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L’Autriche se valse à Montréal
C’est dans l’espace Autriche de l’University Club de Montréal que le Consulat Général d’Autriche et sa section commerciale, Advantage Austria, ont convié, hier soir (23 novembre) une cinquantaine d’agents à découvrir ou redécouvrir les atours de la patrie de Mozart. À main levée, 40% des participants à cette soirée avaient déjà visité l’Autriche. L’objectif de cette présentation a consisté à dévoiler les attraits touristiques de l’Autriche, ceux qui divergent des idées reçues et des stéréotypes convenus.
Et quels sont-ils ces clichés autrichiens? Sissi et les palais clinquants, Julie Andrews et la Mélodie du Bonheur, Arnold Schwarzenegger, la valse viennoise et ses nombreux bals tout au long de l’année?
«Oui, cela fait partie de l’image de notre pays, mais cet arbre cache une forêt d’autres possibilités et activités», lançait à l’assemblée Anna Kubin, responsable en relations commerciales pour Advantage Austria.
Advantage Austria a pour mission d’offrir aux entreprises autrichiennes des prestations et des partenariats avec les acteurs économiques des 70 pays dans lesquels elle a une représentation. Si le consulat d’Autriche est situé à Toronto, Advantage Austria possède un bureau sur la rue Sherbrooke à Montréal. Il s’est adjoint, hier soir, la compagnie de plusieurs exposants.
Au rang de ceux-ci Austrian Airlines et sa représentante Kim Brisebois. Cette dernière est fort connue des agents pour avoir œuvré chez Swiss International Airlines, qui fait partie de l’entité Lufthansa, au même titre qu’Austrian Airlines. La compagnie nationale, créée en 1957, compte aujourd’hui 80 appareils qui desservent 130 destinations à travers le monde. Les vols vers le Canada atterrissent, depuis Vienne, à Toronto, à raison de quatre rotations par semaine en hiver et d’un vol quotidien en été.
« L’aéroport de Vienne a cette particularité d’être construit à la verticale, sur trois étages. Cela permet à vos clients, en situation de correspondance, de passer d’une porte à l’autre en l’espace de cinq minutes», soulignait Kim Brisebois.
Autre vitrine de l’Autriche, présente hier soir, le groupe Autriche Pro France, un regroupement d’hôtels de charme dont la caractéristique est d’offrir un service en français à ses invités. À l’origine de cette idée, un directeur du tourisme autrichien qui officiait en France dans les années 80. À son retour en Autriche, il a développé l’idée, auprès des hôteliers, d’offrir un service en français afin d’attirer cette clientèle au potentiel considérable. Aujourd’hui ce sont 70 établissements de type familial, disséminés en Autriche, dans la région du Tyrol et en Bavière qui garantissent une communication en français. Le centre de réservation, accessible en français, lui aussi, promet une commission de 10% aux agents passant par ses services.
Eurofun permet à ceux qui souhaitent des vacances actives de profiter de services et d’informations spécifiques. Amateurs de randonnées ou de circuits à vélo, Eurofun et ses filiales Eurohike et Eurobike, leur concoctent des circuits et s’occupent du transport des bagages d’un hébergement à l’autre. Services, informations, cartes, tout est prévu pour circuler à pied ou à deux roues, en Autriche et dans les pays alentour.
Arnulf Gressel, Vice-Consul d’Autriche, tenait, pour sa part, à faire une présentation plus générale de son pays, indiquant que 2016 verrait les commémorations du centenaire de la mort de l’empereur François-Joseph, célèbre pour avoir dirigé le pays pendant 68 ans, mais plus célèbre pour être le mari de Sissi.
«L’Autriche a accueilli 37.6 millions de visiteurs en 2014. Sur ce nombre 101 000 provenaient du Canada. Ceux-ci passent en moyenne 2.5 nuits en Autriche, avant de continuer leur circuit qui les mène dans plusieurs pays d’Europe. Nous sommes ici ce soir pour faire grimper ces chiffres et dévoiler les intérêts qu’il existe à visiter notre pays plus en profondeur, évoquait-il. Atterrir à Vienne positionne vos clients à 3 heures, au maximum, des points d’intérêts de l’Europe entière.»
Selon son vice-excellence, la moyenne d’âge des visiteurs canadiens se situe, en majorité, entre 25 et 35 ans. 68% d’entre eux y viennent en été et la moitié d’entre eux concentrent leur séjour sur Vienne.
«Notre capitale est une ville de carte postale, mais également une ville moderne. Elle offre une palette complète de prestations touristiques, musées, palais, pâtisseries, des centaines de concerts et de bals, des marchés de Noël pour nos visiteur hivernaux. Et, pour l’avoir testé moi-même, la bière est trois fois moins chère à Vienne qu’à Toronto», affirmait Arnulf Gressel.
Cette soirée à l’autrichienne n’aurait pas été complète sans quelques pas de valse ou un air d’opéra. L’assemblée présente a eu droit aux deux prestations, respectivement sur des airs de Strauss et de la Mélodie du bonheur.