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En croisière sur la Seine de Honfleur à Paris
Invité par Transat Découvertes et CroisiEurope, notre journaliste effectue actuellement une croisière sur la Seine de Honfleur à Paris, à bord du Botticelli, un bâtiment de 110 mètres de long, d’une capacité de 156 passagers. Le deuxième jour de la croisière, il a arpenté les rues et les quais de Honfleur à pied et, en après-midi, il a participé à une excursion qui lui a permis de découvrir Deauville, Trouville et le pays d’Auge. En soirée, le Botticelli a appareillé et entrepris la remontée de la Seine jusqu’à Rouen.
J’ignorais que l’histoire et la topographie de Honfleur étaient étroitement liées aux relations avec le Canada, ou plus précisément de la Nouvelle-France. C’est pourtant pour soutenir le commerce des fourrures et la pêche à la morue que Colbert, le tout puissant ministre de Louis XIV, a fait agrandir le Vieux Bassin, ce petit port intérieur bordé de maisons du XVIIe siècle, qui est devenu la marque iconographique de la ville normande. À l’époque, il y avait trois greniers à sel à Honfleur. On y entreposait le sel qui devait servir à saler la morue pêchée sur les bancs de Terre-Neuve. Il en reste deux, dont un au bord du vieux bassin. Avec son clocher et son vitrail en ogive, on pourrait croire qu’il s’agit d’une chapelle. Il accueille aujourd’hui des expositions et, dans le bassin, les voiliers et les yachts de plaisance ont remplacé les bateaux des pêcheurs terre-neuvas.

Déclassée par Le Havre qui, de l’autre côté de l’estuaire de la Seine, est devenu le grand port de commerce de la côte normande, Honfleur s’est recyclée dans le tourisme avec succès. Aujourd’hui, trois millions de visiteurs viennent flâner dans ses rues tortueuses et se prélasser aux En coulisses, l’église Ste-Catherine est un des édifices les plus curieux qu’il m’ait été donné de voir. Construite en bois, elle a brûlé plusieurs fois et au début du XIXe siècle, elle a été reconstruite, toujours en bois, mais ses maîtres d’œuvre ont pris soin de dissocier le clocher du corps principal du bâtiment. Ainsi, s’il était frappé par la foudre, comme ce fut le cas à plusieurs reprises, au cours des siècles précédents, les nefs, situées de l’autre côté de la place, auraient été épargnées de l’incendie. Le procédé a été couronné de succès, puisque les nefs (il y en a deux), avec leurs magnifiques charpentes de bois, sont encore debout.
En après-midi, je me suis joint aux passagers qui avaient opté pour une excursion sur la Côte Fleurie. Nous avons emprunté des petites routes du Pays d’Auge, où nous avons visité le domaine du Château de Breuil, qui distille l'un des meilleurs calvados de la région (arrêt et dégustation, bien sûr!). Ensuite, nous avons gagné Deauville où j’ai arpenté les fameuses « planches » d’azobé qui festonnent la très large plage, fait une brève incursion dans les salles de jeux du fameux casino, et me suis enfoncé dans les rues bordées de magasins de luxe et de somptueuses villas normandes à colombages et pignons.
Nous sommes rentrés au bateau en fin d’après-midi et un peu plus tard, le Botticelli a largué les amarres pour entreprendre de remonter la Seine. Pendant que nous naviguions, la nature s’est ingéniée à plagier une toile de Monet : le soleil déclinant, drapé d’une mousseline de nuages, dardait quelques rayons languissants sur les installations portuaires du Havre qui s’estompaient près de l’horizon. Il était près de 21h lorsque nous sommes passés sous le pont de Normandie qui, avec ses 2 143 mètres de long et sa silhouette épurée sous un jeu de haubans, est un des ouvrages d’ingénierie les plus élégants d’Europe. Quelques minutes plus tard, nous passions entre les deux pylônes du pont de Tancarville, plus connu, mais moins spectaculaire.
Lisez aussi les comptes rendus de ses premier et troisième jours à bord du Botticelli.