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Europe printemps-été 2025: des séjours plus longs, des budgets plus élevés
Malgré une légère baisse de l’intention globale de voyager, les Européens prévoient de faire plus de voyages, de partir plus longtemps et de dépenser davantage lors de leurs vacances printanières et estivales. C’est ce que révèle le tout dernier rapport de la Commission européenne du voyage (ETC), publié le 23 avril.
Selon la 21e édition de l’étude Monitoring Sentiment for Intra-European Travel, 72 % des Européens ont l’intention de voyager entre avril et septembre 2025 — une baisse de 3 % par rapport à l’an dernier, mais qui ne freine pas l’enthousiasme pour les séjours prolongés et de meilleure qualité.
Les pays où l’envie de voyager est la plus forte sont :
- la Pologne (80 %),
- le Royaume-Uni (79 %),
- les Pays-Bas (75 %),
- l’Espagne (75 %),
- et l’Italie (73 %).
À l’inverse, la France (65 %), la Belgique (68 %), l’Autriche et la Suisse (69 %), ainsi que l’Allemagne (70 %) affichent des intentions plus modérées.
Plus de voyages, plus de nuits, plus de dépenses
Les tendances montrent que les Européens ne comptent pas réduire leurs projets de vacances :
- 27 % prévoient de partir trois fois ou plus entre avril et septembre, soit une hausse de 6 %.
- 42 % envisagent des séjours de 7 à 12 nuits, soit +11 % par rapport à 2024.
- 30 % prévoient de dépenser entre 1 501 € et 2 500 € par voyage, et 17 % comptent dépasser les 2 500 €.
Les préoccupations financières s’atténuent légèrement : les craintes liées à l’inflation (17 %) et à la situation personnelle (14 %) sont en recul.
L’hébergement, priorité n°1
Tous âges confondus, les voyageurs accordent la plus grande part de leur budget à l’hébergement (27 %), suivi de la restauration (20 %) et des activités sur place (16 %).
Chez les jeunes (18–24 ans), le shopping (15 %) et les expériences haut de gamme (11 %) gagnent en popularité, tandis que les 55 ans et plus privilégient le confort avec des dépenses accrues pour l’hébergement (33 %) et la nourriture (24 %).
Vers des destinations moins fréquentées
L’Europe du Sud reste en tête des intentions (41 %), mais l’engouement pour les destinations méditerranéennes classiques recule de 8 %. Des pays comme l’Autriche, l’Albanie, la Bosnie-Herzégovine, la Belgique et la Bulgarie enregistrent de légères hausses d’intérêt.
Les grandes villes, villages touristiques et stations balnéaires attirent encore 53 % des vacanciers. Toutefois, 35 % privilégient des lieux moins courus, et 13 % souhaitent découvrir des endroits hors des sentiers battus.
Les voyageurs choisissant des lieux alternatifs : ils partent plus longtemps (38 % prévoient des séjours de plus de 10 jours) et dépensent plus souvent au-delà de 2 500 €.
De plus, on sent que la conscience climatique redessine les choix, avec 81 % des Européens qui déclarent que les enjeux climatiques influencent leurs décisions de voyage — une progression de 7 % en un an.
Ils s’adaptent ainsi :
- 17 % surveillent de plus près les prévisions météo,
- 15 % recherchent des climats plus tempérés,
- 14 % évitent les destinations sujettes aux fortes chaleurs.
Une tendance qui pourrait expliquer l’intérêt croissant pour des régions moins exposées aux pics de température.
Bref, les voyages en Europe au printemps et à l’été 2025 se dessinent sous le signe de la qualité plutôt que de la quantité.