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Jeudi,  14 mai 2026   12:57
Après un an de recul des voyages canadiens, l’industrie américaine craint un changement durable


Selon un article publié par Travel Weekly, la baisse des voyages des Canadiens vers les États-Unis, amorcée il y a environ un an, montre peu de signes de reprise à court terme.

D’après les données de la U.S. Travel Association citées par le média américain spécialisé dans l’industrie du voyage, le nombre de visiteurs canadiens est passé de plus de 20 millions en 2024 à environ 16 millions en 2025, soit une baisse de plus de 20 %. Les premières données de 2026 n’indiquent pas de rebond marqué.


Une inquiétude qui s’installe

Au-delà des chiffres, c’est la durée de la tendance qui préoccupe. Comme le rapporte Travel Weekly, certains acteurs de l’industrie américaine craignent que ce recul ne s’inscrive dans le temps et finisse par transformer les habitudes des voyageurs canadiens.

« Cinq ou dix ans à fréquenter la même destination peuvent devenir une tradition familiale », souligne Tyler Gosnell, directeur général du tourisme international entrant à la U.S. Travel Association, cité par le média.

« Au lieu d’aller en Floride, ils iront ailleurs, comme en Europe, dans les Caraïbes, au Mexique ou au Costa Rica », prévient-il.


Une offre aérienne qui s’adapte

Travel Weekly relève que les transporteurs ont déjà commencé à ajuster leurs réseaux, Air Canada et WestJet ayant réduit certaines capacités vers les États-Unis, tout en redéployant des sièges vers d’autres marchés.

Les données de Cirium citées dans l’article indiquent notamment une baisse de 4,4 % des sièges d’Air Canada vers les États-Unis par rapport à l’an dernier, et de 13,4 % comparativement à 2024. Du côté de WestJet, la baisse atteint 13 % sur un an.

Certaines destinations, comme Las Vegas ou la Floride, sont particulièrement touchées, tandis que les liaisons vers New York résisteraient davantage, précise-t-on.


Un recul observé dans plusieurs segments

Toujours selon Travel Weekly, la tendance se reflète aussi dans d’autres segments. La demande canadienne pour les locations à court terme aux États-Unis a reculé de manière significative, révèlent des données d’AirDNA citées par le média.

Dans les destinations de montagne, les réservations canadiennes ont chuté d’environ 40 % en 2025 par rapport à 2024, un écart qui se maintient en début d’année, ajoute-t-on.

En 2026, la situation ne continue pas de se détériorer, sans pour autant s’améliorer, selon Tom Foley, directeur de l’intelligence d’affaires chez Inntopia, cité par le média. « Ce n’est ni pire ni meilleur », résume-t-il.


Des préoccupations persistantes

Certains professionnels observent un affaiblissement marqué de la demande de loisirs, malgré une légère reprise du segment affaires.

Des préoccupations liées à la sécurité pourraient également influencer les décisions de certains voyageurs, selon les témoignages rapportés.


Adapter le discours

Dans ce contexte, les stratégies de promotion évoluent. Certaines destinations et entreprises adoptent des messages qui reconnaissent explicitement les préoccupations des voyageurs canadiens.

C’est notamment le cas du Vermont, qui met de l’avant une campagne axée sur l’accueil des Canadiens, ou encore de chaînes hôtelières qui proposent des offres ciblées pour ce marché.

Malgré ces initiatives, l’industrie américaine semble s’attendre à un retour progressif plutôt que rapide des visiteurs canadiens, selon Travel Weekly.



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