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Mercredi,  10 juin 2026   21:12
Dubaï entre une forêt de gratte-ciels et quelques souks

Notre journaliste s’est joint à 22 agents de voyages qui participent à l’éducotour aux Émirats Arabes Unis organisé par le voyagiste Godubaï. Le groupe, qui a voyagé sur Qatar Airways, est arrivé à l’aéroport international de Dubaï – le septième au monde en termes de trafic et le premier pour le nombre de passagers internationaux – dans la soirée du jeudi 19 mars. Le lendemain, il entamait la première journée de découverte de l’émirat le plus peuplé et le plus touristique de la Fédération des Émirats Arabes Unis. Une journée qui permettra aux participants de ce voyage de familiarisation de faire le tour de la presqu’île connue sous le nom de The Palm Jumeirah et de musarder aux pied du Burj-Al-Arab, seul hôtel (autoproclamé) «sept étoiles» du monde.

Le groupe (presque) au complet sur le pont supérieur du yachtAménagée à une trentaine de kilomètres au sud-ouest du centre-ville Dubaï Marina est le plus grand port de plaisance artificiel du monde. Ce qui n’étonne pas dans cet état des Émirats Arabes Unis où l’artifice est d’autant plus révéré qu’il est un formidable générateur de devises. J’avais visité l’endroit en 2007. La forêt de grues, qui hérissait les lieux à l’époque, a fait place aujourd’hui à un bouquet fourni de gratte-ciels.

Selon le site Skyscrapers.com, qui fait autorité en la matière, un gratte-ciel est un édifice comptant plus de 12 étages pour une hauteur minimale de 35 mètres ou 115 pieds. Dubaï en compte actuellement 528, dont environ 200 sont situés à Dubaï Marina. «C’est devenu notre second centre-ville», explique Inès, la guide d’origine tunisienne qui nous pilote dans l’émirat.

C’est par une croisière sur un yacht privé amarré à cette marina hors normes, aménagée le long d’un canal de 10 kilomètres de long, que nous débutons notre tournée de familiarisation. «La croisière qu’effectuent nos clients dure habituellement 3h30, mais comme nous voulons vous faire découvrir tous les endroits où nous emmenons les clients, nous l’avons raccourcie à deux heures», explique Caroline Lavictoire, présidente de Voyages Fontainebleau et de sa division grossiste, Godubaï, qui nous accompagne toute la semaine.

Le Burj-Al-ArabCette version abrégée de la croisière nous permet malgré tout de faire le tour du «croissant», la digue d’enrochements et de sable qui protège contre les marées les 16 branches de The Palm Jumeirah, la presqu’île artificielle (encore!) en forme de palmier où se dressent une cinquantaine d’hôtels et plusieurs centaines de résidences secondaires.  Nous passons notamment devant l’extravagant (mais qu’est-ce qui ne l’est pas, à Dubaï?) hôtel Atlantis (que nous visiterons deux jours plus tard) et allons lécher les pieds de l’aussi extravagant et très élégant Burj-Al-Arab, dont la silhouette, en forme de voile de bateau gonflée par le vent fut longtemps l’emblème architectural de l’émirat (un titre aujourd’hui détenu par Burj Khalifa, la plus haute tour du monde, dont nous reparlerons).

Le Palm Jumeirah est le premier et, actuellement le seul mené à terme, de quatre projets destinés à doter le littoral de Dubaï de 120 kilomètres de plages supplémentaires. Les deux autres «Palm» et «The World» (l’archipel évoquant la carte du monde) qui devaient être achevés aujourd’hui ont été laissé en plan, faute de capitaux frais, après la crise économique de 2008. Les travaux auraient aujourd’hui repris sur The World, nous dit-on.

Dans les souks de la vieille ville

Deux heures et quelques verres de mousseux plus tard, nous débarquons pour mettre le cap sur la vieille ville où nous joignons l’utile à l’agréable, l’utile étant la visite de l’hôtel Melia Dubaï (un élégant cinq étoiles de 164 chambres) et l’agréable, le lunch autour d’un somptueux buffet.

Dans le souk de l’or, à DeiraAprès une pause à notre hôtel (le Park Regis), un autre cinq étoiles, où logent tous les groupes de Godubaï, nous repartons vers la vieille ville pour écumer (enfin pas trop) le souk de l’or. Devant les bijouteries, des rabatteurs indiens, pakistanais ou afghans tentent de nous entraîner dans les échoppes bordant d’étroites venelles. On y écoule des tonnes de sacs, de montres et de guenilles de contrefaçon. Après une incursion dans le souk voisin – celui des épices – nous embarquons à bord d’abras, ces bateaux-navettes qui permettent de traverser le bras de mer qui scinde la vieille ville en deux : Bur Dubaï au sud-ouest et Deira, au nord-est. Les «dhows», ces boutres à grosses panses qui sillonnaient les eaux du golfe Persique avec leurs cargaisons pas toujours très licites sont moins nombreux que lors de mon premier passage dans la région, mais le trafic est toujours aussi dense et bordélique sur ce plan d’eau d’une largeur d’environ un kilomètre que les locaux ont baptisé «the creek».

Sur l’autre rive – celle de Bur Dubaï – nous nous enfonçons dans les viscères du souk aux tissus. Là, quelques dames de groupe en profitent pour s’acheter des abayas, ces robes noires qui constituent la tenue éminament pudique des femmes émiraties. L’objectif étant d’être décemment vêtues pour être admises dans la mosquée d’Abou Dhabi

Le soir, nous soupons sur la terrasse du Barjeel un restaurant traditionnel (au menu : mezze, soupe aux lentilles, boulettes d’agneau, chawarmas de poulet et autres falafels) niché au cœur d’une reconstitution d’un quartier traditionnel (habitatiosn en adobe agrémentées de tours à vents qui permettent de ventiler l’intérieur).

Nous terminons la soirée au bar du 19 étage de nôtre hôtel, le Park Regis.

Sur fonds des gratte-ciels de Dubaï Marina, on reconnaît Charles Lussier et Caroline Lavictoire, de Voyages Fontainebleau (et Godubaï), Annie Pauzé, de Voyages sans Frontière à Drummondville, Fannie Tetreault, de Voyages Sirenis à Bromont, et Annie Bélanger, de Voyages Vasco Charlebourg.

À la poupe de notre yacht, Nathalie Émond, de Voyages Couleurs du Monde à Candiac, Bernard Adam, de Centre de Croisières à Ottawa, et Louise Desjardins, de Club Voyages Marinair à Ste-Thérèse, se préparent à embarquer.

Sur le pont supérieur du yacht, Richard Mercier, de Club Voyages Fascination à Ste-Marie-de-Beauce, foudroie le photographe du regard.

Sur l’abra qui va leur faire traverser la «Crique», on reconnaît Denis Janelle, de Voyages Fontainebleau à Blainville, Pier-Ann Mercier et Richard Mercier, de Club Voyages Fascination à Ste-Marie-de-Beauce, Martine Bissonnette, de Club Voyages Raymonde Potvin, à Ste-Catherine (masquée par son appareil-photos), et Diane Pépin, De Less Go, à St-Nicéphore.

Nathalie Émond, de Voyages Couleurs du Monde à Candiac, Chantal Despins, de Club Voyages Alfa à Québec, et Annie Bélanger, de Vasco Charlebourg, acceptent de faire quelques accommodements raisonnables qui leur ouvriront les portes de toutes les mosquées des Émirats (et de celles du Québec aussi).

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