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Les Z et les millénariaux séduits par le «tourisme des racines», selon Flight Centre
Un désir croissant de ralentir, de créer des liens avec les générations plus âgées et d’explorer ses origines influence la façon dont les Canadiens envisagent le voyage, selon de nouvelles données de Flight Centre Canada.
Cette tendance s’inscrit dans la foulée du « nonna-maxxing », un mouvement devenu viral sur les réseaux sociaux qui célèbre le mode de vie plus lent et les traditions des grands-mères italiennes.
Elle a également alimenté l’intérêt pour ce qu’on appelle le « tourisme de grand-mère » (grandma tourism), qui amène les voyageurs à rechercher des cours, des visites et des expériences animés par des femmes plus âgées.
Flight Centre Canada affirme maintenant que cette même quête de connexion s’étend au « tourisme des racines » (roots travel), soit des voyages axés sur l’histoire familiale, les origines et le patrimoine culturel.
Selon un sondage réalisé par YouGov, 84 % des Canadiens de la génération Z et 87 % des millénariaux souhaitent effectuer un voyage axé sur leurs racines. Plus de la moitié — 51 % dans chacune des deux générations — affirment également que ce type de voyage est plus important pour eux aujourd’hui qu’il ne l’était il y a un an.
« Une vieille photo défraîchie, une ancienne adresse ou une histoire racontée lors d’une réunion familiale peuvent soudainement prendre vie lorsqu’on se retrouve soi-même sur les lieux », a déclaré Anita Emilio, vice-présidente exécutive de Flight Centre Canada, dans un communiqué. « Le tourisme des racines transforme l’histoire familiale en quelque chose que l’on peut voir, vivre et partager avec ceux qui s’en souviennent. »
Renouer avec ses racines
Selon Flight Centre, cette tendance trouve un écho particulier au Canada, où les histoires familiales s’étendent souvent sur plusieurs pays, cultures et générations.
Le plus récent recensement canadien a recensé plus de 450 origines ethniques ou culturelles. Il a également révélé que plus de 8,3 millions de personnes, soit 23 % de la population, étaient des immigrants reçus ou des résidents permanents — la proportion la plus élevée depuis la Confédération, en 1867.
« Le Canada a été façonné par des générations d’immigrants », a souligné Emilio. « Lorsque les familles retournent sur les terres de leurs ancêtres, les jeunes générations ont l’occasion de poser des questions pendant que les membres plus âgés de la famille peuvent encore combler les lacunes. »
Cet intérêt s’inscrit également dans une tendance plus large en faveur des voyages multigénérationnels.
Un précédent sondage mondial de Flight Centre révélait que 79 % des membres de la génération Z et 80 % des millénariaux ont déjà voyagé, ou envisageraient de voyager, avec plusieurs générations de leur famille.
Parmi les jeunes Canadiens intéressés par les voyages axés sur leurs origines, découvrir leur histoire familiale constitue une motivation importante, citée par 57 % des membres de la génération Z et 61 % des millénariaux.
Mieux comprendre leur identité culturelle est une motivation pour 52 % des Z et 61 % des millénariaux, tandis que respectivement 49 % et 53 % souhaitent visiter des lieux ou des régions liés à leurs ancêtres.
Le renforcement des liens familiaux est cité par 42 % des répondants des deux générations.
Des obstacles persistent
Malgré cet intérêt marqué, organiser un voyage axé sur ses racines n’est pas nécessairement simple.
Près de neuf répondants sur dix parmi la génération Z et les millénariaux affirment rencontrer des obstacles dans la planification de ce type de voyage.
Le coût constitue le principal frein, cité par 48 % des Z et 51 % des millénariaux.
Le manque de temps pour effectuer les recherches et planifier le voyage est mentionné par 21 % des Z et 20 % des millénariaux. Par ailleurs, 19 % des Z et 24 % des millénariaux disent ne pas savoir par où commencer.
La coordination d’un voyage multigénérationnel représente un autre défi, touchant 16 % des répondants de la génération Z et 18 % des millénariaux.
« Ce n’est pas parce que trois générations voyagent ensemble qu’elles souhaitent vivre le même voyage », a fait valoir Anita Emilio. « Un grand-parent voudra peut-être retrouver l’endroit où des membres de la famille sont enterrés; une mère voudra comprendre d’où elle vient; un adolescent voudra peut-être simplement un restaurant et du Wi-Fi. »
« Pour que chacun profite du voyage, il faut trouver un équilibre entre différents intérêts, capacités d’attention, niveaux d’énergie et besoins en matière de mobilité. Trois générations peuvent partager la même histoire familiale, mais elles ne vivront pas le voyage de la même façon. »