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Les États-Unis envisagent d’exiger l’historique des médias sociaux de certains voyageurs
Les étrangers pouvant actuellement entrer aux États-Unis sans visa pourraient bientôt devoir fournir au Department of Homeland Security (DHS) des renseignements détaillés sur leurs profils de médias sociaux, leurs comptes courriel et certains aspects de leur historique familial avant d’obtenir une autorisation de voyage.
Selon un avis publié mercredi 10 décembre dans le Federal Register, la Customs and Border Protection (CBP) envisage d’exiger des voyageurs de certains pays exemptés de visa qu’ils fournissent cinq ans d’historique sur les médias sociaux.
Une période de consultation de 60 jours
La proposition, désormais ouverte à une période de commentaires de 60 jours, s’inscrit dans le contexte d’un resserrement continu des contrôles appliqués aux visiteurs internationaux et aux immigrants sous l’administration Trump.
L’annonce vise les voyageurs provenant de plus de 30 pays participant au Visa Waiver Program, qui doivent déjà soumettre leurs informations par l’entremise du système électronique d’autorisation de voyage (ESTA).
L’ESTA effectue un contrôle automatisé et, en cas d’approbation, permet de se rendre aux États-Unis sans entrevue consulaire, contrairement aux demandes de visa traditionnelles.
Pays visés et nature des renseignements demandés
Le programme permet aux ressortissants d’une quarantaine de pays, principalement situés en Europe et en Asie, d’entrer aux États-Unis pour un séjour touristique ou d’affaires d’une durée maximale de trois mois sans visa.
Rappelons que les citoyens du Canada voyageant avec un passeport canadien ne sont pas soumis à l’ESTA.
La CBP indique également vouloir demander d’autres renseignements, dont tous les numéros de téléphone utilisés par le voyageur au cours des cinq dernières années, ainsi que toute adresse courriel utilisée au cours des dix dernières années.
L’organisme envisage aussi de demander des métadonnées associées aux photos transmises numériquement, ainsi que divers renseignements sur les membres de la famille du demandeur, incluant leur lieu de naissance et leurs numéros de téléphone.
À l’heure actuelle, le formulaire ESTA requiert un éventail plus restreint d’informations, telles que le nom des parents du demandeur et son adresse courriel actuelle.
Trump : «Nous voulons nous assurer de ne pas laisser entrer les mauvaises personnes»
Interrogé lors d’un événement à la Maison-Blanche sur le risque que ces nouvelles exigences découragent les visiteurs, le président Donald Trump a répondu qu’il n’était pas inquiet.
« Nous voulons la sécurité, nous voulons la sûreté, nous voulons nous assurer de ne pas laisser entrer les mauvaises personnes dans notre pays », a-t-il déclaré, selon l’Associated Press.
En octobre, un rapport de la U.S. Travel Association prévoyait une baisse de 3,2 % des dépenses touristiques internationales aux États-Unis en 2025, soit une perte de 5,7 G$US par rapport à l’année précédente.
L’association attribue principalement ce recul à la diminution des voyages de Canadiens vers les États-Unis, une tendance observée depuis le retour de Donald Trump au pouvoir en janvier.
Rien n’est encore en vigueur
La CBP a précisé mercredi que la règle proposée concernant la transmission des profils de médias sociaux n’est pas encore en vigueur et n’a pas été finalisée.
« Rien n’a changé pour le moment pour les personnes se rendant aux États-Unis. Il ne s’agit pas d’une règle finale, seulement de la première étape visant à amorcer une discussion sur de nouvelles options politiques pour assurer la sécurité du peuple américain », a indiqué l’agence dans un communiqué.
Elle ajoute que le département cherche continuellement à améliorer ses processus de vérification des visiteurs, « surtout après l’attentat terroriste à Washington, D.C., contre notre Garde nationale juste avant l’Action de grâce ».