, je m’empare d’un pétoncle fraîchement écaillé, que je m’enfile sans tarder. Un délice salé et goûteux, on-ne-peut-plus frais. Un bonheur, tant pour les yeux que pour les papilles; j’en oublie presque le requin. La seconde journée s’annonce tout aussi remplie que la première. Premier arrêt : une expédition avec Into The Glacier, qui, à bord de mastodontes servant autrefois à transporter les missiles de l’OTAN, nous emmènera presque au sommet du deuxième plus grand glacier d’Europe, le Longjokull - en français, le long glacier. C’est là que nous entrons à l’intérieur du monstre de glace, explorant ses galeries intérieures situées 40 mètres sous la surface. Une expérience inoubliable, il va sans dire!
Une fois redescendus au niveau de la mer, Bjarni nous guide vers la chute Hraunfossar qui, à défaut d’être vertigineuse et puissante comme ses consœurs du sud, se distingue plutôt par le fait que son eau circule pendant près d’un kilomètre sous un champ de lave avant d’atteindre les modestes mais étonnantes cascades.
Et à seulement quelques kilomètres de là se trouve la plus vigoureuse source thermale d’Europe, Deildartunguhver, d’où jaillissent une quinzaine de mini geysers bouillants à raison de 180 litres par seconde, dans un nuage de vapeur aromatisé au soufre. Pas étonnant que beaucoup disent de la péninsule Snaefellsness qu’elle est une Islande miniature.
Spa volcanique
Notre périple se termine avec l’ultime carte postale islandaise : le lagon bleu. Fait de main d’homme et rempli d’une eau laiteuse provenant des sources situées sous les champs de lave environnants, ce gigantesque bassin possède une variété inégalée de minéraux bénéfiques à la santé; certains islandais s’y rendent même sur ordre de leur médecin. Bonne joueuse, je m’enduis le visage du masque granuleux offert gratuitement au « bar à facial » au milieu du lagon, comme tous les autres touristes.
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Le chic restaurant Lava surplombe le lagon et sert une cuisine islandaise exceptionnelle; malgré une élégance tant dans le lieu que dans les plats et contre toute attente, on y trouve une grande quantité de gens en peignoirs, qui viennent y casser la croûte avant de poursuivre leur journée de bien-être.

Jusqu’à la toute fin, Bjarni demeure infatigable – il m’explique que c’est son côté viking. Il a parcouru ces routes des dizaines de fois et pourtant, il est toujours animé de la même passion. C’est typiquement islandais, parait-il: les Islandais sont fiers d’être ambassadeurs de leur pays et de sa stupéfiante beauté, et ne rateront aucune occasion d’en faire l’éloge. Difficile de les blâmer. Il s’agit d’un pays réellement extraordinaire… et maintenant plus accessible que jamais, grâce à Icelandair.
Pour plus d’information sur les vols Icelandair depuis Montréal, visitez fr.icelandair.ca.