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Jeudi,  12 mars 2026   10:16
Les possibles nouvelles exigences sur les médias sociaux inquiètent l’industrie touristique américaine
[Unsplash/Chris Hardy]

 

La U.S. Travel Association a publié une déclaration à la suite de l’information selon laquelle la U.S. Customs and Border Protection (CBP) pourrait demander l’historique des médias sociaux aux voyageurs provenant de pays participant au Visa Waiver Program.

L’organisme indique être préoccupé par cette éventuelle modification du formulaire ESTA, notamment en raison du manque de détails entourant la nature précise des informations qui pourraient être exigées et l’usage qui en serait fait.

Selon l’association, l’absence de clarté soulève des interrogations tant chez les voyageurs que chez les spécialistes de la sécurité, quant à la portée réelle d’une telle mesure.


Des craintes pour l’attractivité et la fréquentation touristique

Dans sa déclaration, la U.S. Travel Association rappelle que les voyageurs utilisant le programme d’exemption de visa se rendent aux États-Unis pour des raisons touristiques et d’affaires, contribuant ainsi à l’économie américaine.

L’organisme affirme qu’une exigence mal définie ou perçue comme intrusive pourrait décourager certains visiteurs de se rendre aux États-Unis, au profit d’autres destinations. Il rappelle également que les voyageurs concernés soutiennent de nombreux secteurs, notamment le commerce, l’hébergement et les services.

La U.S. Travel Association précise qu’elle reconnaît les efforts récents de l’administration américaine visant à améliorer la facilitation des voyages, notamment la modernisation de certaines politiques de la TSA (Transportation Security Administration), l’ajout d’agents de la CBP et la réduction des délais de traitement des visas.


Un appel à la collaboration

L’association indique souhaiter collaborer avec les autorités afin d’améliorer les processus d’entrée tout en préservant l’attrait des États-Unis comme destination.

Elle affirme vouloir contribuer aux discussions entourant toute modification éventuelle du programme ESTA, dans l’objectif de concilier sécurité et facilitation des déplacements internationaux.


Rappel du contexte

Cette intervention de la U.S. Travel Association survient après la publication, par la CBP, d’une proposition visant à élargir les informations demandées dans le cadre de l’ESTA, incluant jusqu’à cinq ans d’historique des médias sociaux pour certains voyageurs exemptés de visa.

Cette proposition fait actuellement l’objet d’une période de consultation publique de 60 jours. Les autorités américaines ont précisé qu’aucun changement n’est en vigueur pour le moment.

Rappelons aussi que les citoyens du Canada voyageant avec un passeport canadien ne sont pas soumis à l’ESTA.




Les É.-U. élargissent leur interdiction de voyage à 20 autres pays

Parallèlement à cette proposition concernant l’ESTA, l’administration Trump a annoncé, le 16 décembre, l’élargissement des restrictions d’entrée aux États-Unis à 20 pays supplémentaires, doublant ainsi la portée des mesures dévoilées plus tôt cette année.

L’interdiction complète de voyage, annoncée en juin, visait déjà l’Afghanistan, le Myanmar, le Tchad, la République du Congo, la Guinée équatoriale, l’Érythrée, Haïti, l’Iran, la Libye, la Somalie, le Soudan et le Yémen. Des restrictions renforcées avaient également été imposées au Burundi, à Cuba, au Laos, à la Sierra Leone, au Togo, au Turkménistan et au Venezuela.

Le 16 décembre, l’administration a étendu l’interdiction totale à cinq autres pays : le Burkina Faso, le Mali, le Niger, le Soudan du Sud et la Syrie. Elle a aussi interdit l’entrée aux personnes voyageant avec des documents émis par l’Autorité palestinienne, le Soudan du Sud étant déjà soumis à d’importantes restrictions.

Par ailleurs, des restrictions partielles ont été étendues à 15 autres pays : l’Angola, Antigua-et-Barbuda, le Bénin, la Côte d’Ivoire, la Dominique, le Gabon, la Gambie, le Malawi, la Mauritanie, le Nigeria, le Sénégal, la Tanzanie, les Tonga, la Zambie et le Zimbabwe.

Ces mesures concernent à la fois les voyages temporaires et l’immigration et doivent entrer en vigueur le 1er janvier.

L’administration invoque des enjeux liés à la sécurité nationale, à l’application des lois sur l’immigration et à la fiabilité des systèmes d’identification et de contrôle dans les pays concernés.


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