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Voyageurs coincés : que se passe-t-il avec LEVEL ?
Lancée en grande pompe au début du mois de juillet, la première liaison à très bas prix reliant Montréal à Paris part de très mauvais pied : en effet, plusieurs centaines de passagers LEVEL sont coincés à l'aéroport Trudeau depuis maintenant quatre jours.
Les deux derniers vols du transporteur espagnol, soit celui de samedi et celui de lundi, ont tous deux été annulés pour des raisons dites opérationnelles. Effet domino inévitable : ce sont donc pas loin de 800 personnes qui sont actuellement en attente d'un vol vers la Ville Lumière, qui n'est prévu que demain, normalement.
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Personnel absent
Jessie Brioullet, l'une des passagères flouées, rapportait à la CTV qu'il n'y avait aucun membre du personnel aux comptoirs de LEVEL une fois que l'annulation du vol de samedi a été confirmée, et qu'elle a dû attendre une heure avant de pouvoir recevoir de l'aide.
L'ensemble des passagers s'entend pour dire que le transporteur ne les tient informés d'aucune évolution et qu'ils ne savent pas s'ils seront en mesure de se rendre à Paris demain tel que prévu... mais avec cinq jours de retard.
Par voie de communiqué, le porte-parole officiel de LEVEL, qui s'est fait avare de commentaires, affirmait toutefois que :
« Nous avons dû annuler les vols de samedi et de lundi entre Montréal et Paris en raison de problèmes opérationnels. Nos agents s'affairent à réassigner les passagers sur les prochains vols disponibles », peut-on lire dans un communiqué, qui indique qu'il s'agit d'un incident exceptionnel.
Une compensation à prévoir
Bien que les jours perdus ne pourront jamais être rattrapés, les passagers coincés pourront à tout le moins compter sur les généreuses compensations financières réglementées par l'Union européenne.
En vertu des lois régissant les transports aériens sur et à destination du Vieux-Continent sur les ailes d'un transporteur européen, dans le cadre des Droits des passagers aériens, les passagers devraient s'attendre à recevoir 923$, soit le montant compensatoire prévu pour les trajets de plus de 3500 kilomètres retardés ou annulés. Le transporteur doit, de plus, assumer les frais encourus pour la nourriture, l’hébergement et le transport pour retourner à l’hôtel.
Des « problèmes opérationnels » qui coûteront donc cher à LEVEL.
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