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Iberostar abandonnerait la gestion de 12 hôtels à Cuba
Iberostar, groupe hôtelier espagnol, aurait mis fin à son partenariat avec Gaviota, l’entreprise touristique contrôlée par le conglomérat militaire cubain Gaesa, selon des informations rapportées par des médias locaux.
Cette décision mettrait fin à la gestion par Iberostar de 12 hôtels liés à cette entité.
L’entreprise continuera toutefois d’exploiter des hôtels à Cuba en partenariat avec d’autres groupes touristiques étatiques qui ne sont pas associés au conglomérat militaire, notamment Cubanacán et Gran Caribe.
Un décret de Donald Trump…
Cette décision survient quelques jours avant l’échéance du 5 juin fixée par l’Office of Foreign Assets Control (OFAC) du département du Trésor des États-Unis, dans le cadre d’un décret signé le 1er mai par le président Donald Trump.
Ce décret prévoit des sanctions contre des personnes et des entités jugées responsables de la répression à Cuba ou considérées comme une menace pour la sécurité nationale et la politique étrangère américaines.
Les entreprises visées avaient jusqu’au 5 juin pour mettre fin à leurs relations avec les entités sanctionnées sous peine de s’exposer à des pénalités.
Des hôtels désormais gérés directement par Gaviota
Le média cubain 14ymedio a rapporté le 1er juin que plusieurs anciens hôtels gérés par Iberostar appartenant à Gaesa demeurent ouverts et sont désormais exploités directement par Gaviota.
La transition rappelle celle observée après le départ de Blue Diamond Resorts, maintenant connue sous le nom de Royalton International, durant le week-end.
Selon 14ymedio, des employés du Grand Packard, à La Havane, ont indiqué que les réservations dans cet établissement doivent désormais être effectuées directement auprès de l’hôtel ou par l’intermédiaire de Gaviota, tandis que l’hôtel Parque Central, propriété de Cubanacán, demeure exploité par Iberostar.
PAX a sollicité les commentaires d’Iberostar Cuba. Au moment de la publication, l’entreprise n’avait pas encore répondu.
Douze hôtels touchés
Le retrait d’Iberostar a été communiqué par le voyagiste argentin Sudameria, qui a indiqué que la société cesserait de gérer et de promouvoir plusieurs hôtels à Cuba à compter du 1er juin. Sudameria est également l’entreprise qui avait révélé le départ de Blue Diamond Resorts de Cuba il y a quelques jours.
Dans un communiqué cité par le grossiste, Iberostar explique que, « dans le cadre d’un processus d’adaptation à l’environnement réglementaire international » et afin de préserver ses normes de qualité, de conformité et de gestion, Iberostar Cuba Hotels & Resorts cessera d’exploiter et de commercialiser un groupe d’hôtels à Cuba à compter du 1er juin.
Selon Sudameria, cette mesure met fin à toute relation commerciale, opérationnelle ou de marque entre Iberostar Cuba et les établissements concernés.
Les 12 hôtels touchés sont :
- Iberostar Grand Packard
- Iberostar Selection Ensenachos
- Iberostar Selection Holguín
- Iberostar Coral Holguín
- Iberostar Selection Esmeralda
- Iberostar Coral Esmeralda
- Iberostar Coral Ensenachos
- Iberostar Selection La Habana
- Iberostar Origin Bella Vista Varadero
- Iberostar Origin Laguna Azul
- Iberostar Origin Playa Pilar
- Iberostar Origin Playa Alameda
À compter du 1er juin, ces établissements ne seront plus gérés, commercialisés ni promus sous la marque Iberostar. Ils seront désormais exploités directement par Gaviota.
Meliá sous pression
Parallèlement, le groupe hôtelier espagnol Meliá, qui exploite entre 32 et 35 établissements à Cuba, fait face à une pression croissante pour préciser ses intentions à l’approche de l’échéance imposée par les autorités américaines.
Dans ses résultats du premier trimestre de 2026, Meliá a indiqué que seulement la moitié de sa capacité hôtelière à Cuba était alors opérationnelle. Le groupe, qui gère 34 établissements représentant plus de 5000 chambres sur l’île, affirme que les conditions actuelles ont entraîné une forte diminution de ses activités.
L’entreprise attribue cette situation à la crise énergétique provoquée par les sanctions américaines. Dans son rapport, elle souligne notamment que les difficultés d’approvisionnement en carburant ont contribué à l’annulation de nombreux vols directs vers Cuba, y compris en provenance du Canada, son principal marché émetteur.
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