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Jeudi,  10 septembre 2026   21:58
Plus de confort à bord du 787 d’Air Canada!

Peu importe notre âge, on retombe illico en enfance en découvrant la cabine de pilotage d’un avion. Alors imaginez quand il s’agit de celle du Dreamliner 787 de Boeing, considéré comme l’un des appareils les plus sophistiqués sur le marché ! Samedi dernier, des représentants des médias et des professionnels du voyage ont pu visiter l’appareil tant attendu dans les hangars d’Air Canada, à Ville Saint-Laurent.

Même le pilote Daniel Marchessault affirme être excité chaque fois qu’il prend les commandes de l’avion, qui a effectué ses premiers vols entre Toronto et Tel Aviv cet été. «C’est fantastique à tout point de vue !» tranche-t-il en expliquant la fonction des différents boutons et manettes qui se trouvent devant nous.

Bye bye décalage horaire ?

Louise McKenven, première directrice développement du produit et gestion de la marqueEn plus de consommer peu de carburant et de permettre une réduction des coûts de maintenance (20% de moins que le 767-300ER qu’il est appelé à remplacer), ce nouvel appareil propose une expérience beaucoup plus confortable. Il ne s’agit pas simplement d’espace, de fauteuils ou de matériaux, mais aussi de détails qui aident les passagers à combattre les effets du décalage horaire.  «Ce qui le cause, c’est le manque de lumière et d’humidité et la pressurisation», rappelle Louise McKenven, première directrice développement du produit et gestion de la marque.  Comme l’appareil n’est pas fait de métal, mais bien de composite […], il est possible de maintenir un niveau d’humidité plus élevé en cabine.» La directrice affirme même arriver à porter ses lentilles cornéennes en vol, elle qui avait l’habitude de les enlever à cause de la sécheresse de l’air.

«L’adaptation à la lumière extérieure aide aussi beaucoup, poursuit-elle. Il faut que le corps capte les signaux lumineux.» En plus d’être plus grands (30% plus que les autres), les hublots ne sont plus dotés de volets. Un système de réglage d’intensité de l’éclairage activé par un simple bouton a été mis en place. La gradation électrochromique modifie la teinte du hublot, le faisant passer de totalement transparent à complètement sombre. Leur taille permet même aux passagers assis au centre de l’appareil de voir à l’extérieur.

Un look plus sobre

Louise McKenven a participé aux différentes étapes du design. Elle s’est entourée de collaborateurs de choix, comme Teague, qui a aussi travaillé avec Boeing, pour développer l’intérieur de la cabine. «Nous allons quitter les palettes de bleu pour aller vers le plus sobre, vers les gris et les textures, avec le rouge comme couleur d’accent.» L’un des objectifs est de plaire à la clientèle internationale.

Le système de divertissement a aussi connu un revamping complet. «Il est plus proche de l’expérience d’une tablette», explique la directrice en faisant défiler le menu sur l’écran. Des jeux développés par la compagnie québécoise DTI Software ont aussi été ajoutés, en plus de livres audio. Bien entendu, le choix de films reste très grand et diversifié !

la Classe AffairesUne foncton «clavardage» sera par ailleurs ajoutée dans quelques mois, afin de permettre aux passagers de communiquer entre eux à partir de l’écran.  «Ce sera sur invitation», précise Louise McKenven.

Trois classes distinctes

La Classe affaires internationale offre 20 loges avec fauteuil-lit doté d’un coussin pneumatique ajustable. Il est possible de l’incliner complètement pour dormir à l’horizontale. L’écran de divertissement est de 46 cm (18 po) et accompagné d’une manette tactile. La configuration 1-2-1 garantit un accès direct au couloir.

Unique en Amérique du Nord, la classe Économique Privilège permet l’enregistrement prioritaire et la livraison des bagages aux aéroports, en plus de sièges plus larges, d’un espace de 97 cm (38 po) pour les jambes et d’une inclinaison marquée (18 cm – 7 po). Des repas haut de gamme sont servis, ainsi que des consommations gratuites.

La classe économique peut accueillir 210 passagers en configuration 3-3-3. Le confort est similaire à celui proposé par les autres appareils. Chaque siège est muni d’un écran tactile intuitif. Le contenu est le même que celui des deux autres classes, mais l’écran est plus petit (22 cm – 9 po). Une prise USB et une prise électrique multivoltage sont aussi accessibles près du siège.

La Classe ÉconomiqueDétail à ne pas négliger : l’espace des coffres supérieurs, qui pourra accueillir un nombre plus important de bagages à roulettes.

Air Canada a commandé 37 appareils 787 Dreamliner de Boeing. Depuis cet été, l’appareil effectue le trajet Toronto-Tel Aviv. Depuis le 26 octobre, la liaison Vancouver-Shanghai est aussi assurée par le Dreamliner. Dès la mi-décembre, il en sera de même pour les vols Vancouver-Tokyo. D’ici la fin de 2015, onze appareils devraient être en opération.

Info : aircanada.ca

Une liaison entre Montréal et Pékin

Le Dreamliner pourrait bien être mis à contribution pour relier Montréal à Pékin, comme la communauté québécoise des affaires et les acteurs de l’industrie du tourisme l’appellent de tous leurs vœux. De passage à Shanghai, le premier ministre, Philippe Couillard, a indiqué qu’une rencontre à ce sujet est prévue à Pékin. Devraient y participer : des représentants d’Air Canada, le président d’Aéroports de Montréal, James Cherry, et des responsables de l’aviation civile chinoise. En marge d’un dîner-conférence auxquels participaient 400 membres des communautés des affaires québécoise et chinoise, James Cherry a indiqué que la route serait exploitée par Air China, en partenariat avec Air Canada.

Air China, qui exploite une flotte de plus de 300 appareils, dessert déjà Toronto et Vancouver. La compagnie est membre de Star Alliance depuis 2007. Elle a commandé une quinzaine de B787 Dreamliner et devrait recevoir les premiers à la fin de 2015. 

 

 

 

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