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Samedi,  17 octobre 2026   16:46
CFC devient Ambassador Croisières: entrevue avec la présidente, Maëlysse Pierrot-Guibourt
À gauche : Le Renaissance. À droite : Maëlysse Pierrot-Guibourt, présidente d'Ambassador Croisières.

Tout en réaffirmant son identité 100% française, CFC a profité de la tenue de l’IFTM, rendez-vous des professionnels du tourisme à Paris, pour annoncer son changement de nom pour Ambassador Croisières.

Ce changement s’inscrit dans une volonté de croître aux côtés d’Ambassador Cruise Line, entreprise anglaise à laquelle CFC s’est alliée en 2025. 

L’objectif est clair : faire dAmbassador l’une des compagnies de croisière européenne de référence pour les 50 ans et plus.

« L'idée du groupe, c'est de développer une marque européenne tout en préservant l'ADN local de chacun des pays dans lesquels il va opérer, a expliqué Maëlysse Pierrot-Guibourt, présidente, en entrevue avec PAX. Pour développer une marque globale, c'est quand même mieux quand on s'appelle tous pareil ! »

Maëlysse PIERROT-GUIBOURT, présidente d'Ambassador Croisières. [AndyHumbert]

La présidente assure toutefois que seul le nom changera au sein de l’entreprise fondée à Marseille en 2022. « Nous changeons de nom, mais nous ne changeons absolument pas qui nous sommes. Nos fondamentaux restent les mêmes. Notre ADN est toujours bien présent. Nous serons toujours une compagnie française. »

« Nos équipes à terre restent basées en France, poursuit-elle. Notre produit reste le même. Nous partons de ports français : Marseille, Dunkerque et Pointe-à-Pitre en hiver. Nous opérons toujours un navire d'une taille intimiste et nous proposons toujours une expérience francophone. Ça, ça ne change pas. »

[AndyHumbert]


Les Caraïbes en français

Créée en 2021, Ambassador Cruise Line est « un peu notre grand frère », illustre Mme Pierrot-Guibourt. Pourquoi choisir d’unir leurs forces ? « Les gains de ce rapprochement ont surtout été de créer des synergies opérationnelles et d'être plus costaud sur un marché de la croisière qui est quand même extrêmement consolidé, extrêmement concurrentiel. »

À la suite d’une première saison dans les Caraïbes couronnée de succès, le Renaissance accueillera ses premiers passagers de la saison à Pointe-à-Pitre le 16 novembre. Dans ce cas précis, l’espace du navire sera partagé entre trois clientèles, sans pour autant sacrifier l’expérience francophone.

« C'est un produit groupe, précise la présidente. Nous partageons le navire avec nos confrères anglais et un partenaire externe néerlandais. Cela reste francophone parce que les annonces sont toujours faites en français et qu’il y a toujours de la gastronomie française, mais il y a aussi des Anglais et des Néerlandais à bord. Les Français partent de Pointe-à-Pitre, les Anglais partent de la Barbade et les Néerlandais, de Curaçao. Nous avons chacun notre point d'embarquement, ce qui permet une expérience propre à chacune des nationalités. Et à bord, tout le monde est ensemble et ça fonctionne très bien. »

[AndyHumbert]


Des navires à taille humaine

Le Renaissance compte 629 cabines. « Notre différence, souligne Maëlysse Pierrot-Guibourt, c'est que nous proposons une expérience plus conviviale, avec un service attentionné et raffiné. Nos membres d'équipage vont vous connaître par votre prénom, ils vont savoir ce que vous buvez. Notre taille permet de connaître nos passagers. »

Si les 50 ans et plus constituent la principale clientèle, c’est d’abord parce que la plupart des séjours durent huit ou neuf jours, explique la présidente. « En été, nous avons une offre destinée aux familles, avec un club enfants. Mais nous ne serons jamais un produit avec toboggans et des pistes de karting. Nous, ce que nous proposons, c'est d'aller à la découverte de la destination et de prendre le temps de la découvrir. »


Le nord de l’Europe

L’ajout de Dunkerque, dans le nord de la France, permet entre autres des itinéraires de sept jours en Norvège.  « On ne va pas plus vite, c'est juste qu'on part de moins loin, alors on gagne un peu de temps. »

« Ces départs du nord de la France nous permettent de faire toute la Baltique, la Norvège, l'Islande et les îles britanniques, explique Mme Pierrot-Guibourt. Le fait de partir de Dunkerque nous rapproche un petit peu plus du nord qu'auparavant. Nous gagnons des jours de navigation, »  

L’offre de voyages en Europe du Nord et en Méditerranée exclusivement au départ des ports français de Dunkerque et de Marseille fait aussi partie des éléments sur lesquels misent l’entreprise. Nul besoin d’ajouter un vol une fois en sol français.


Des ajustements pour le marché québécois

De passage au Québec à la fin du mois d’août, la présidente a réaffirmé son souhait de voir plus de Québécois à bord. Un ajout pour le marché québécois : l’inclusion des boissons.

« Nous avons vraiment envie de continuer à dynamiser ce ce marché, dit-elle. Nous sommes convaincus que le produit que nous proposons remplit pas mal d’attentes. » 

Le Renaissance compte 629 cabines. [AndyHumbert]


Horizon 2028

De nouveaux itinéraires 2028 ouvriront prochainement à la vente. La nouvelle programmation entend poursuivre l’ADN de la compagnie en continuant à visiter ses destinations phares : la Norvège, l’Islande, la Baltique, mais aussi la Grèce, l’Adriatique, l’Espagne et les Caraïbes, tout en proposant plusieurs nouveautés et des itinéraires.

« Quand nous partons de Marseille, nous sommes sur tout le bassin méditerranéen un peu élargi. Nous allons jusqu'en Turquie et sur les premiers les premiers abords de l'Atlantique. En 2028, nous intégrerons de nouveaux ports pour amener un peu de nouveautés. Nous proposerons notamment une croisière en Égypte avec avec une escale longue. »

Cette croisière de 14 nuits aura lieu du 28 mai au 11 juin 2028 et incluera notamment une escale de deux jours à Alexandrie, permettant de visiter les mythiques pyramides de Gizeh.

L’Irlande fera également son grand retour dans le catalogue avec un itinéraire du 16 au 24 juillet 2028 qui associera côtes britanniques et irlandaises et donnera l’opportunité aux passagers de visiter Cork, Dublin, Liverpool et les îles Scilly.

Du 28 septembre au 4 octobre 2028, il sera de plus possible de visiter le sud de la Norvège. En plus de la capitale, Oslo, les croisiéristes pourront découvrir le nord du Danemark en  6 nuits.

Terrasse de la Grande Suite Renaissance. [Alexander Rudolph]



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