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Aéroport Billy Bishop : Air Canada maintient ses positions
L’aéroport de Toronto-Billy Bishop a présenté son plan d’expansion lors d’une consultation publique le 31 mars dernier. Ce plan prévoit le prolongement de la piste aux deux extrémités permettant l’ouverture aux appareils à réaction. L'Administration portuaire de Toronto prévoit également de faire passer le nombre de créneaux quotidiens de 202 à 242.
Air Canada a indiqué par communiqué rejeter les propositions de l’Administration portuaire de Toronto. Pas d’avions à réaction, plus de créneaux et moins de redevance, sans quoi ce plan favoriserait simplement et uniquement Porter Airlines.
« La position d'Air Canada dans cette affaire est limpide », a déclaré Derek Vanstone, vice-président - Stratégie de l'entreprise, Affaires gouvernementales et de l'industrie d'Air Canada :
Avions à réaction
« Nous n'appuyons pas l'exploitation d'avions à réaction à l'aéroport Billy Bishop. Nous préférerions que l'aéroport du centre-ville de Toronto connaisse une croissance axée sur les vols de passagers court-courriers assurés par appareils à turbopropulseurs, qui correspondrait davantage à l'esprit et à l'intention de l'entente tripartite originellement conclue à l'aéroport. Le plan de l'Administration portuaire de Toronto visant l'exploitation d'avions à réaction est indéfendable, puisque l'aéroport Billy Bishop peut assurément prospérer et prendre de l'expansion comme aéroport pour appareils à turbopropulseurs desservant les collectivités à deux heures de distance avec les Q400 de Bombardier assemblés à Toronto. »
Accès aux créneaux
« Nous voulons qu'Air Canada et les autres transporteurs aient un accès équitable et convenable aux créneaux dans l'optique de favoriser une vraie concurrence à l'aéroport Billy Bishop, semblable à ce que l'on retrouve dans les autres aéroports du pays, où Porter Airlines a la possibilité de lancer des services avec des avions à réaction à tout moment. À l'heure actuelle, Porter Airlines détient plus de 85 % des créneaux, et nous sommes incapables de desservir plus d'un marché (Montréal), malgré la forte demande de nos clients d'Ottawa, de New York/Newark et d'autres marchés desservis par court-courriers. Qui plus est, si l'augmentation du nombre de créneaux à l'aéroport est limitée au nombre avancé, quand bien même Air Canada se verrait accorder tous les créneaux libres, ce serait insuffisant pour lui permettre d'assurer un service, même des plus élémentaires, pour ces nouvelles destinations.»
Tarifs et redevances d'aérogare
« Nous souhaitons que les tarifs et redevances d'aérogare à cet aéroport soient considérablement abaissés, de sorte qu'ils correspondent à ceux qui sont perçus aux autres aéroports au Canada et aux États-Unis. Nos préoccupations ont été exacerbées par les dépenses en infrastructure envisagées dans le contexte du plan directeur. Nous étudions actuellement toutes nos options dans cette affaire, comme nous l'avons indiqué précédemment. »
En janvier dernier, Air Canada avait indiqué étudier la possibilité de se retirer de l'aéroport du centre-ville de Toronto.