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Jeudi,  16 avril 2026   4:57
Le conflit avec l’Iran pourrait perturber 116 millions de voyages dans le monde
Des voyageurs transitent par l'aéroport international de Dubaï. [Shutterstock]


Le conflit centré sur l’Iran pourrait entraîner des effets en cascade sur le tourisme mondial, bien au-delà du Moyen-Orient, selon Tourism Economics.

Dans un rapport récent, la firme spécialisée dans l’analyse et la prévision du secteur du voyage et du tourisme (affiliée à Oxford Economics) estime que 116 millions de voyages et 858 millions de nuitées à l’extérieur de la région pourraient être à risque cette année.

Selon l’analyse, l’impact sur les déplacements devrait se manifester par plusieurs canaux, notamment une baisse de la demande sortante du Moyen-Orient, une diminution du transit via les hubs du Golfe, une hausse des tarifs aériens liée au carburant et aux détours, ainsi qu’un recentrage vers des voyages plus régionaux.


28 millions de voyages sortants à risque

« Près de 28 millions de voyages sortants du Moyen-Orient sont à risque cette année, alors que les perturbations du transport aérien et les impacts économiques se font sentir », indiquent Helen McDermott, directrice des prévisions mondiales, et Jessie Smith, économiste principale.

L’Europe apparaît particulièrement exposée, représentant 60 % des voyages perdus. La Turquie, la France et le Royaume-Uni figurent parmi les destinations les plus vulnérables, en raison de leur part habituellement élevée de visiteurs en provenance du Moyen-Orient.


Transit et coûts en hausse

Le rapport souligne également que 28 millions de voyageurs annuels qui transitent habituellement par la région pourraient être affectés.

À cela s’ajoutent 60 millions de voyageurs issus des mêmes marchés, qui pourraient faire face à des coûts plus élevés en raison des changements d’itinéraires ou de la réduction des capacités aériennes.

Tourism Economics précise que les liaisons long-courriers entre l’Europe, l’Asie-Pacifique et l’Afrique sont déjà touchées par une capacité réduite, des restrictions d’espace aérien et des temps de trajet plus longs.

« La réduction des capacités, les détours et les contraintes d’espace aérien affectent déjà la connectivité long-courrier entre l’Europe, l’Asie-Pacifique et l’Afrique, entraînant des temps de trajet plus longs et des tarifs aériens plus élevés », ajoutent Mmes McDermott et Smith.


Pression sur les prix du carburant

Les perturbations dans le détroit d’Ormuz exercent également une pression sur les prix du carburant aviation, ce qui pourrait accentuer la hausse des coûts pour les compagnies aériennes et, par conséquent, des tarifs.

Le rapport note que certaines compagnies aériennes asiatiques ont déjà signalé des réductions de vols, tandis que la hausse des prix de l’énergie pourrait également peser sur les dépenses des consommateurs et les voyages discrétionnaires.


Un basculement vers des destinations plus proches

À plus long terme, Tourism Economics estime que les voyageurs pourraient privilégier des destinations plus proches, perçues comme plus sûres et plus abordables.

Parmi les destinations susceptibles de bénéficier de ce phénomène de substitution figurent notamment l’Espagne, le Portugal, la Grèce et l’Italie, ainsi que l’Égypte, le Maroc et la Tunisie, qui pourraient attirer des voyageurs à la recherche d’expériences culturelles similaires.



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