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Accord historique : Cuba «Si» pour les gringos!


Accord historique : Cuba «Si» pour les gringos!

Hier midi, Barack Obama a annoncé le rétablissement des relations diplomatiques avec Cuba et l’assouplissement de l’embargo, et notamment en ce qui concerne les mesures restrictives sur les voyages.

Les voyages individuels feront toujours l’objet d’interdictions, par contre les Américains pourront se rendre à Cuba si les déplacements se font sous couvert de motifs répartis entre 12 catégories, notamment : journalistes, travailleurs humanitaires, voyages à caractère religieux, éducatif ou professionnel (y compris les congrès et les réunions d’affaires), et, naturellement, les visites familiales effectuées par des Cubains résidant aux États-Unis.

Ils pourront désormais ramener aux États-Unis jusqu’à 400 $ US de marchandises, dont 100 $ en tabac, ce qui sera très apprécié de nombreux amateurs américains de cigares cubains. Ils pourront aussi utiliser leurs cartes de crédits pour régler leurs dépenses dans l’île, ce qui était impossible, jusqu’à présent. Les banques américaines sont désormais autorisées à ouvrir des comptes dans les banques cubaines pour faciliter ces transactions.

Ce ne sera pas l’invasion pour autant  : l’embargo sur les échanges commerciaux demeure théoriquement en vigueur et une série de restrictions freineront encore les ardeurs des citoyens de l’Oncle Sam qui désirent visiter la plus grande île des Antilles.

Par contre, il sera certainement facile de les contourner en camouflant le voyage sous le couvert d’une des catégories désignées, comme cela se faisait au Canada pour les charters, qui ne pouvaient être commercialisés que par des associations, jusqu’à l’entrée en vigueur de la libéralisation du transport aérien, en 1984.

Les relations diplomatiques, suspendues en 1961, seront rétablies et les Américains rouvriront une ambassade à La Havane.

Sunwing commente

Dans l’industrie américaine du voyage, la nouvelle a suscité une cascade de réactions favorables. Par contre, au Canada, on prévient les voyageurs qu’ils devront s’attendre à des hausses de prix et des problèmes d’engorgement si toutes les mesures restrictives sont levées. C’est notamment le cas de Sunwing, qui, après avoir rappelé que sa filiale américaine Vacation Express d’Atlanta, pourrait prendre le train en marche, émettait un communiqué en ce sens.

«La demande grandissante pour ce marché pourrait avoir un impact sur les vacanciers canadiens, sous la forme d’une disponibilité réduite, particulièrement pour le marché des voyages de dernière minute», déclarait Sam Char, directeur exécutif pour le Québec.

«Des voyagistes canadiens qui ne sont pas verticalement intégrés pourraient se voir forcer de repositionner leurs appareils vers d’autres destinations en raison d’un manque d’hébergements.»

C’est aussi l’opinion d’Allisson Wallen, porte-parole de la chaîne Flight Centre Canada, qui annonçait au Travelmole USA que «la fin des deals est à prévoir».

 Pour Arch Ritter, professeur d’économie spécialiste de Cuba à l’Université Carleton, lorsque la libéralisation des voyages sera finalisée, il faudra s’attendre à un déferlement (il parle de «tsunami» de visiteurs américains dans l’île, poussés par la curiosité).

Dugald Wells, président de la compagnie canadienne Cuba Cruise, parle, lui aussi de «ruée», tout en admettant que les effets de l’accord ne se feront pas sentir immédiatement.

Alors des bonnes nouvelles, la normalisation des relations américano-cubaines? Certes, mais pas pour les chasseurs d’aubaines canadiens!

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