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Dimanche,  15 mars 2026   16:01
Abou Dhabi : de la Grande Mosquée à la Formule 1

Le groupe d’agents de voyages qui participent à l’éducotour aux Émirats Arabes Unis organisé par le voyagiste Godubaï a passé les journées de mardi et mercredi à Abou Dhabi. Entre autres attractions, il a visité la Grande Mosquée, l’hôtel Emirates Palace et le parc thématique Ferrari World. Notre journaliste, qui les accompagnait, fait le compte-rendu de ces deux jours passé dans cet émirat qui mise davantage sur la culture que sur la démesure.

La grande mosquée Sheikh Zayed d’Abou DhabiSi l’Atlantis The Palm, de Dubaï, dont nous parlions l’autre jour, fracasse plusieurs records mondiaux, on peut en dire autant et même davantage de la Grande Mosquée Sheikh Zayed d’Abou Dhabi. Avec sa capacité d’accueil de 41 000 fidèles ou visiteurs (car elle est ouverte tous les jours aux touristes et curieux, sauf le vendredi), ses 80 dômes, son millier de colonnes, son tapis tissé main - le plus grand du monde, avec ses 5 700 mètres carrés d’une seule pièce – le lustre de cristal Swarovski aux branches plaquées d’or de la salle principale qui pèse neuf tonnes, ses stucs décorés à la feuille d’or… c’est non seulement une des plus grandes mosquées du monde, mais ses proportions harmonieuses et ses éléments raffinés, comme les bassins d’eaux disposés pour réfléchir l’éclat des marbres et des dorures, en font aussi un des édifices religieux parmi les plus harmonieux de la planète.

L’élément féminin du petit groupe d’agents de voyages invités par Godubaï avait mis tout en œuvre pour faire honneur en toute décence au caractère sacré des lieux. Presque toutes les femmes avaient revêtu une abbaya achetée pour la circonstance (environ 35 $ Can) et celles qui ne l’avaient pas fait se fondaient malgré tout dans le décor, grâce à de longs voiles qui leur couvraient pudiquement les cheveux et quelques autres attributs. Toutes en avaient d’ailleurs fait plus qu’on ne leur en demandaient. Les hommes ne s’étaient pas donné cette peine : le code vestimentaire imposé au sexe dit «fort» est bien moins rigoureux.

La visite a duré un peu plus d’une heure : on entre par le portail principal, on traverse l’immense cour intérieure qui permet d’admirer les dômes et les minarets sous divers angles, et, après s’être déchaussés, on processionne à travers la grande salle de prières en longeant le parcours balisé par des cordons.

Le bâtiment principal de l’hôtel Emirates Palace à Abou DhabiL’après-midi, nous sommes montés à l’observatoire du 74e étage de la plus haute des cinq tours du complexe des Etihad Towers. De là, à 305 mètres de hauteur, on bénéficie d’une vue plongeante sur l’ancien et le nouveau palais du Sheikh, sur la corniche, cette longue avenue qui longe le bord de mer, et sur l’Émirates Palace, réputé être le plus luxueux hôtel des Émirats.

Contrairement aux édifices tout en hauteur et en modernité de Dubaï, l’architecture de l’Emirates Palace ne s’écarte pas des canons islamiques traditionnels : l’établissement de 395 suites et chambres ressemble à un palais des mille et une nuits, ce qui était bien l’effet recherché.

Nous l’avons visité le lendemain. Comme dans la grande mosquée, ses stucs omniprésents sont également décorés à la feuille d’or. Au fil de notre pérégrination dans le dédale de couloirs et les aires publiques de l’établissement, nous avons croisé une distributrice de lingots d’or (Ciel! Je suis à court de lingots, courrons-vite au distributeur automatique!). Il est vrai que ce sont de bien petits lingots : le plus gros ne pèse que cinq gramme et la machine ne débitera que 365 $ sur notre carte de crédit pour le cracher. Mais enfin, c’est l’intention qui compte! L’établissement, qui étend ses ramifications sur 1,3 kilomètres de l’extrémité Est à l’extrémité Ouest, est festonné par une plage aussi longue.

L’Emirates Palace a été construit – au coût de 3 milliards $, mais les avis divergent selon les sources : certaines parlent même de 6 milliards $ - pour permettre aux Sheikh des sept émirats de se réunir avec leurs suites, mais il est bien vite devenu un hôtel de grand luxe, aujourd’hui géré par le groupe Kempinski. On nous a offert le thé, les dates et les petits gâteaux au miel, mais on n’a pas insisté pour que nous restions à coucher. La légendaire hospitalité moyen-orientale a des limites!

Le matin, nous avions visité Yas Island, son parc aquatique et, surtout, le Ferrari World Abou Dhabi, aménagé en bordure du circuit de Formule 1 de Yas Marina. Dans ce parc thématique, on découvre, bien sûr, quelques uns des modèles de voitures de F1 qui ont fait date dans l’histoire de la marque, quelques spécimens dits «de grand tourisme», ainsi qu’un simulateur de mouvement et une exposition de photos et de maquettes retraçant le parcours du constructeur. Mais ce sont les montagnes russes – le Fiorano GT Challenge - qui ont suscité le plus d’enthousiasme au sein du groupe. Une quinzaine d’entre-nous ont bousculé l’horaire pour prendre place dans le train de wagons qui procure aux passagers la sensation d’être lancé dans un bolide de F1, avec ses variations de vitesse et ses brusques accélérations. Au départ, un système de propulsion nous a fait grimper à la vitesse de 240 kilomètres heures en moins de quatre secondes. Décoiffant! La vitesse est telle qu’on met à peine une minute pour compléter le parcours. Tous les membres du groupe qui ont pris le départ étaient prêts à recommencer («Trop court!», clamaient-ils), mais nous étions déjà en retard sur l’horaire.

Yas Island est une des 200 îles à peu près désertes de l’archipel qui égrène son chapelet au large du littoral de l’émirat. Un autre de ces îles – Saadiyat – est développée comme un foyer de culture : on y trouvera quatre musées dont les plans ont été dessinés par des starchitectes comme Jean Nouvel pour le Louvre Abou Dhabi, Frank Gerry pour le Guggenheim Abou Dhabi, Zaha Hadid pour le Performing Art & Conference Center et Norman Foster pour le musée national Sheikh Zayed. Ils ouvriront leurs portes entre la fin de cette année et 2018. Abou Dhabi pourra dès lors se targuer d’être une des principales destinations culturelles du Moyen-Orient, faisant contrepoids à sa voisine Dubaï, qui collectionne les records de démesure et d’extravagance. Dans ce foisonnement de projets, on sent qu’Abou Dhabi, moins peuplée mais plus riche (c’est le cinquième producteur mondial de pétrole) tente de rivaliser avec sa moins riche, mais plus flamboyante voisine, Dubaï, en optant, non pas pour l’imitation pure et simple, mais pour un autre mode de développement. Ainsi, les deux villes voisines (elles sont situées à 1h30 de route l’une de l’autre) se complèteront pour former le pôle touristique le plus intéressant du golfe Persique. 

Marie-France Tassé, de Voyages Jean-Pierre, à Brossard, Annie Pauzé, de Voyages sans Frontière à Drummondville, Annie Bélanger, de Voyages Vasco Charlebourg, Aurélie Labelle et Isabelle Quintin, de Voyages Fontainebleau, et Marie-Andrée Carrière, de Voyages Vasco La Chaudière, à Gatineau, posent devant les tours du complexe Etihad Palace, à Abou Dhabi.

Marie-France Tassé, de Voyages Jean-Pierre, à Brossard, Jean-Marc Dufour, de L’association québécoise du transport aérien, Caroline Lavictoire et Charles Lussier, de Godubaï, Fannie Tetreault, de Voyages Sirenis à Bromont, et Isabelle Bélanger, de Voyages Océane, à La Prairie, posent devant l’hôtel Emirates Palace à Abou Dhabi.

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