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Dimanche,  15 mars 2026   16:45
L’Alexandr Pushkin de retour à Montréal sous un autre nom

Il a beau avoir changé de nom et de nationalité, il n’a pas changé de dégaine, du moins à l’extérieur.

Avec sa coque noire et ses superstructures blanches, le Marco Polo, qui était amarré, hier au quai Alexandra dans le Vieux Port de Montréal, a conservé la même silhouette que lorsqu’il fréquentait assidûment Montréal sous le nom d’ «Alexandr Pushkin», dans les années soixante et soixante-dix. Une centaine d’invités, parmi lesquels une quinzaine d’agents de voyages avaient été conviés à un dîner à bord dans le cadre d’une cérémonie commémorative.

La troupe d’animation s’est produite dans un numéro de danses russes pour rappeler les origines du navireJuste après sa mise en service par la Baltic Shipping Company, en août 1965, l’Alexandr Pushkin, a entamé une série de 114 traversées transatlantiques entre Saint-Pétersbourg  (qui s’appelait alors Leningrad) et Montréal. Il faisait alors escale à Bremershaven, Londres et Le Havre. Rénové en 1975, il a effectué, entre Montréal et Saint-Pierre et Miquelon, plusieurs croisières qui étaient très prisées de la clientèle québécoise, non seulement à cause de l’itinéraire et des tarifs plus qu’alléchants, mais aussi de l’ambiance bon enfant qui régnait à bord.

Il a plus tard été mis en service sur le marché allemand, puis en Australie et, après la chute du régime soviétique, il a été racheté par des intérêts britanniques, l’intérieur a été entièrement refait et il a été rebaptisé «Marco Polo». Actuellement propriété du groupe grec Global Maritime Group, il est commercialisé par la compagnie Cruise Maritime Voyages, qui exploite six paquebots.

«Nos clients sont britanniques à 90% et pour le reste, nous avons aussi des Australiens et des Américains», indiquait Mike Hall, chef marketing de Cruise Maritime Voyages, qui avait fait le voyage depuis Londres pour l’occasion.

L’escale à Montréal coïncidait presque exactement avec le 50e anniversaire de la mise en service de l’Alexandr Pushkin, qui a appareillé de Leningrad, en route vers la métropole québécoise, le 14 août 1965. Le navire, avait appareillé de Londres, trois semaines plus tôt, avec 750 passagers à bord. Il effectuait une croisière de 36 jours qui l’a amené en Islande, au Groenland, à Terre-Neuve, au Cap-Breton, à l’Île du Prince-Édouard et à Québec.

Silvie Gauthier et Barbara Paquin, de Voyages Charterama, étaient venues de Trois-Rivières pour l’occasionAprès un cocktail du capitaine au cours duquel le champagne coulait à flots, les invités ont eu droit aux discours traditionnels, à un spectacle donné par la troupe du navire et à un dîner gastronomique. Parmi les invités conviés hier, figurait une française qui a fait la traversée à bord du Pushkin dans les années soixante-dix pour immigrer à Montréal, en compagnie de ses parents.

L’auteur de ces lignes, qui a effectué une croisière sur le navire à cette époque, a eu l’occasion de constater que l’intérieur ne ressemblait vraiment plus à l’original. Jadis, la décoration était plutôt rudimentaire, pour ne pas dire spartiate. Aujourd’hui, les salons, les bars, les aires communes et les cabines ressemblent à ceux de la plupart des navires de croisière que nous connaissons.

Sur la photo, prise à l’issue du dîner, on reconnaît, assis, Michel et Suzanne Wong Kee Song, d’Agents de voyage International/Voyages Volmar, et Flavie Grandcourt, de Voyages Polar Bear. À l’arrière : Dorothy Yellin, de Voyages Concierge DeLuxe, et Judith Farovitch, de Maison de Voyages

 

 

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