Afin de vous offrir une service optimal, ce site utilise des cookies.
En utilisant notre site, vous acceptez notre utilisation des cookies. En savoir plus
Une cinquième vague de chaleur frappe la France et le Royaume-Uni
Le Royaume-Uni et la France débutent leur cinquième vague de chaleur de la saison, après plusieurs mois marqués par des températures extrêmes à travers l’Europe.
À compter de mardi (11 août), les températures pourraient approcher les 40 °C dans le sud-est de la France, selon un avertissement de l’agence météorologique nationale Météo-France.
La majeure partie de l’Angleterre sera également placée sous alerte orange en raison des risques que représente la chaleur pour la santé, alors que les températures pourraient atteindre 36 °C plus tard cette semaine.
Ces nouveaux avertissements surviennent quelques jours après que l’Italie a placé les 27 villes surveillées dans le cadre de son système national de vigilance contre la chaleur en alerte rouge, alors que les températures ont dépassé les 40 °C.
La chaleur extrême qui sévit en Europe depuis mai a contribué à une sécheresse prolongée, à d’importants incendies de forêt, à des milliers de décès attribués à la chaleur ainsi qu’à l’établissement de nouveaux records nationaux de température, selon La Presse Canadienne.
À l’échelle mondiale, 2026 se classe actuellement au troisième rang des années les plus chaudes, derrière 2024 et 2025.
Selon les scientifiques, la combinaison de l’accélération des changements climatiques causés par l’activité humaine et d’un puissant phénomène El Niño pourrait toutefois faire de 2026 l’année la plus chaude jamais enregistrée.
El Niño est un phénomène périodique caractérisé par le réchauffement de certaines parties de l’océan Pacifique, qui influence les températures et les conditions météorologiques à travers le monde.
De nouvelles données de Copernicus, le service européen de surveillance du climat, montrent que la température moyenne à la surface des océans, à l’exclusion des zones couvertes de glace de mer saisonnière, a atteint 20,96 °C en juillet.
Il s’agit de la moyenne la plus élevée jamais enregistrée pour un mois de juillet, dépassant le précédent record de 20,89 °C établi en 2023.
Copernicus indique que le développement des conditions associées à El Niño dans le Pacifique équatorial a contribué à la hausse des températures océaniques.
La température moyenne mondiale de l’air à la surface a atteint 16,90 °C en juillet, égalant ainsi juillet 2024 au deuxième rang des mois de juillet les plus chauds jamais enregistrés.
En Europe de l’Ouest, la température moyenne s’est établie à 21,62 °C en juin et juillet, battant le précédent record établi en 2022.
« Les systèmes persistants de haute pression ont emprisonné la chaleur au-dessus de l’Europe de l’Ouest, tandis que les températures extrêmes ont également amplifié la sécheresse généralisée. Lorsque les sols s’assèchent, ils perdent leur capacité à procurer un refroidissement naturel, ce qui permet à la chaleur de s’accumuler plus facilement », a expliqué Samantha Burgess, responsable stratégique du climat au Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme, à La Presse Canadienne.
« Il s’agit d’un exemple clair de la façon dont les changements climatiques intensifient les épisodes de chaleur extrême, la chaleur et la sécheresse se renforçant de plus en plus mutuellement. »
La France a émis des alertes de vague de chaleur en mai pour la première fois depuis le début des relevés, alors que plus de la moitié du pays a enregistré de nouveaux records mensuels de température.
La situation s’est aggravée en juin, alors qu’au moins 5700 décès de plus qu’à l’habitude ont été enregistrés, selon l’agence française de santé publique.
Météo-France rapporte que le 23 juin a été la journée la plus chaude jamais enregistrée dans le pays, avec des températures atteignant 44,3 °C dans le sud-ouest de la France.
Deux autres vagues de chaleur ont suivi en juillet.
Les températures étaient légèrement plus fraîches au Royaume-Uni lundi, mais le pays se prépare à une nouvelle vague de chaleur extrême au cours d’un été exceptionnellement chaud et sec.
La moitié de l’Angleterre et l’ensemble du pays de Galles sont aux prises avec des conditions de sécheresse.
Deux vagues de chaleur record survenues en mai et en juin ont été associées à plus de 2800 décès excédentaires au Royaume-Uni.