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En France, un château négligé revivra bientôt en tant qu’attraction incontournable pour les francophiles


En France, un château négligé revivra bientôt en tant qu’attraction incontournable pour les francophiles

C’était un château endormi, négligé, un peu sinistre, qui n’avait jamais été ouvert au public en 500 ans d’histoire. D’ici peu, on aura fini de restaurer cette merveille de la Renaissance pour en faire une attraction touristique incontournable pour les francophones et francophiles du monde entier.

PAX s’est entretenu avec Paul Rondin, le directeur de la Cité internationale de la langue française — Château de Villers-Cotterêts, qui était de passage à Montréal pour faire découvrir les ambitions du site.


Paul Rondin, le directeur de la Cité internationale de la langue française — Château de Villers-Cotterêts. [Patrick Desrochers / Atout France]


Une histoire incroyable

« Le château de Villers-Cotterêts a une histoire incroyable, dit-il. C’est là où François 1er a signé l’ordonnance qui a fait du français la première langue nationale du territoire français en 1539. Molière y a créé son Tartuffe. Alexandre Dumas, qui est originaire de Villers-Cotterêts, y a joué et travaillé… »

Toutefois, après cette période glorieuse, le château est plus ou moins tombé dans l’oubli pendant quelque 200 ans. Mal entretenu, le monument Renaissance a notamment servi de maison de retraite. Il se dégradait...

Puis, en 2017, Emmanuel Macron (alors candidat à la présidence) et des élus locaux ont lancé l’idée – inédite – de sauver ce château en en faisant un lieu de culture consacré à la langue française et à la francophonie. Un pari audacieux…


À la fois scientifique et très ludique

D’ici quelques mois, la Cité internationale de la langue française — Château de Villers-Cotterêts entend relever le défi en proposant un grand parcours incluant une soixantaine de dispositifs interactifs, retraçant l’histoire de la langue française dans toutes ses déclinaisons. Conçu pour intéresser les gens de tous âges, l’expérience se voudra informative, voire scientifique, mais surtout très ludique.

Le Château de Villers-Cotterêts accueillera des artistes et des chercheurs en résidence. On y présentera des spectacles d’artistes de partout travaillant à partir de la langue, que ce soit en théâtre, en chanson ou en humour par exemple.

« Ça ne se veut pas un endroit de protection ou de résistance. Il s’agit de célébrer la langue française dans le bonheur, en passant du bon temps. Les gens prendront plaisir à se balader dans la langue française », explique Paul rondin, selon qui le site pourra séduire tous les publics : individuel, groupes, familles, scolaires, etc.

Un chantier colossal… auquel le Québec contribue


Façade du logis royal avant/après restauration. [Centre des Monuments nationaux]


La transformation du Château de Villers-Cotterêts est en cours. Il s’agit d’un chantier colossal – « le deuxième plus important de France après celui de Notre-Dame », signale Paul Rondin.

L’État français est le maître d’œuvre du projet, par l’entremise du ministère de la Culture et du Centre des Monuments nationaux. Toutefois, le Québec et le Canada participent aussi à l’aventure.

« Quand on parle de la "Cité internationale de la langue française", le mot "international" n’est pas une coquetterie. C’est un projet qui appartient à tous ceux qui parlent français dans le monde », souligne Paul Rondin.

Il précise que le Québec est le deuxième plus important contributeur du projet et vante particulièrement l’apport du Musée de la Civilisation de Québec parmi les nombreux acteurs culturels et institutionnels québécois impliqués. D’ailleurs, la plus grande salle de résidence portera le nom de salle Québec, mentionne M. Rondin.


Une région méconnue… pour l’instant !

Entouré d’une des plus grandes forêts de France – la forêt de Retz –, le Château de Villers-Cotterêts est posté dans l’Aisne (région Hauts-de-France) dans le Nord-Est de la France. Selon M. Rondin, bien que typique, c’est une région plutôt méconnue actuellement... Mais cela est appelé à changer !

« Nous allons faire apparaître ce coin de la France sur la carte des opérateurs touristiques », lance-t-il, en mentionnant que des discussions sont déjà en cours avec des voyagistes pour qu’ils incluent le Château de Villers-Cotterêts dans leurs circuits de groupe, par exemple.

À tout le moins, en tant que destination touristique, la Cité internationale de la langue française sera facile d’accès. Elle se trouve à seulement 50 minutes en train de Paris; à moins d’une heure en voiture de Reins; à 40 minutes de l’Aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle...

A priori, Paul rondin ne perçoit pas la Cité internationale de la langue française comme une simple excursion de quelques heures (au départ de Paris par exemple). Il la perçoit plutôt comme le cœur d’un séjour de quelques jours, combinant nature et culture.

« Nous allons "événementieliser" les week-ends et les vacances pour inciter les gens à s’attarder. Il y a beaucoup de choses à voir à proximité », dit-il, en évoquant le château de Pierrefonds, le familistère de Guise, et bien sûr la forêt de Retz…

Paul Rondin convient que c’est tout un défi que de faire un lieu de visite d’un sujet immatériel comme une langue. Il est néanmoins convaincu que les visiteurs du Château de Villers-Cotterêts prendront un réel plaisir à se balader dans la langue française.

Notons que l’admission à la Cité internationale de la langue française devrait s’établir à 9 € pour un adulte et être gratuite pour les moins de 18 ans; des tarifs de groupe seront aussi disponibles.

Info : cite-langue-francaise.fr


Mots du ciel lexical suspendu sous la verrière [CMN]  /  Vue du chantier de restauration du château de Villers-Cotterêts depuis la forêt de Retz [Centre des monuments nationaux]


Portrait d'Alexandre Dumas [Atelier Nadar-Gallica/BnF] / Vue de l'allée royale de la forêt de Retz [ONF/F. Vigné] / Portrait de Jean de la Fontaine [Edelinck G.]


Le Château de Villers-Cotterêts : vue projetée de l'angle nord-est du logis royal depuis le jardin des dames. [Olivier Weets architecte SARL, architecte en chef des monuments historiques]





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