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Mercredi,  10 juin 2026   20:48
Éclosion de hantavirus sur un navire d’expédition: des Canadiens sous surveillance
Le MV Hondius. [Oceanwide Expeditions]


Le Ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec (MSSS) a indiqué jeudi qu’une personne résidant au Québec fait actuellement l’objet d’un suivi préventif à la suite d’un possible contact avec un cas de hantavirus survenu à l’étranger, dans le contexte d’une éclosion associée à un voyage international – une croisière d’expédition à bord du MV Hondius, de la compagnie néerlandaise Oceanwide Expeditions.


LIRE PLUS – Une éclosion suspectée de hantavirus sur un navire d’expédition fait trois morts


Selon le MSSS, aucun cas confirmé de hantavirus n’a été identifié au Québec à ce stade. La personne concernée « collabore avec les autorités de santé publique » et fait l’objet d’un suivi étroit conformément aux protocoles en vigueur, précise le gouvernement québécois.

Le Ministère ajoute suivre la situation « de près », en collaboration avec les autorités de santé publique fédérales et internationales.

Dans un communiqué conjoint publié jeudi, la ministre fédérale de la Santé, Marjorie Michel, et la ministre des Affaires étrangères, Anita Anand, ont pour leur part indiqué que deux Canadiens ayant quitté le navire sont rentrés au pays et s’isolent actuellement sous la supervision des autorités locales de santé publique.

Les ministres fédérales mentionnaient aussi qu’une troisième personne – qui ne se trouvait pas à bord du navire, mais qui aurait été en contact avec un passager symptomatique durant un vol de retour – fait aussi l’objet d’une surveillance préventive. « Cette personne n’est pas considérée comme un contact rapproché à haut risque par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) », indique leur déclaration.

Les trois personnes évoquées se trouvent actuellement en Ontario et au Québec, et aucune d’entre elles ne présentent de symptôme, précise-t-on.


« Le risque demeure très faible »

Le MSSS affirme que « le risque pour la population demeure très faible ». Le ministère rappelle que la transmission interhumaine du virus est rare et nécessite des contacts rapprochés et prolongés.

L’OMS a également indiqué jeudi que le risque global pour le public demeure « faible », même si la souche andine du hantavirus détectée chez certains passagers peut, dans de rares cas, se transmettre entre humains.


« Ce n’est pas le coronavirus »

Lors d’une conférence de presse, Maria Van Kerkhove, directrice de la gestion des épidémies et des pandémies à l’OMS, a insisté sur le fait que la situation diffère fortement de celle vécue durant la pandémie de COVID-19.

« Ce n’est pas le coronavirus, c’est un virus très différent », a-t-elle déclaré.


Une éclosion inhabituelle

Rappelons que l’éclosion à bord du MV Hondius a causé la mort de trois personnes : un couple néerlandais et un passager allemand. Cinq autres personnes auraient également contracté le virus.

L’OMS décrit cette situation comme « hautement inhabituelle » et affirme qu’il s’agirait du premier regroupement connu de cas de hantavirus associé à un navire de croisière.

Le hantavirus est généralement transmis par contact avec des rongeurs ou avec leur urine, leur salive ou leurs excréments.

Les symptômes peuvent inclure une fatigue importante, de la fièvre, des douleurs musculaires, des maux de tête et des nausées. Dans certains cas, la maladie peut évoluer vers des difficultés respiratoires ou un syndrome pulmonaire à hantavirus.



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