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Jeudi,  16 juillet 2026   9:26
Le WTTC presse Barcelone de renoncer à une hausse de la taxe sur les croisiéristes
[Pexels : Kao Jimmy]


Le Conseil mondial du voyage et du tourisme (WTTC) exprime ses préoccupations face au projet de Barcelone d'augmenter la taxe touristique imposée aux passagers de croisière en escale de courte durée.

Selon l'organisation, cette mesure pourrait affaiblir la compétitivité de la ville par rapport aux autres ports de croisière de la Méditerranée et entraîner des conséquences économiques inattendues.


« Une position concurrentielle défavorable »

« Bien que nous comprenions les défis complexes liés à la gestion d'une destination de calibre mondial, le projet d'augmenter la taxe touristique sur les passagers de croisière en escale de courte durée pourrait placer Barcelone dans une position concurrentielle défavorable par rapport à d'autres ports méditerranéens », affirme Gloria Guevara, présidente et chef de la direction du WTTC.


Un impact sur les dépenses et l'emploi

Selon le WTTC, l'expérience d'autres destinations montre que les hausses soudaines de taxes produisent rarement les effets recherchés.

L'organisation soutient qu'une augmentation des coûts pour les visiteurs pourrait réduire les dépenses effectuées à terre par les croisiéristes, avec des répercussions possibles sur les entreprises locales et l'emploi.

Le WTTC rappelle que Barcelone accueille environ quatre millions de passagers de croisière par année. Les passagers qui y débutent leur croisière y dépensent en moyenne environ 255 € chacun, tandis que l'industrie des croisières a généré 11,9 M€ de recettes fiscales pour la Ville en 2024.


Le rôle des croisières dans le tourisme

Le WTTC évoque également des données de la CLIA selon lesquelles plus de 60 % des croisiéristes retournent ultérieurement visiter une destination qu'ils ont découverte lors d'une croisière, illustrant le rôle du secteur comme vecteur de futurs séjours.

L'organisation souligne par ailleurs que Barcelone fait déjà face à un ralentissement de la demande internationale. Elle mentionne notamment un recul de 3,3 % du nombre de passagers de croisière en transit en 2024 ainsi que des prévisions de croissance des dépenses internationales limitées à 2,7 % en 2025.


Miser sur la concertation

Plutôt que d'alourdir la fiscalité, le WTTC recommande aux autorités locales de travailler avec l'industrie touristique afin de trouver des solutions conciliant les objectifs de durabilité et les retombées économiques.

« L'avenir d'un tourisme durable ne peut pas reposer sur des ajustements fiscaux à court terme. Il exige une planification à long terme, une véritable consultation de l'industrie du voyage et la participation active de toutes les parties prenantes », conclut Gloria Guevara.



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