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Jeudi,  16 juillet 2026   10:12
Transat: la flambée du prix du carburant plombe les résultats du deuxième trimestre
Annick Guérard, présidente et cheffe de la direction de Transat.


Transat A.T. a dévoilé ce matin ses résultats financiers du deuxième trimestre de l’exercice 2026, marqués par une importante baisse de rentabilité attribuée principalement à la hausse des coûts du carburant d’aviation et à la suspension prolongée des vols vers Cuba.

Pour le trimestre clos le 30 avril, le voyagiste et transporteur montréalais a enregistré des revenus de 1,03 milliard de dollars, un résultat relativement stable comparativement aux 1,03 milliard de dollars enregistrés à la même période l’an dernier.

La rentabilité a toutefois été fortement affectée. Le BAIIA ajusté est passé d’un résultat positif de 98,4 millions de dollars au deuxième trimestre de 2025 à un BAIIA ajusté négatif de 20,7 millions de dollars cette année.

La perte nette s’est établie à 79 millions de dollars, comparativement à 22,9 millions de dollars un an plus tôt.


Une crise du carburant qui frappe tout le secteur

Selon la présidente et cheffe de la direction de Transat, Annick Guérard, les résultats du trimestre ont été lourdement influencés par des facteurs externes.

« Après un premier trimestre solide qui a permis de maintenir l’élan positif de l’exercice 2025, les résultats du deuxième trimestre ont été décevants en raison de facteurs largement hors de notre contrôle qui ont sévèrement pesé sur la rentabilité », a-t-elle déclaré.

La dirigeante estime que la suspension des vols vers Cuba et l’augmentation des prix du carburant ont entraîné un impact négatif d’environ 95 millions de dollars sur le BAIIA ajusté du trimestre.

De ce montant, près de 70 millions de dollars seraient directement attribuables à la flambée du prix du carburant observée en mars et en avril.


Des mesures d’atténuation déjà mises en place

Pour faire face à cette situation, Transat a instauré diverses mesures, notamment des surcharges sur les nouvelles réservations ainsi que des ajustements ciblés de capacité sur son réseau.

Selon Annick Guérard, ces mesures ont initialement permis de compenser une partie de la hausse des coûts, mais les conditions de marché plus récentes ont réduit la capacité du transporteur à maintenir ces augmentations tarifaires.

Par ailleurs, l’entreprise souligne que la hausse des coûts du carburant s’est poursuivie en mai, générant des dépenses additionnelles par rapport à l’année précédente.


Transat lorgne un nouveau programme fédéral

Dans ce contexte, Transat entend présenter une demande dans le cadre du nouveau Mécanisme de liquidités pour la résilience du secteur de l’aviation (MLRSA), récemment mis en place par le gouvernement du Canada.

Ce programme pourrait offrir jusqu’à 150 millions de dollars en financement afin d’aider les transporteurs aériens à absorber l’impact prolongé de la hausse des coûts du carburant.

« Nous accueillons favorablement la mise en place du MLRSA, qui reconnaît les pressions importantes qu’exercent les coûts du carburant sur les compagnies aériennes », a indiqué Annick Guérard.

De son côté, le chef de la direction financière, Jean-François Pruneau, rappelle que d’autres facteurs ont également contribué à la détérioration des résultats, notamment la diminution de l’indemnité financière versée par Pratt & Whitney en lien avec les problèmes persistants touchant certains moteurs, ainsi que l’augmentation des salaires et avantages sociaux découlant de la nouvelle convention collective des pilotes.

Selon lui, l’accès au programme fédéral procurerait à Transat une flexibilité financière supplémentaire alors que l’entreprise poursuit l’exécution de ses priorités stratégiques.


Faits saillants du deuxième trimestre, selon Transat

  • Revenus de 1 027,6 M$, en baisse de 0,3 % par rapport à 1 031,1 M$ au deuxième trimestre de 2025.
  • BAIIA ajusté négatif de 20,7 M$, comparativement à un BAIIA ajusté positif de 98,4 M$ un an plus tôt.
  • Perte nette de 79,0 M$ (1,94 $ par action), contre une perte nette de 22,9 M$ (0,58 $ par action) l’an dernier.
  • Flux de trésorerie disponibles de 59,1 M$, comparativement à 142,3 M$ au deuxième trimestre de 2025.
  • Trésorerie et équivalents de trésorerie de 390,1 M$ au 30 avril 2026.
  • Remboursement de 55 M$ de dette à long terme, ramenant le solde de la dette à long terme et de la subvention publique différée à 320 M$.
  • Intention de déposer une demande dans le cadre du Mécanisme de liquidités pour la résilience du secteur de l’aviation (MLRSA), qui pourrait fournir jusqu’à 150 M$ en financement.
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