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Samedi,  13 décembre 2025   15:25
Étude de Croix Bleue: 48 % des voyageurs québécois éviteraient désormais les États-Unis
[Shutterstock/oatawa]


Une enquête menée par Croix Bleue révèle des tendances marquantes chez les voyageurs québécois – notamment en ce qui concerne leur perception des États-Unis comme destination touristique.

L’« Étude Croix Bleue sur les intentions de voyage 2025 » (réalisée après les élections présidentielles américaines) met en lumière l’influence du contexte politique et économique sur les décisions de voyage des Québécois.

L’un des faits saillants de l’étude est que 48 % des voyageurs québécois (et 47 % des voyageurs canadiens) interrogés affirment être plus susceptibles d’éviter les déplacements aux États-Unis dans les 12 prochains mois.


Les voyageurs canadiens adaptent leurs habitudes en fonction des récents facteurs externes

Plus globalement, l’enquête démontre que les pressions financières, les incertitudes géopolitiques et l’évolution des priorités des voyageurs transforment la manière dont les Canadiens explorent le monde.

Ainsi, 81 % des voyageurs canadiens (et 84 % des voyageurs québécois) disent avoir modifié leurs excursions en raison de la hausse des coûts, des incertitudes géopolitiques et du changement climatique ce qui influence tant la planification que les dates de leurs séjours. Il s’agit d’une augmentation de 12 points par rapport à l’an dernier.

Tim Bishop, directeur général de Croix Bleue du Canada, explique que les Canadiens revoient leur façon de voyager – et non le fait de voyager.

« Nous constatons que les voyageurs ajustent leurs plans non seulement pour surmonter les obstacles économiques, mais aussi prendre en compte les répercussions que peuvent avoir leurs excursions sur le monde qui les entoure », souligne-t-il.

« Cela les mène à une planification plus réfléchie, tel qu’un choix de destinations qui corresponde davantage à leurs valeurs personnelles, tout en prenant en compte les risques, notamment liés aux conditions météorologiques extrêmes. Dans cette optique, les Canadiens privilégient la flexibilité et la tranquillité d’esprit afin de voyager en toute confiance », précise-t-il.


Les pressions liées aux coûts et un dollar faible

Selon l’Étude, les contraintes financières liées aux voyages sont plus présentes que jamais.

« Alors que les pressions financières continuent d’influencer les habitudes de voyage des Canadiens, la chute de la valeur du dollar s’ajoute à leurs considérations budgétaires pour cette année, influençant à la fois les choix de destinations et la durée du voyage », commente Tim Bishop.

L’Étude révèle que 36 % des voyageurs ont déjà réduit le nombre de leurs déplacements en raison des coûts associés aux voyages. Avec la contrainte budgétaire en tête des priorités, plus du tiers des voyageurs (35 %) privilégie des hébergements ou des destinations plus abordables, alors que 31 % profitent des tarifs réduits des périodes hors saison.

Dans ce contexte, le quart des voyageurs (25 %) choisit des destinations plus proches, tandis que 22 % raccourcissent leurs séjours.

De plus, un voyageur sur dix (12 %) privilégie des modes de transport alternatifs, comme l’autobus ou le train, afin de réduire les dépenses.

L’enquête permet de constater que les répondants de la génération Z (90 %) sont plus nombreux à estimer devoir s’adapter à la hausse des prix que leurs homologues baby-boomers (70 %).

« Les habitudes de voyage des jeunes, dont la plupart ont commencé à parcourir le monde de manière indépendante plus récemment, se sont développées dans un contexte économique exigeant une certaine adaptabilité », note Croix Bleue.


Une autre préoccupation : le surtourisme

Le surtourisme est une préoccupation croissante pour les voyageurs canadiens. Selon l’enquête, 45 % des répondants canadiens (et 59 % des voyageurs québécois !) affirment avoir déjà ressenti un sentiment anti-touriste lors de leurs voyages. Ce phénomène se manifeste sous diverses formes, comme l’imposition de limites journalières dans certaines zones touristiques ou encore des restrictions sur les locations de courte durée dans des destinations prisées.

Conscients des enjeux liés au surtourisme, plusieurs voyageurs adoptent une approche plus responsable. Près de 47 % des répondants déclarent avoir modifié leurs projets de voyage en réponse aux préoccupations exprimées par les communautés locales. Cette tendance est encore plus marquée chez la génération Z (58 %) et les millénariaux (55 %), qui se montrent particulièrement sensibles aux effets du tourisme sur le coût de la vie et les dynamiques sociales des populations locales.

Certaines initiatives individuelles traduisent cet engagement envers un tourisme plus durable. En effet, 20 % des voyageurs évitent volontairement les zones considérées comme trop touristiques. Quelque 19 % des voyageurs canadiens (et 26 % des voyageurs québécois) disent privilégier activement les entreprises locales afin de soutenir l’économie des destinations visitées.

Malgré ces préoccupations et ces changements de comportement, le voyage demeure une expérience enrichissante pour la majorité des Canadiens. Près de 83 % des répondants estiment que voyager permet de créer des liens avec les communautés locales, que ce soit en respectant leurs coutumes et traditions ou en contribuant à leur développement économique.


Les préoccupations environnementales

Les préoccupations environnementales influencent également les habitudes de voyage des Canadiens. Selon l’étude, 65 % des répondants canadiens (et 73 % des répondants québécois !) ont ajusté leurs plans en raison des changements climatiques. Ce phénomène est encore plus marqué chez la génération Z, dont 77 % des membres ont modifié leurs habitudes en fonction de ces enjeux.

Les Canadiens prennent en compte ces réalités de diverses manières. Environ 27 % évitent les destinations soumises à des conditions climatiques extrêmes, tandis que 23 % privilégient des périodes de voyage moins exposées aux risques météorologiques. Par ailleurs, 20 % des répondants affirment renoncer complètement à certaines destinations jugées trop vulnérables aux effets du climat.


L’assurance voyage, plus populaire auprès des Québécois

Selon Croix Bleue, l’étude démontre que face aux incertitudes économiques et sanitaires, la protection offerte par l’assurance voyage est un facteur déterminant, particulièrement pour les voyageurs québécois.

Ainsi, ceux-ci sont les plus susceptibles de souscrire une assurance voyage lorsqu’ils planifient un voyage (72 %, contre 63 % à l’échelle nationale). 

Un Québécois sur deux (50 %) affirme que souscrire une assurance voyage lui procure une tranquillité d’esprit en le protégeant contre les imprévus (comparé 61 % au niveau national).

Parmi d’autres raisons courantes pour lesquelles les Québécois choisissent de voyager avec une assurance, 41 % évoquent un sentiment de sécurité accrue (contre 46 % à l’échelle nationale). Enfn, 38 % mentionnent la réduction de stress (42 % au niveau national) et environ un tiers d’entre eux (34 %) évoquent un gain de confiance.




Méthodologie

L’Étude Croix Bleue sur les intentions de voyage 2025 a été menée par Research + Knowledge = Insight, une société de recherche indépendante. Réalisée en ligne en novembre 2024 auprès d’un échantillon national représentatif de 2047 adultes canadiens, l’étude a une marge d’erreur de +/-2 %, 19 fois sur 20.


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