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Carburant, maladies et pannes: Cuba veut rassurer l’industrie touristique
Eric Stober
En visite à Montréal le 13 janvier et à Toronto le lendemain, des représentants du ministère du Tourisme de Cuba ont tenu à rassurer l’industrie touristique, affirmant que le pays continue de fonctionner normalement, alors que des préoccupations persistent quant aux pénuries de carburant et à la propagation de certaines maladies.
Lors de rencontres de presse, Lessner Gomez, directeur du marketing au ministère du Tourisme de Cuba et ancien directeur du Bureau du tourisme de Cuba à Toronto, a reconnu que de nombreuses questions ont été soulevées quant à la viabilité de Cuba comme destination touristique, notamment en raison de sa dépendance au carburant de Venezuela.
« Le premier message que je veux transmettre, c’est que Cuba fonctionne toujours normalement. Les activités se poursuivent comme à l’habitude », a déclaré Lessner Gomez, qui était accompagné de Carlos Latuff, président du groupe hôtelier Gaviota, et de Gipsy Hernandez Perdomo, présidente de Cubanacan Hoteles.
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![Carlos Latuff (président de Gaviota), Lessner Gomez (directeur du marketing du ministère du Tourisme de Cuba) et Gipsy Hernandez Perdomo (présidente de Cubanacan Hoteles). [Pax Global Media / Eric Stober]](https://www.paxnews.com/storage/app/media/uploaded-files/carburant-maladies-et-pannes-cuba-veut-rassurer-lindustrie-touristique.png)
Approvisionnement en carburant
Le Venezuela fournissait jusqu’à un tiers des besoins quotidiens en carburant de Cuba. Or, selon les autorités américaines, cet approvisionnement aurait été interrompu, alors que le pays faisait déjà face à des pannes d’électricité quotidiennes et à des pénuries.
Lessner Gomez a indiqué que Cuba dispose toujours de contrats en vigueur avec d’autres pays, dont le Mexique, pour son approvisionnement en carburant. Il a ajouté que les complexes hôteliers disposent de réserves suffisantes pour couvrir les saisons hivernale et estivale, précisant par ailleurs que le carburant vénézuélien n’était pas utilisé par les avions, car jugé trop lourd.
Il a également souligné que des partenariats accrus avec le secteur privé ont permis d’améliorer l’approvisionnement des hôtels, notamment grâce à l’importation de produits en provenance d’autres pays.

Réservations et perception du marché
Selon Lessner Gomez, certaines annulations ont été observées depuis les récents développements géopolitiques, et certains voyagistes ont exprimé des inquiétudes, notant un léger ralentissement des ventes — une tendance qui aurait aussi été observée ailleurs dans les Caraïbes.
Plus tôt ce mois-ci, PAX a sondé des voyagistes et des conseillers en voyages au sujet des réservations pour Cuba. Plusieurs ont indiqué que des clients se montrent préoccupés par le contexte géopolitique, mais que nombre d’entre eux maintiennent néanmoins leurs projets de voyage.
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Données de fréquentation canadienne
Lessner Gomez a également évoqué ce qu’il qualifie de perceptions erronées sur les réseaux sociaux, laissant entendre que « Cuba va mal ».
Malgré cette couverture médiatique, Cuba prévoit accueillir davantage de visiteurs en 2026 qu’en 2025. L’objectif annoncé est d’un million de visiteurs canadiens cette année, comparativement à 720 000 l’an dernier.
Selon Lessner Gomez, les arrivées canadiennes étaient en hausse de 17 % en janvier par rapport à l’année précédente, et on compte en moyenne 120 vols par semaine entre le Canada et Cuba. Plus de 40 % des arrivées internationales à Cuba proviennent du Canada, qui demeure le principal marché du pays.
Dans un communiqué publié plus tôt cette semaine, le Bureau du tourisme de Cuba rappelait que Cuba se classe au sixième rang des destinations internationales des Canadiens, avec plus de 300 000 sièges aériens prévus pour le seul premier trimestre de 2026.
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À propos des maladies transmises par les moustiques
La propagation de maladies transmises par les moustiques, dont le chikungunya, la dengue et l’oropouche, constitue une autre source de préoccupation liée à Cuba.
À ce propos, Lessner Gomez a indiqué que le ministère cubain de la Santé a signalé une diminution des cas et qu’un plan de pulvérisation et de lutte antiparasitaire est en place dans toutes les zones touristiques. Il a également évoqué l’existence d’un vaccin contre le chikungunya, accessible aux Canadiens avant le départ pour un coût d’environ 200 $.
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Pannes d’électricité et relation Canada–Cuba
Si les pannes d’électricité demeurent un enjeu pour Cuba, Lessner Gomez a précisé que les complexes hôteliers disposent de leur propre réseau électrique et de génératrices, ce qui fait en sorte que les clients ne sont souvent pas conscients des coupures touchant les zones environnantes.
Il a enfin rappelé les liens étroits entre le Canada et Cuba, les deux pays ayant célébré l’an dernier le 80e anniversaire de leurs relations diplomatiques.
« Il existe un amour profondément enraciné entre nos deux pays, quelque chose de très unique. C’est un peu comme une seconde maison », a-t-il conclu.