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Vendredi,  6 février 2026   17:46
Indice Henley 2026: l’écart se creuse entre les passeports les plus et les moins puissants
[Henley & Partners]


Le Henley Passport Index 2026 met en évidence une augmentation de l’écart entre les passeports offrant la plus grande liberté de déplacement et ceux qui en offrent le moins.

L’indice, qui s’appuie sur les données Timatic de l’IATA, classe les passeports en fonction du nombre de pays accessibles sans visa.

Si un nombre record de passeports occupe désormais le sommet du classement, ceux situés au bas de l’échelle demeurent de plus en plus isolés, illustrant une inégalité croissante en matière de mobilité mondiale.


Les extrêmes du classement

Singapour conserve le passeport le plus puissant au monde en 2026, avec un accès sans visa à 192 destinations. À l’autre extrémité du classement, l’Afghanistan arrive de nouveau en dernière position, avec seulement 24 destinations accessibles sans visa.

L’écart entre le premier et le dernier rang atteint ainsi 168 destinations, comparativement à 118 en 2006, lorsque le passeport américain le mieux classé et celui de l’Afghanistan affichaient une différence moindre.

Selon Christian H. Kaelin, président de Henley & Partners, « au cours des 20 dernières années, la mobilité mondiale s’est considérablement accrue, mais les bénéfices ont été répartis de manière inégale ». Il ajoute que le privilège lié au passeport joue aujourd’hui un rôle déterminant dans les possibilités, la sécurité et la participation économique.


L’Europe domine toujours le sommet; le Canada au 8e rang

Le Japon et la Corée du Sud occupent conjointement la deuxième place en 2026, avec un accès sans visa à 188 destinations.

Le Danemark, le Luxembourg, l’Espagne, la Suède et la Suisse suivent au troisième rang avec 186 destinations, devant un groupe sans précédent de dix pays européens à égalité au quatrième rang.

L’Europe demeure largement dominante dans les premières positions, avec quelques exceptions notables, dont les Émirats arabes unis (5e), la Nouvelle-Zélande (6e), l’Australie (7e), le Canada (8e) et la Malaisie (9e).

Le passeport canadien octroie un accès sans visa à 181 destinations.


Les États-Unis de retour dans le top 10, mais…

Les États-Unis sont de retour dans le top 10 après une brève sortie du classement en 2025. Cette remontée masque toutefois un recul à plus long terme, tout comme au Royaume-Uni, les deux pays ayant partagé la première place en 2014.

Au cours de la dernière année, les États-Unis et le Royaume-Uni ont enregistré leurs plus fortes pertes annuelles, perdant respectivement sept et huit destinations accessibles sans visa.

Sur 20 ans, les États-Unis ont reculé de six rangs pour se classer 10e, tandis que le Royaume-Uni a chuté de quatre rangs pour se retrouver au 7e rang.


Les plus fortes progressions et reculs

Les Émirats arabes unis se distinguent comme le pays ayant connu la progression la plus marquée au cours des 20 dernières années. Depuis 2006, ils ont ajouté 149 destinations sans visa et gagné 57 places pour se classer 5e en 2026, avec un accès sans visa à 184 destinations.

Plusieurs pays des Balkans occidentaux et d’Europe de l’Est ont également enregistré des gains notables, dont l’Albanie, l’Ukraine, la Serbie et la Macédoine du Nord.

À l’inverse, la Bolivie est le seul pays de l’indice à avoir connu un recul global sur 20 ans, perdant 32 places pour se classer 61e en 2026.

Sur les dix dernières années, le Kosovo affiche la plus forte progression avec une hausse de 38 rangs, tandis que la Chine a gagné 28 places. Les deux pays occupent désormais conjointement le 59e rang, avec un accès sans visa à 81 destinations.


[Henley & Partners]


Une demande de voyages toujours en hausse

Henley & Partners relève que l’inégalité entre les passeports les plus et les moins puissants s’accentue alors que la demande de voyages internationaux continue de croître.

L’IATA prévoit ainsi que les compagnies aériennes transporteront plus de 5,2 milliards de passagers dans le monde en 2026.

Le directeur général Willie Walsh souligne qu’« un nombre record de personnes devraient voyager en 2026 », tout en rappelant que les gouvernements qui renforcent leurs contrôles frontaliers ne devraient pas négliger les avancées technologiques comme l’identité numérique et les passeports numériques.


Frontières ouvertes et restrictions d’entrée

Par ailleurs, Henley & Partners met également en contraste la mobilité sortante et l’ouverture à l’entrée.

Ainsi, les détenteurs d’un passeport américain peuvent voyager sans visa dans 179 destinations, mais les États-Unis n’autorisent l’entrée sans visa qu’à 46 nationalités. Cela place le pays au 78e rang mondial de l’indice d’ouverture Henley.

La Chine, pour sa part, permet désormais l’entrée sans visa à 77 nationalités et se classe 62e, après avoir ajouté plus de 40 pays à sa liste au cours des deux dernières années.

Des analyses du Henley Global Mobility Report 2026 mentionnent qu’une proposition déposée à la fin de 2025 par les services frontaliers américains pourrait mettre fin au voyage sans visa dans le cadre du programme d’exemption de visa.

Les citoyens de 42 pays alliés pourraient être tenus de fournir des données personnelles, biométriques et numériques détaillées, avec une mise en œuvre possible dès février.

Ces propositions font suite à l’élargissement simultané le plus important des interdictions de voyage américaines à l’époque moderne. Depuis le 1er janvier 2026, des restrictions totales ou partielles d’entrée s’appliquent désormais à 39 pays.


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