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À partir de mai, les touristes devront payer pour visiter Venise
En janvier dernier, le gouvernement italien avait autorisé la ville de Venise à imposer une taxe de séjour. Une annonce que certains estiment comme profondément injuste, mais qui vient tout récemment d'être confirmée : les touristes qui visitent la « Cité des Doges », à partir de mai 2019, seront dans l'obligation de s'acquitter de payer la taxe touristique.
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Protéger la ville et ses habitants
Dans une série de déclarations postées sur Twitter, le maire de Venise, Luigi Bruganaro, a justifié la mesure, affirmant que la nouvelle taxe de séjour, prenant effet le 1er mai, n'était en aucun cas un moyen de gagner de l'argent, mais bien de préserver et de protéger le patrimoine historique et culturel de Venise.
Traduits de l'italien, les tweets de Luigi Bruganaro semblent suggérer que la ville est surtout intéressée par la création d'une stratégie viable pour gérer les arrivées de touristes et protéger les vrais habitants. En 2018, seules 260 897 personnes seraient des résidents permanents alors que Venise est submergée d'environ 20 millions de visiteurs chaque année.
« L'objectif de cette administration est d'améliorer la qualité de vie des citoyens de la ville antique et des îles de Venise », a déclaré Bruganaro sur Twitter.
Venise est en train de couler lentement depuis des années et, avec une industrie des croisières en hausse, la ville est soumise au tourisme de masse depuis des décennies. La combinaison du trafic piétonnier et des dommages inévitables causés par les navires de croisière est le principal argument expliquant la décision du maire.
L'objectif d'amélioration de la vie des habitants de Venise comprend un investissement de 3,3 millions d'euros dans la rénovation des routes de la ville.
#ContributoDiAccesso | Video | L’obbiettivo di questa Amministrazione è migliorare la qualità della vita dei cittadini della Città Antica e delle Isole di #Venezia. @comunevenezia @CMVenezia
— Luigi Brugnaro (@LuigiBrugnaro) February 4, 2019
[staff] pic.twitter.com/HUBvdr1O41
Une décision controversée
Le prix proposé de la taxe de séjour devait être entre 2,50 et 10 € par personne.
Selon The Telegraph, le tarif débutera à 3 euros à titre de prix de lancement pour 2019, avant de grimper à 6 euros en 2020. Il augmentera à 8 euros les jours de forte affluence et à 10 euros les jours de grande affluence, comme l’été, en plein pic de la saison des croisières.
De lourdes amendes allant de 100 à 450 euros seraient infligées à quiconque enfreindrait cette nouvelle politique tarifaire.
L'économie de Venise est fortement tributaire du tourisme et certains craignent que la nouvelle taxe dissuade les visiteurs de venir.
Dans une déclaration à PAX, la Cruise Lines International Association (CLIA) a écrit :
« Nous savons que Venise est une destination unique en son genre. Le secteur des croisières est profondément attaché à la protection de son patrimoine culturel et à sa pérennité. La ville est un trésor et sa préservation est cruciale pour tous ceux qui vivent et travaillent ici, et même pour tous ceux qui l'aiment.
La relation qu'entretient Venise avec la mer est au cœur de son histoire. Les navires ont toujours fait partie de son identité et l'industrie des croisières représente la manifestation moderne d'une tradition séculaire.
Les compagnies de croisière ont déjà accepté, de leur propre chef, de ne pas envoyer de navires de plus de 96 000 tonnes à Venise, ce qui réduit régulièrement le nombre de croisiéristes visitant la ville depuis 2014. »