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L’Alexandr Pushkin de retour à Montréal sous un autre nom
Il a beau avoir changé de nom et de nationalité, il n’a pas changé de dégaine, du moins à l’extérieur.
Avec sa coque noire et ses superstructures blanches, le Marco Polo, qui était amarré, hier au quai Alexandra dans le Vieux Port de Montréal, a conservé la même silhouette que lorsqu’il fréquentait assidûment Montréal sous le nom d’ «Alexandr Pushkin», dans les années soixante et soixante-dix. Une centaine d’invités, parmi lesquels une quinzaine d’agents de voyages avaient été conviés à un dîner à bord dans le cadre d’une cérémonie commémorative.
Juste après sa mise en service par la Baltic Shipping Company, en août 1965, l’Alexandr Pushkin, a entamé une série de 114 traversées transatlantiques entre Saint-Pétersbourg (qui s’appelait alors Leningrad) et Montréal. Il faisait alors escale à Bremershaven, Londres et Le Havre. Rénové en 1975, il a effectué, entre Montréal et Saint-Pierre et Miquelon, plusieurs croisières qui étaient très prisées de la clientèle québécoise, non seulement à cause de l’itinéraire et des tarifs plus qu’alléchants, mais aussi de l’ambiance bon enfant qui régnait à bord.
Il a plus tard été mis en service sur le marché allemand, puis en Australie et, après la chute du régime soviétique, il a été racheté par des intérêts britanniques, l’intérieur a été entièrement refait et il a été rebaptisé «Marco Polo». Actuellement propriété du groupe grec Global Maritime Group, il est commercialisé par la compagnie Cruise Maritime Voyages, qui exploite six paquebots.
«Nos clients sont britanniques à 90% et pour le reste, nous avons aussi des Australiens et des Américains», indiquait Mike Hall, chef marketing de Cruise Maritime Voyages, qui avait fait le voyage depuis Londres pour l’occasion.
L’escale à Montréal coïncidait presque exactement avec le 50e anniversaire de la mise en service de l’Alexandr Pushkin, qui a appareillé de Leningrad, en route vers la métropole québécoise, le 14 août 1965. Le navire, avait appareillé de Londres, trois semaines plus tôt, avec 750 passagers à bord. Il effectuait une croisière de 36 jours qui l’a amené en Islande, au Groenland, à Terre-Neuve, au Cap-Breton, à l’Île du Prince-Édouard et à Québec.
Après un cocktail du capitaine au cours duquel le champagne coulait à flots, les invités ont eu droit aux discours traditionnels, à un spectacle donné par la troupe du navire et à un dîner gastronomique. Parmi les invités conviés hier, figurait une française qui a fait la traversée à bord du Pushkin dans les années soixante-dix pour immigrer à Montréal, en compagnie de ses parents.
L’auteur de ces lignes, qui a effectué une croisière sur le navire à cette époque, a eu l’occasion de constater que l’intérieur ne ressemblait vraiment plus à l’original. Jadis, la décoration était plutôt rudimentaire, pour ne pas dire spartiate. Aujourd’hui, les salons, les bars, les aires communes et les cabines ressemblent à ceux de la plupart des navires de croisière que nous connaissons.
