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Lundi,  18 mai 2026   2:37
Entrée en Europe : plus de 27 000 refus depuis le déploiement du système EES
L’aéroport de Munich. [Wikimedia Commons]


Des milliers de voyageurs ont été refoulés aux frontières européennes depuis le lancement du nouveau système d’entrée/sortie de l’Union européenne (Entry/Exit System, ou EES) en octobre dernier.

Selon les autorités à Bruxelles, plus de 52 millions de passages ont été enregistrés depuis la mise en place du système en octobre 2025. Sur cette période, l’entrée a été refusée plus de 27 000 fois.

Parmi ces refus, près de 700 cas concernaient des personnes « identifiées comme représentant une menace pour la sécurité de l’Union », selon les informations relayées par CTV.


Un système désormais pleinement opérationnel

Le système EES est devenu pleinement opérationnel à tous les points de passage des frontières extérieures des 29 pays participants le vendredi 10 avril.

Ce dispositif remplace les tampons dans les passeports par un enregistrement numérique. Il vise à rendre les déplacements vers l’Europe plus efficaces et plus sécuritaires, selon la Commission européenne.

« Avec le EES, nous reprenons le contrôle de qui entre et sort de l’Union européenne, quand et où », a expliqué Magnus Brunner, commissaire européen aux affaires intérieures.


Un périmètre élargi au-delà de l’UE

Le système s’applique dans 27 pays de l’Union européenne, à l’exception de l’Irlande et de Chypre. Il couvre également la Norvège, l’Islande, la Suisse et le Liechtenstein, qui ne font pas partie de l’UE, mais appartiennent à l’espace Schengen.

Dans le cadre du EES, les voyageurs non européens effectuant de courts séjours doivent fournir leur numéro de passeport, leurs empreintes digitales ainsi qu’une photo à des bornes automatisées.

Ces données sont ensuite stockées dans un dossier numérique, permettant aux autorités de partager plus facilement l’information et de suivre les entrées et sorties des voyageurs.

« Cela permettra aux autorités d’identifier les risques en temps réel et de mieux lutter contre les dépassements de séjour autorisé », a indiqué Henna Virkkunen, vice-présidente exécutive de la Commission européenne chargée de la sécurité et de la démocratie, citée par CTV.


Des inquiétudes sur les temps d’attente

Le déploiement du système suscite des préoccupations chez certains transporteurs et voyageurs, qui craignent un allongement des files d’attente dans les aéroports et les gares.

La Commission européenne affirme toutefois rester en contact étroit avec les États membres pendant la mise en œuvre, précisant que l’enregistrement prend en moyenne 70 secondes pour les ressortissants non européens.



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