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Dimanche,  8 mars 2026   6:07
Mieux-être : une industrie en grande transformation

Lorsqu’on a inauguré l’hôtel Even, en août dernier à Brooklyn, on s’est bien rendu compte que l’établissement du Groupe d’hôtels InterContinental accordait une grande place au mieux-être recherché par une catégorie de clients physiquement actifs et soucieux de leur état de santé.

Dans cet hôtel, on trouve des articles d’entraînement dans chaque chambre, des stations d’hydratation dans le lobby ainsi qu’à toutes les deux étages, un centre d’entraînement haut de gamme, des parcours de jogging recommandés par des adeptes locaux et des plats qui, pour la plupart, ont avantageusement leur place dans un menu santé.

Ce qu’on ne voit pas à cet hôtel, cependant, c’est un spa.

Dans les années 1980 et 1990, le mieux-être signifiait qu’on s’échauffait les muscles dans une baignoire à remous, puis qu’on se payait un massage d’une heure suivi de quelque dizaines de minutes au sauna. Dans certains endroits, on pouvait s’adonner à des séances de yoga, de Pilates et de spinning.

Mais depuis quelques années, les gens à la recherche d’un véritable mieux-être sont plus exigeants et l’industrie du voyage doit se faire un devoir d’être à leur écoute.

« L’hôtel Even se concentre à 100 % au mieux-être et il n’y a pas de spa, a mentionné au magazine Travel Weekly Beth McGroarty, directrice des recherches pour l’Institut mondial du mieux-être (Global Wellness Institute). Les bases de son concept du mieux-être reposent sur le maintien d’une bonne forme physique à l’intérieur comme à l’extérieur de la propriété, une alimentation saine, un sommeil réparateur et l’écoute de messages inspirants. Voilà qui explique pourquoi le mieux-être et les spas ne font pas toujours bon ménage. »

McGroarty a souligné le fait que ce modèle de tourisme du mieux-être est plus compréhensif, qu’il n’inclut pas seulement des séances d’entraînement ou de yoga, mais aussi des services de nutritionnistes.

L’idée de cultiver le mieux-être peut également être payant pour l’industrie du voyage. Selon la GWI, le tourisme du mieux-être a vu ses revenus augmenter de 14 % à l’échelle du globe entre 2013 et 2015, à 563 millliards de dollars. L’organisme sans but lucratif prédit que, d’ici 2020, ce chiffre s’élèvera à 808 milliards de dollars, soit une hausse de 37,5 %.

Quant à savoir comment peuvent se démarquer les hôtels dans une telle perspective, il est difficile de le dire. Tout indique que le meilleur moyen d’y arriver sera de le faire sur une base individuelle.

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