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Mardi,  12 mai 2026   10:29
Pratiques fiscales: enquête sur Expedia et Priceline

Tel que rapporté par Radio-Canada, les géants de la réservation de chambres en ligne Expedia et Priceline verront leurs comptabilité dissectée par le gouvernement du Québec suite à des allégations stipulant qu'ils percevraient des taxes auprès des consommateurs sans toutefois les verser au fisc.

Il faut savoir qu'Expedia et Priceline dominent, à eux seuls, le marché du référencement hôtelier en exploitant différentes filiales représentant 90 % des transactions numériques dans l'industrie.

Expedia possède notamment Trivago et Hotels.com, et Priceline, Booking.com et Kayak.

Une compétition déloyale

Cette enquête a été initiée par Christiane Germain, la doyenne du Groupe Germain Hôtels qui possède plus d'une dizaine établissements au Canada, qui se questionne sur les disparités entre le tarif perçu par Expedia et Priceline et celui qu'elle reçoit en guise de paiement.

« Où vont ces montants d’argent? », dénonce-t-elle, affirmant du même coup qu’aucun numéro de TPS ou de TVQ n’apparaît sur les factures fournies par les entreprises.

« Ce n’est pas parce qu’une compagnie est internationale qu’elle peut se permettre un tel laxisme », vocifère la présidente du Groupe Germain Hôtels.

L'ultime objectif de cette enquête est de légiférer de façon à ce que ces multinationales soient forcées à payer les mêmes taxes de vente que les entreprises canadiennes et québécois.

Où vont les taxes?

« Je ne suis pas contre le référencement hôtelier », affirme Christiane Germain en entrevue à Gravel le matin. « Cela nous permet d’avoir accès à des marchés auxquels on n’avait pas accès auparavant. Le problème, c’est que ces compagnies perçoivent des taxes et qu’on ne sait pas où elles vont ».

Elle donne même un exemple : pour une chambre facturée 200$ par Expedia, le Groupe Germain Hôtels recevra 160 $ de la part de la compagnie, en plus des taxes payées sur ce montant. Mais mystérieusement, le consommateur aura, lui, payé des taxes sur le montant total de la chambre, c'est-à-dire 200 $.

La question se pose : si les hôteliers percoivent un montant d'argent comprenant le prix des taxes, est-ce dire qu'Expedia, Priceline et leurs filiales respectives se délesteraient donc des taxes de vente du Québec?

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