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Jeudi,  14 mai 2026   13:06
Un an après son arrivée, French bee consolide sa présence au Canada
Marc-Antoine Blondeau, directeur général de French bee. [Pax Global Media]


De passage à Montréal, French bee a tenu, jeudi (30 avril), un événement de presse pour souligner le premier anniversaire de ses activités au Canada. La compagnie en a profité pour mettre de l’avant sa liaison directe entre Montréal et Paris, devenue un axe clé de son développement en Amérique du Nord.

Portée par une demande soutenue entre le Québec et la France, elle s’est rapidement imposée sur cet itinéraire grâce à une offre axée sur des tarifs compétitifs et des vols directs au départ de l’Aéroport de Paris-Orly.

Présent sur place, Marc-Antoine Blondeau, directeur général de French bee, a échangé avec les médias afin de revenir sur les performances de la dernière année et sur les ambitions du transporteur. L’événement se déroulait dans les bureaux d’Alinéa, sur la rue Molson.

« Il y a un an, jour pour jour, le 30 avril, nous opérions notre premier vol entre Paris et Montréal. Un an plus tard, nous sommes donc ravis de constater le succès de cette route vers Montréal », a-t-il déclaré.


[Pax Global Media]


Une première année encourageante pour un modèle low cost transatlantique

Les résultats confirment cet engouement. Sur la liaison Montréal–Paris, French bee affiche des taux de remplissage avoisinant les 90 %, un indicateur clé dans l’industrie.

« L’ouverture d’une nouvelle route comporte toujours une part de risque. On ne sait jamais si la clientèle sera au rendez-vous ni comment réagira la concurrence. Dans le cas de Montréal, nous avions toutefois identifié de solides atouts dans les deux sens du marché. Aujourd’hui, ces prévisions se confirment : la première année d’exploitation est une réussite », a souligné Marc-Antoine Blondeau.

« Nous avons atteint un taux de remplissage moyen de 90 %, ce qui est très satisfaisant pour une première année. Cela démontre que les clients apprécient l’expérience, qu’ils la recommandent et qu’ils reviennent. »

Montréal s’impose par ailleurs comme la troisième destination la plus fréquentée du réseau, après La Réunion et New York.

Depuis le lancement, la ligne totalise plus de 430 vols opérés et quelque 158 000 passagers transportés. En 2025, la compagnie revendique une part de marché de 12,1 % et propose des tarifs de 3 % à 8 % inférieurs à ceux de ses principaux concurrents.

Côté performance, le transporteur met de l’avant une réalisation complète de son programme de vols, combinée à une excellente ponctualité. Les prix d’appel débutent à 698 $ CAD aller-retour en classe économique, et à 1 647 $ CAD en cabine premium.


Cabine Premium. [French bee]


Enfin, le marché canadien confirme son importance stratégique, les voyageurs locaux représentant désormais 30 % du total des passagers sur cette liaison.


Une hausse du carburant qui pèse sur les coûts

Interrogé sur l’impact de la flambée du prix du kérosène, Marc-Antoine Blondeau explique que la situation exerce une pression importante sur les coûts d’exploitation.

À l’Aéroport de Paris-Orly, le prix est passé d’environ 750 dollars la tonne en février à près de 1 500 dollars aujourd’hui — soit le double.

« Évidemment, cela a un impact direct sur nos coûts », souligne-t-il.

Comme plusieurs transporteurs, French bee s’appuie sur des mécanismes de couverture (hedging) pour limiter les fluctuations. Grâce au soutien du Groupe Dubreuil, la compagnie bénéficie d’une protection partielle, sans toutefois échapper à la hausse.

Le carburant représente entre 25 % et 30 % des coûts d’exploitation. La compagnie a donc ajusté ses tarifs, avec une augmentation d’environ 50 euros par segment sur la liaison Montréal.

« Cette hausse ne compense pas entièrement la flambée des prix », précise le directeur.

Pour maintenir des tarifs compétitifs, le transporteur mise également sur un taux de remplissage élevé.


Classe économique. [French bee]


Innovation et reconnaissance

Dans les derniers mois, la compagnie s’est distinguée par plusieurs initiatives et distinctions récentes :

  • Élue « Marque de l’année 2026 » sur le marché français par les consommateurs, dans la catégorie des compagnies aériennes low cost ;
  • Classée première par Cirium en 2024 pour ses émissions par passager-kilomètre sur les liaisons transatlantiques ;
  • Déploiement d’un mode d’accessibilité inédit à bord, intégré au système de divertissement — une première mondiale.

La compagnie a aussi lancé son propre parfum d’ambiance, Fleur bleue, inspiré de ses destinations emblématiques comme La Réunion et Tahiti.


Une desserte optimisée et un réseau en consolidation

Opérée en vol de nuit au départ de Montréal, la liaison de French bee permet une arrivée en fin de matinée à l’Aéroport de Paris-Orly, plus proche du centre de Paris que l’Aéroport Paris-Charles-de-Gaulle, un format apprécié tant par la clientèle loisirs que d’affaires. La compagnie propose environ trois fréquences hebdomadaires, pouvant atteindre jusqu’à sept en haute saison.

Depuis Orly, le transporteur dessert un réseau ciblé de destinations long-courriers, dont Montréal, New York (Newark), Miami, Los Angeles, San Francisco, Tahiti et La Réunion.

Si Montréal constitue l’une des plus récentes liaisons du réseau, French bee mise avant tout sur la consolidation, en ajustant ses fréquences et en renforçant ses routes existantes plutôt que de multiplier les ouvertures.

Filiale du Groupe Dubreuil, la compagnie se positionne comme un acteur du long-courrier à tarifs accessibles, avec un modèle reposant sur une flotte moderne d’Airbus A350 et une volonté de démocratiser les voyages vers des destinations lointaines.

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