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Une vague d’attentats terroristes frappe la Tunisie, l’Égypte et Lyon
27 morts aujourd’hui, dans la station tunisienne de Port el Kantaoui, un massacre évité de justesse à Louxor, en Égypte : ces deux pays du Proche Orient ont-il encore un avenir touristique? On peut se le demander. L’attentat qui s’est soldé par 27 morts et 12 blessés sur la plage de l’hôtel Impérial Marhaba (un établissement de la chaîne RIU), à Port el Kantaoui, survient trois mois après celui qui a fait 21 victimes au musée du Bardo, à Tunis. Les touristes sont directement visés. C’est aussi le cas à Louxor, en Égypte, où, mercredi, les policiers postés à l’entrée du temple de Karnak ont intercepté trois assaillants qui se préparaient à perpétrer un massacre. Quelques 600 touristes se trouvaient alors dans le temple. Mais les policiers sont parvenus à limiter les dégâts à quatre blessés légers (deux policiers et deux civils égyptiens), sans compter les trois assaillants (un mort et deux blessés).
Les djihadistes semblent maintenant cibler directement les touristes pour ébranler le pouvoir qui a besoin de la contribution qu’ils apportent à l’économie, analyse l’Agence France Presse pour l’Égypte. Manifestement, c’est aussi le cas pour la Tunisie, dont l’économie est largement tributaire du tourisme. L’attentat du Bardo a fait chuter la fréquentation touristique de 21% depuis le début de l’année. Aujourd’hui, la compagnie aérienne Jet Air et le grossiste Thomas Cook ont déjà annoncé qu’ils suspendaient leurs vols vers la Tunisie jusqu’au 29 juin et d’autres voyagistes affrètent des avions pour rapatrier leurs clients.
Un attentat a également été déjoué à Saint-Quentin Fallavier, près de Lyon, où un individu fiché comme «radicalisé», en 2006, a tenté de forcer l’entrée d’une usine de gaz industriels et de produits chimiques. Bilan : un mort et deux blessés légers. Dans ce cas, les touristes n’étaient pas ciblés.