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Les Philippines : une étoile montante, encore sous le radar… mais plus pour longtemps?
Ces derniers temps, les Philippines figurent régulièrement en tête des palmarès des «destinations à découvrir». Pour autant, elles ne figuraient pas sur ma bucket list !
C’est pourquoi, quand Groupe Voyages Québec m’a proposé d’accompagner un groupe de conseillers en voyages à la découverte des Philippines, je n’ai pas hésité !
Le voyage a eu lieu du 10 au 24 novembre dernier. Disons-le d’emblée : il n’a pas été de tout repos ! Entre autres, le programme de 15 jours/11 nuits a été perturbé par, non pas un, mais deux typhons. Ofel et Pepito pour les intimes !
Nous n’avons pas subi ces tempêtes de plein fouet (juste quelques grosses pluies). Mais il faut savoir que les Philippines ne prennent aucun risque et mettent tout le trafic aérien sur pause en cas de typhon. Ainsi, les vols intérieurs prévus ont été remplacés par de longs trajets en autocar. Du coup, l’itinéraire a aussi dû être amputé de quelques éléments…
De ce fait, l’expérience que nous avons vécue aux Philippines s’est un peu éloignée de celle des véritables clients du circuit « Philippines, destination de rêve » de GVQ. Qui plus est, le voyagiste a apporté des ajustements à ce circuit après l’éducotour – pour tenir compte des rétroactions des participants.
![[Pax Global Media]](https://www.paxnews.com/storage/app/media/uploaded-files/capture-decran-le-2025-03-18-a-163714.png)
Tous en mode découverte !
Les onze conseillers étaient accompagnés par Martine Côté, chef de produit Groupes exclusifs chez GVQ, et par Sandra Mallette, déléguée commerciale principale du voyagiste.
Tous les participants étaient de grands voyageurs. Et tous en étaient à leur première visite aux Philippines. Ce qui démontre à quel point cette destination demeure hors des sentiers battus !
![À l'Hôtel de ville de Manille. [Pax Global Media]](https://www.paxnews.com/storage/app/media/uploaded-files/capture-decran-le-2025-03-18-a-163030.png)
Car que connaît-on des Philippines, au fond ? Pour ma part, je l’avoue, je n’en connaissais pas grand-chose !
En fouillant dans ma mémoire, je me suis vaguement souvenu de l’extravagante Imelda Marcos, épouse de dictateur et acheteuse compulsive de chaussures griffées – 3000 paires ! Me sont aussi venu en tête des images de pénitents philippins se faisant clouer sur une croix le Vendredi saint – ouch ! Les frasques de l’ex-président Duterte m’ont laissé un souvenir encore plus douloureux – il vient d’ailleurs d’être arrêté pour crimes contre l’humanité…
Dans un registre beaucoup – mais alors beaucoup – plus sympathique, il y a les membres d’équipage philippins des navires de croisières. Quiconque a déjà navigué a pu apprécier leur incroyable amabilité. Rien de forcé dans ces sourires : toute la gentillesse philippine semble couler de source !
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Voir les Philippines et… survivre !
Par ailleurs, un phénomène populaire alimente fortement l’engouement actuel pour les Philippines. Mais n’étant pas amateur de téléréalités, ça m’avait complètement échappé !
Depuis plusieurs années, les Philippines servent de décor à diverses émissions d’aventure, comme Koh-Lanta, Survivor et même Survivor Québec. Des milliers d’adeptes rêvent donc de voir de leurs yeux les paysages époustouflants de ce pays-archipel où, par ailleurs, Francis Ford Coppola a tourné une grande partie d’Apocalypse Now !
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Cela dit, il faut admettre que les Philippines ne sont pas à côté. Elles sont plutôt à l’autre bout du monde : environ 13 000 km, soit plus de 20 heures de vol. Et naturellement, ce voyage est assorti d’un généreux décalage horaire : 13 ou 14 heures, selon la saison…
Notre groupe a volé vers les Philippines sur les ailes de Turkish Airlines. Notre trajet comportait un transit d’une douzaine heures à Istanbul. Nous en avons profité pour faire un tour de cette ville admirable – incluant une croisière sur le Bosphore ! Tout le monde a bien apprécié cette escapade turque...
Néanmoins, d’autres options plus commodes s’offrent désormais pour accéder aux Philippines : Air France et Air Canada ont toutes deux annoncé l’ajout des Philippines à leur réseau. Comme quoi la destination ne gagne pas qu’en notoriété, mais aussi en accessibilité !
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Le charme discret de Manille
Nous voici enfin à Manille ! On dit qu’on n’a qu’une chance de réussir sa première impression. Malheureusement, la capitale ne relève pas vraiment ce défi…
Au premier regard, la vaste ville de 16 millions d’habitants paraît surtout bruyante, désordonnée et (très) congestionnée. Des zones modernes hérissées de tours voisinent de larges secteurs manifestement plus défavorisés.
![Vue de Makati. [Pexels]](https://www.paxnews.com/storage/app/media/uploaded-files/capture-decran-le-2025-03-18-a-195816.png)
Pour l’effet wow, on repassera ! Et c’est un peu injuste, car Manille n’est pas dépourvue de charme ni de personnalité. On s’en rend compte plus tard en l’explorant.
Notre guide, un Français expatrié aux Philippines (Jean-Luc Petit, Affinity Tours Philippines), nous explique que Manille était naguère belle et florissante, considérée comme un phare du continent – et même comme le Paris de l’Asie ! Malheureusement, la ville a subi de nombreuses épreuves, dont elle conserve des séquelles. La plupart de ses bâtiments coloniaux ont été détruits par les bombardements de la Seconde Guerre mondiale…
Pas du tout affligée par le surtourisme !
Notre hôtel à Manille, l’élégant et confortable Bayleaf Intramuros logeait, comme son nom l’indique, dans la vieille ville fortifiée.
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C’est à Intramuros que subsistent les principaux vestiges de l'époque coloniale espagnole – comme la cathédrale de Manille, l'église San Augustin (classée au patrimoine mondial de l'UNESCO), le Fort Santiago…
Ce secteur se visite facilement à pied. Les remparts, peu élevés, attirent de nombreux promeneurs et joggeurs. Des écoliers en uniforme jouent entre les canons antiques, désormais orientés vers un terrain de golf ! De nombreux chiens et chats errent librement.
![La cathédrale de Manille. [Pax Global Media / Pexels]](https://www.paxnews.com/storage/app/media/uploaded-files/capture-decran-le-2025-03-18-a-180611.png)
Le touriste-baladeur se sent en parfaite sécurité, et même bienvenu. Les Manileños sont chaleureux, parfois curieux à l’égard de leurs visiteurs. Ils se laissent volontiers photographier. Il faut dire que leur ville n’est en rien affligée par le surtourisme !
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Notre premier contact avec la cuisine philippine a eu lieu lors d’un souper-spectacle au restaurant Barbara’s, qui occupe une ancienne maison coloniale espagnole dans Intramuros. Moins célèbre que celle de certains voisins asiatiques, la cuisine philippine mêle influences indigènes, espagnoles, chinoises et américaines dans des saveurs simples.
Chez Barbara’s, j’ai goûté le mets le plus emblématique : l’adobo, un plat de viande mijoté dans du vinaigre et de la sauce soja. La petite note sucrée m’a étonné, mais elle s’avère fréquente dans la cuisine philippine. On aime ou on n’aime pas !
Ce souper-spectacle chez Barbara’s a également marqué notre première immersion dans le folklore philippin, avec notamment le « tinikling ». Il s’agit d’une danse exécutée entre deux bâtons de bambou frappés rythmiquement au sol, de plus en plus rapidement. Un spectacle assez fascinant !
![Démonstration de « tinikling » chez Barbara's. [Pax Global Media]](https://www.paxnews.com/storage/app/media/uploaded-files/capture-decran-le-2025-03-18-a-181808.png)
Les jeepneys sont l'un des traits les plus caractéristiques de Manille. On ne peut pas manquer ces jeeps militaires américains modifiés, qui servent au transport en commun. Colorés et pittoresques, les jeepneys font le délice des photographes… Mais ils sont aussi bruyants, polluants et, disons-le, inconfortables ! C’est d'ailleurs pour cette raison que le gouvernement philippin envisage de les faire disparaître… À mon avis, ce serait vraiment dommage !
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Il y a aussi des tuk-tuk à Manille, appelés ici tricycles. Nous avons formé une pétaradante caravane de ces petits véhicules pour nous rendre au Musée national des Beaux-Arts de Manille !
![[Pax Global Media]](https://www.paxnews.com/storage/app/media/uploaded-files/capture-decran-le-2025-03-18-a-171542.png)
Un pays asiatique, catholique et anglophone… Pourquoi donc ?
Au Musée, notre guide nous a amenés voir l’impressionnante fresque historique « La Bataille de Manila », qui couvre une vaste salle du bâtiment néoclassique.
Il en a profité pour nous raconter l’histoire des Philippines : celle d’un peuple qui a su développer une grande résilience face à de nombreuses épreuves, qu’elles soient humaines (colonisation, occupations, dictature…) ou naturelles (volcans, séismes, typhons…).
![Fresque historique « La Bataille de Manila » au Musée national des Beaux-Arts de Manille. [Pax Global Media]](https://www.paxnews.com/storage/app/media/uploaded-files/capture-decran-le-2025-03-18-a-172527.png)
J'étais curieux de savoir pourquoi les Philippines sont le seul pays catholique en Asie. J’ai appris que cette particularité vient des plus de 300 ans d'occupation espagnole qui ont suivi l’arrivée de Magellan dans l'archipel en 1521.
Cela m’a fait me demander pourquoi l’anglais (et non pas l’espagnol) est si couramment parlé dans ce pays. J’ai compris que c’est parce que les États-Unis – vainqueurs de la guerre hispano-américaine – ont occupé les Philippines pendant près d’un demi-siècle, soit de 1898 à 1946 – hormis une période d’occupation japonaise de 1942 à 1945.
Mais si l’anglais demeure l’une des deux langues officielles des Philippines, c’est surtout la langue des affaires et du gouvernement. La langue du cœur, c’est l’autre langue officielle : le filipino (ou tagalog) – qui est aussi un élément central de l'identité nationale.
En déambulant au Musée national des Beaux-Arts de Manille, j’ai d’ailleurs noté que les explications n’y sont souvent affichées qu’en tagalog : il faut scanner un code QR pour accéder aux explications en anglais !
![Musée national des Beaux-Arts de Manille. [Pax Global Media]](https://www.paxnews.com/storage/app/media/uploaded-files/capture-decran-le-2025-03-18-a-173351.png)
Héros et martyr national
Au Musée national des Beaux-Arts de Manille, une salle entière est consacrée à José Rizal. José qui ?
Je ne le connaissais pas, moi non plus, avant ce voyage aux Philippines ! Mais le nom de ce héros (et martyr) national résonnera à plusieurs reprises tout au long de notre séjour. D’ailleurs, juste après notre visite du Musée, nous sommes allés nous promener au parc Rizal, l’endroit où l’intellectuel réformiste fut exécuté en 1896.
Un monument avec une statue de Rizal domine le centre du vaste parc. Gardé jour et nuit par des militaires, ce monument marque le kilomètre zéro des Philippines ! À quelques pas de là, un mémorial recrée de manière très réaliste le moment où Rizal a été fusillé par un peloton d’exécution. Ouf !
![À gauche : mémorial de José Rizal. À droite : la statue de Lapu-Lapu, haute de 12 m. [Pax Global Media]](https://www.paxnews.com/storage/app/media/uploaded-files/capture-decran-le-2025-03-18-a-174244.png)
La plus impressionnante statue du parc Rizal ne représente cependant pas Rizal, mais Lapu-Lapu, un autre symbole de la résistance contre les forces coloniales espagnoles. On raconte que ce chef autochtone des Philippines a tué d’une flèche l'explorateur portugais Ferdinand Magellan…
Quand Manille prend des airs de Toronto… ou de Las Vegas !
Notre groupe reviendra à Manille en fin de séjour, pour découvrir des aspects beaucoup plus modernes de la capitale. Nous passerons du temps à Makati, le principal district financier des Philippines. Ce secteur déborde de gratte-ciel, y compris une tour Trump ! (Soupir…)
![Makati et la tour Trump. [Pax Global Media]](https://www.paxnews.com/storage/app/media/uploaded-files/capture-decran-le-2025-03-18-a-230318.png)
Makati est reconnu pour ses centres commerciaux haut de gamme et pour sa vie nocturne animée. Un quartier rouge loge même sur la rue P. Burgos dans le secteur Poblacion, non loin de notre hôtel. Mais ce discret redlight n’a rien de comparable avec le Patpong de Bangkok, nous rassure notre guide !
Le Cimetière américain de Manille, que nous visiterons le lendemain, se trouve dans le district de Taguig, au sud-est de Makati. Parfaitement entretenu, le site commémoratif impressionne avec ses grands espaces verts semés de milliers de croix blanches, minutieusement alignées. L’endroit comprend aussi un imposant Mémorial entouré d’une colonnade. La visite de ce lieu de mémoire est à la fois instructive et émouvante.
![Le Cimetière américain de Manille, dans le district de Taguig. [Pax Global Media]](https://www.paxnews.com/storage/app/media/uploaded-files/capture-decran-le-2025-03-18-a-225559.png)
Après un lunch au très luxueux hôtel Peninsula de Manille, nous mettrons le cap sur « Entertainment City », un vaste complexe de divertissement et de jeux situé en banlieue sud, non loin de l'aéroport international Ninoy Aquino. À cause du trafic, il nous faudra trois quarts d’heure pour faire le trajet d’environ 7 kilomètres !
![L'hôtel Peninsula de Manille. [Pax Global Media]](https://www.paxnews.com/storage/app/media/uploaded-files/capture-decran-le-2025-03-18-a-231012.png)
Nous avons visité un étincelant centre commercial : le Mall of Asia. Comme il se doit, toutes les grandes marques internationales y convergent. Le gigantesque endroit abrite aussi l’Arena, une salle de spectacle de 20 000 places.
Ce soir-là s’y produisait 2NE1 – prononcez « To Anyone » – un groupe féminin de K-pop apparemment très populaire. Lorsque l’Arena ne reçoit pas des artistes internationaux comme U2, Madonna, Taylor Swift, Lady Gaga ou Céline Dion, elle se transforme en temple du basket-ball. C’est le sport national des Philippins – et ils y excellent !
![À gauche : au Mail of Asia. À droite : au casino Okada. [Pax Global Media]](https://www.paxnews.com/storage/app/media/uploaded-files/capture-decran-le-2025-03-18-a-230639.png)
Beaucoup de temps (ou d’argent) à perdre ?
Prochaine étape : Okada. C’est l’un des quatre grands casinos de Entertainment City. Bien qu’elles n’épousent pas de thématique particulière, ces rutilantes maisons de jeu n’ont rien à envier à celles de Las Vegas, ni en termes de gigantisme, ni en termes de service.
Il semble que le gouvernement philippin considère Entertainment City comme un pôle touristique majeur pour les années à venir. Cela est sans doute vrai pour certaines clientèles de la région Asie-Pacifique…
Pour les Nord-Américains, par contre, ce sera tout au plus une curiosité. On visitera Entertainment City en dernier recours, si jamais on a beaucoup de temps à tuer ou d’argent à flamber ! Car soyons honnêtes : ce n’est généralement pas ce genre d’exotisme qui nous pousse à voyager jusqu’aux antipodes !
Des attraits autrement plus exotiques et attirants !
Mais heureusement, les Philippines réservent à leurs visiteurs de nombreux trésors bien plus authentiques et fascinants.
C’est le cas de la province d'Ifugao, au nord de l'archipel, où nous nous sommes rendus après Manille. Là se trouvent les spectaculaires rizières en terrasses de Banaue, inscrites au patrimoine mondial de l'UNESCO. Certaines de ces rizières remontent à plus de 2000 ans !
![À Banaue. [Pax Global Media]](https://www.paxnews.com/storage/app/media/uploaded-files/capture-decran-le-2025-03-18-a-153802.png)
Autre incontournable : El Nido, dans la province de Palawan, où nous irons ensuite. Cette destination est réputée pour ses paysages époustouflants : falaises calcaires vertigineuses, lagons turquoise, plages immaculées… Un véritable paradis pour les amoureux de la nature et les adeptes de nautisme !
![À El Nido. [Pax Global Media]](https://www.paxnews.com/storage/app/media/uploaded-files/capture-decran-le-2025-03-18-a-154433.png)
L’exotisme sera également au rendez-vous à Bohol, notre dernière étape aux Philippines. Cette île des Visayas centrales est prisée pour ses étendues de sable blanc, ses eaux limpides et ses extraordinaires spots de plongée… Mais Bohol réserve aussi des merveilles à l’intérieur des terres, avec des paysages uniques comme les étonnantes et mystérieuses collines de chocolat (Chocolate Hills).
Ah oui : Bohol est également le refuge du tarsier, le plus petit primate du monde. Si jamais vous avez la chance de l’observer, il vous le rendra bien, avec ses énormes yeux qui lui donnent des airs de Yoda, le célèbre maître Jedi de Star Wars !
Plus de détails sur Banaue, El Nido et Bohol dans la suite de ce reportage !

![À Bohol. [Pax Global Media]](https://www.paxnews.com/storage/app/media/uploaded-files/capture-decran-le-2025-03-18-a-151836.png)
Croqués sur le vif à Manille !









![Des membres du groupe au Musée Destileria Limtuaco, une distillerie-musée à Intramuros, Manille. [Pax Global Media]](https://www.paxnews.com/storage/app/media/uploaded-files/capture-decran-le-2025-03-19-a-083206.png)






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