Politique en matière de cookies

Afin de vous offrir une service optimal, ce site utilise des cookies.
En utilisant notre site, vous acceptez notre utilisation des cookies. En savoir plus

PAX à destination : découverte d'Ocean Cay, l'île privée de MSC Cruises


PAX à destination : découverte d'Ocean Cay, l'île privée de MSC Cruises
Ocean Cay était un ancien site d'extraction du sable puis une décharge industrielle aux Bahamas. MSC Cruises l'a transformée en un éden touristique (c) MSC Cruises
Marie-Eve Blanchard

Journaliste spécialisée en tourisme, Marie-Eve Blanchard signe des reportages pour les professionnels et pour le grand public, dans des publications canadiennes et européennes. Elle a écrit et collaboré à plus d’une quinzaine de guides de voyages.

À l’instar de plusieurs croisiéristes, MSC Cruises s’est elle aussi dotée récemment d’une île privée afin d’en faire un éden touristique. La compagnie italo-suisse a toutefois poussé le concept en la transformant en une réserve naturelle de biodiversité gérée par une Fondation et une équipe d’experts environnementaux. Lors d’une croisière effectuée en juin dernier, Pax Nouvelles a pu expérimenter la navigation sur le MSC Seaside et vivre une journée sur cette île des Bahamas.

C’est depuis Port Canaveral que je suis embarquée à bord de l’immense navire de 5119 passagers en juin dernier. Pour toute escale, une journée et demie sur leur île privée bahamienne. De fait, Ocean Cay constitue le point d’orgue d’un court itinéraire de trois nuits au départ de Cap Canaveral (ou encore de Miami), mais l’île se trouve aussi comme escale au cœur de plusieurs autres itinéraires du croisiériste aux Bahamas ou encore dans les Caraïbes.

Après une soirée et une nuit en navigation, nous nous réveillons à destination. L’île fait partie de la chaîne d'îles Bimini qui se situe dans l'ouest des Bahamas.

Afin d’embrasser du regard l’ensemble de l’île pour me donner une idée de sa superficie, je me dirige aussitôt sur le pont 18. D’emblée, elle m’apparaît comme une toute petite île, j’arrive aisément depuis le pont supérieur à l’englober entièrement du regard. Fait intéressant, malgré sa petite taille, le bateau est accosté directement sur l’île. Pas besoin d’emprunter des chaloupes et cela facilite d’emblée les entrées et les sorties.  



La première plage à cinq minutes à peine de marche est la plage de Lighthouse Bay. C’est celle qui est rapidement pris d’assaut par les passagers avec ses eaux turquoise. Personnellement, elle m’apparait trop au pied du bateau, mais on y trouve un agréable bar où des musiciens performent et un phare. Il est possible de faire l’ascension guidée du phare. Personnellement, même si guidée, cette activité au coût de 35$ m’apparaît excessivement dispendieuse d’autant plus que la vue depuis le pont supérieur du bateau est parfaite.

C’est la plage la plus animée. En soirée, elle est d’ailleurs la seule qui demeure ouverte jusqu’à 23h pour profiter de la fête après un spectacle de lumière LED qui est diffusé à même le phare. 


Une île réhabilitée pour la biodiversité


LIRE PLUS – Ocean Cay MSC Marine Reserve désignée «Hope Spot» par Mission Blue


Je décide de pousser l’exploration à la recherche d’un endroit un peu plus tranquille. D’emblée, l’île est parfaite pour les baigneurs, les gens qui aiment se détendre et faire quelques activités (planche à pagaie, kayak, plongée en apnée, etc.). Les gens en quête de divertissement plus poussé, comme des manèges à sensations fortes, n’y trouveront quant à eux pas leur compte. Mais pour moi le calme ambiant qui y règne me semble parfait.

J’arrive devant un lagon clair peu profond où les familles s’en donne à cœur joie. Une fois le pont enjambant ce lagon franchi, j’arrive à la plage Bimini, une plage de sable fin bordée d’eau turquoise. C’est la plage la plus éloignée et assurément la plus tranquille, parfaitement idéale pour se détendre. Un véritable havre de paix !

 

plage Bimini, une plage de sable fin bordée d’eau turquoise. C’est la plage la plus éloignée et assurément la plus tranquilLa plage de Bimini est la plus éloignée et assurément la plus tranquille, parfaitement idéale pour se détendre ou la baignade.


D’emblée toutefois, la taille des cocotiers et des arbres plantées ça et là constitue pour le moment un bémol dont il faut tenir compte : il y a aucune zone d’ombres sur l’île et seule la plage principale est pourvue de quelques parasols. La location de parasol est donc de mise, voir un incontournable, et à prévoir dans le choix d’activités pour quiconque se fait le moindrement sensible au soleil.

Il faut comprendre que l'île est toute jeune. Il y a quelques années à peine, c'était une friche industrielle jonchée de déchets et de près de 7500 tonnes de ferrailles. MSC Cruises a transformé cet ancien site d’extraction d'aragonite sous supervision du gouvernement bahamien qui désirait en faire une réserve marine florissante.

Le résultat a de quoi surprendre lorsqu’on voit de ses yeux cette ancienne décharge, transformée après un investissement de près de 300 millions canadiens, en une destination paradisiaque avec lagon turquoise et cocotiers. 

75.000 plantes et 5000 arbres et palmiers ont été plantés, si bien que les oiseaux sont revenus. Ça et là, sur les différentes plages, plusieurs sites de nidification de tortues sont marqués. J'ai même pu voir des traces sur le sable d'une tortue venir faire sa ponte.



Offre de restauration sur l'île insuffisante

 

Chacune des huit plages de l'île possède son bar, mais l'offre de restauration globale m'est apparu toutefois insuffisante. Certes, il y a un camion de nourriture proposant des Lobster Rolls et autres sandwicheries qui m'apparaissaient délicieux, mais il n'est pas inclus dans la plupart des forfaits du croisiériste. 

Ainsi, une longue file d'attente se forme à l'heure du diner au buffet en cas de gros navire et il faut patienter sous le soleil plombant. C'est dommage, car l'offre de nourriture à même le navire est plutôt impressionnante et rapide. Heureusement, le bateau étant accosté à même l'île, il est possible de s'y rendre rapidement pour le repas plutôt qu'attendre au buffet de l'île. 

Il serait aussi intéressant que des spécialités bahamiennes y soient mis à l'honneur avec les hot-dogs, hamburgers et grillades. 


Sauvegarde des colonies de coraux


Supervisée par un centre de recherche, une pépinière de coraux a été implanté du côté est de l’île afin de faire croître notamment le « super corail ». On me rapporte également que 400 colonies de coraux ont été implantées autour de l’île. Ce centre de recherche, auxquels participent différentes universités et scientifiques, se consacre à trouver des solutions pratiques à long terme pour assurer la survie des récifs coralliens, à régénérer les habitats et à sensibiliser à la protection de la biodiversité.

Les experts ont d’ailleurs déjà noté une importante augmentation du coquillage emblématique de l’archipel, la conque royale, et du homard. J’ai pu moi-même observer de près des raies et plusieurs types de poissons dans les eaux cristallines, c’était magique. Un centre de recherche accessible aux touristes devraient éventuellement voir le jour, mais actuellement il faut se fier à ce que la compagnie et ses employés nous dit. Parions qu'avec tout ce qui se trame présentement en terme de tourisme durable et changements climatiques, cette initiative devrait voir le jour incessamment. 



Pour toute l’actualité du voyage : abonnez-vous à PAX. Suivez-nous sur FacebookLinkedIn et Twitter.


Indicateur