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Ebola : l'OMS ne recommande aucune restriction générale aux voyages
Alors que l'épidémie d'Ebola poursuit sa progression en République démocratique du Congo (RDC) et que des cas ont été confirmés en Ouganda, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) maintient qu'aucune restriction générale aux voyages ou au commerce n'est nécessaire.
L'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) assure de son côté que les services aériens internationaux demeurent sûrs, tout en appelant au maintien des mesures de vigilance sanitaire.
Pas de fermeture des frontières recommandée
Le 17 mai, le directeur général de l'OMS a officiellement déterminé que l'éclosion constituait une « urgence de santé publique de portée internationale ».
Selon l’OMS, les cas confirmés en Ouganda seraient liés à des déplacements transfrontaliers en provenance de la RDC. Elle estime aussi que la propagation du virus dépasse actuellement les capacités de riposte des équipes sanitaires.
L'OMS évalue actuellement le risque de transmission à l'échelle mondiale comme étant faible. Elle ne recommande ni la fermeture des frontières ni l'imposition de restrictions générales aux voyages ou au commerce.
De plus, l'organisation considère qu'un dépistage systématique à l'arrivée des voyageurs provenant des zones touchées n'est pas nécessaire à l'extérieur de la région affectée.
Des contrôles au départ peuvent être mis en place
L'OMS rappelle que « le virus Bundibugyo Ebola ne se transmet ni par voie aérienne ni par contact occasionnel, mais par contact direct avec les fluides corporels d'une personne infectée ».
Des contrôles au départ peuvent toutefois être mis en place dans les pays concernés afin de détecter, dans les aéroports internationaux, les personnes présentant une fièvre inexpliquée ou des symptômes compatibles avec la maladie.
Avec l'appui de l'OMS et de partenaires internationaux, les autorités sanitaires de la RDC et de l'Ouganda ont déjà mis en œuvre diverses mesures de contrôle de l'éclosion, notamment la détection rapide et l'isolement des cas, le renforcement de la surveillance, la recherche des contacts, la mobilisation des communautés ainsi que des contrôles aux points d'entrée, notamment dans les aéroports et aux postes frontaliers.
Les autorités sanitaires sont appelées à identifier et à isoler rapidement les cas confirmés ainsi que les personnes contacts afin qu'elles ne voyagent pas à l'international, sauf dans le cadre d'une évacuation médicale appropriée.
L'OACI appelle au maintien de la vigilance
De son côté, l'OACI exhorte les gouvernements, les compagnies aériennes, les aéroports et les autorités sanitaires à appliquer rigoureusement les recommandations mises en place après la pandémie de COVID-19.
L'organisme souligne que les mécanismes de coordination et de partage rapide de l'information développés durant cette période demeurent en place.
Parmi les outils désormais intégrés aux recommandations internationales figurent notamment les déclarations sanitaires électroniques et diverses procédures frontalières sans contact.
L'OACI précise travailler en coordination avec l'OMS et ses États membres afin de prévenir toute transmission liée aux déplacements aériens, tout en protégeant les passagers et le personnel de l'aviation.
« L'OACI continuera d'actualiser ses orientations si la situation évolue », indique l'organisme.
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