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«Sandals restera Sandals, Beaches restera Beaches», assure Adam Stewart aux conseillers
Quelques heures après que Royal Caribbean Group ait confirmé une entente avec Sandals Resorts en vue de l’acquisition d’une participation de 50 % dans Sandals et Beaches Resorts, le président exécutif et fils du fondateur de Sandals Resorts International, Adam Stewart, s’est adressé en visioconférence aux conseillers en voyages.
« Ce que nous faisons ici, grâce à ce partenariat, c'est propulser l'héritage de mon père et notre organisation à un niveau supérieur, nous permettant de dépasser les frontières de l'archipel des Caraïbes », a déclaré le président exécutif après avoir rappelé les origines modestes de ce dernier, né à Ocho Rios, en Jamaïque.
« Presque à chaque fois que j'accorde une interview à une grande publication ou à un média, on me demande : "Alors, Adam, quand quitterez-vous les Caraïbes ? Quand le moment sera-t-il venu ?" Et ma réponse est constante depuis des années : "pour construire une maison exceptionnelle, il faut d'abord poser des fondations solides". Or, c'est précisément ce que nous venons de faire en jetant ces bases. Les fondations que nous avons établies avec le groupe Royal Caribbean répondent à plusieurs critères essentiels. »
« Le capital en est un élément majeur, a-t-il poursuivi. Nous conservons une structure à forte intensité d'actifs, aujourd'hui comme demain. Ainsi, nous évitons tout conflit entre une société de gestion et une société propriétaire des actifs quant à la stratégie hôtelière. Les hôtels sont importants. Nos collaborateurs sont cruciaux. Nous continuons d'investir dans la formation illimitée de chaque membre de nos équipes via la Sandals Corporate University, et cet engagement ne fera que croître. Il s'agit d'une transaction entièrement financée par des fonds propres ; nous n'alourdissons pas l'entreprise de dettes. »
Au-delà des Caraïbes
Cette alliance permettra selon lui « d’améliorer l’expérience client » et de « se développer bien au-delà de ce que nous aurions pu accomplir seuls ».
« C'est notre plateforme de croissance. C'est elle qui me permet aujourd'hui de m'adresser aux médias et de leur dire : "Le moment est venu." Le moment est venu pour nous d'aller au-delà des quatre coins des Caraïbes. »
Dans un premier temps, l’emphase sera mise sur la modernisation des 20 complexes hôteliers du groupe — « ou à les faire évoluer », précise Adam Stewart. Des centaines de millions de dollars (US) seront investis.
La deuxième étape impliquera plusieurs nouveautés, que le président dévoilera le moment venu. « Nous ne voulons pas tout dire d'un coup, mais vous serez les premiers informés : il y aura de nouveaux hôtels, certains arriveront rapidement et d'autres s'implanteront dans de nouvelles destinations. Certains seront peut-être tout près de chez nous. »
D’autres complexes seront par ailleurs construits, entraînant la création de 7000 emplois. Sans vouloir dévoiler leur emplacement, le président évoque l’élan que permet ce nouveau chapitre avec Royal Caribbean. « Au-delà de tout ce que je recherchais — capitaux, actifs immobiliers, technologie, innovation —, l'un des aspects essentiels était la culture d'entreprise. Et, vous savez, chers conseillers, croyez-moi : je ne connais que la philosophie Sandals. Nous savons qui nous sommes. »
Rester fidèle à la marque
Afin de rassurer les membres de l'industrie, il a réitéré que même s'il s'agit d'un changement majeur, l'avenir ne l'inquiète pas.
« Cette petite chaîne hôtelière, née avec 99 chambres à Montego Bay, en Jamaïque, est aujourd'hui connue dans le monde entier. Grâce à votre aide et à votre soutien, nous sommes respectés, nous jouissons de la confiance d'autrui, et nous envisageons désormais de nous déployer à l'échelle mondiale. »
Soulignant la fidélité des conseillers en voyage, il a tenu à préciser que Sandals ne deviendra pas une société cotée en bourse. « Il s'agit d'un partenariat dans lequel Royal Caribbean Group — la société cotée — investit dans une entreprise privée ; Sandals reste Sandals et Beaches reste Beaches. »
Les interlocuteurs habituels des pros restent en poste
Âgé de 45 ans, le président exécutif conservera aussi son rôle.
Aux conseillers, il a réaffirmé qu’il n'est « absolument pas prévu de se séparer des personnes auxquelles vous êtes attachés ». Les directeurs généraux resteront en poste, tout comme les équipes commerciales.
« Je crois, que nous formons l'équipe de direction la plus stable de l'histoire de l'hôtellerie dans les Caraïbes, a enchaîné Adam Stewart. Les personnes à qui vous parliez il y a 10, 15 ou 30 ans sont souvent les mêmes que celles à qui vous parlez aujourd'hui. Cela compte, car les relations comptent. L'expérience compte. Ce que nous traversons compte. »
« Vos responsables du développement commercial (BDM) restent les mêmes, a-t-il également souligné. Il ne s'agit pas des BDM de Royal Caribbean, mais bien des nôtres, et nous continuerons à vous soutenir. »
Cela se traduira par un nombre grandissant de produits à vendre et d'une gamme élargie de produits et de lieux. « Je suis certain que vous percevez mon enthousiasme et mon excitation ; je tenais vraiment à participer à cet appel aujourd'hui pour dire à chacun d'entre vous — comme beaucoup l'ont déjà fait par message direct, WhatsApp ou téléphone — que nous ne serions jamais ce que nous sommes sans vous. Et cela ne changera pas. Nous continuerons à soutenir la communauté des conseillers en voyages. »
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