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Spirit Airlines cesse ses activités après l’échec d’un plan de sauvetage de 500 M$US
Spirit Airlines a annoncé la cessation immédiate de ses activités après l’échec de négociations avec l’administration américaine pour un plan de sauvetage de 500 millions de dollars américains.
Dans un communiqué publié samedi (2 mai), le transporteur à bas prix indique avoir amorcé une « liquidation ordonnée » de ses opérations, se disant « profondément déçu » de l’issue des discussions.
Tous les vols ont été annulés, laissant de nombreux passagers et employés dans l’incertitude.
« Tous les vols de Spirit ont été annulés et les passagers ne doivent pas se rendre à l’aéroport », a précisé la compagnie dans un message diffusé samedi matin.
Remboursements et compensations
La compagnie indique que les billets achetés directement auprès de Spirit avec une carte de crédit ou de débit seront remboursés selon le mode de paiement initial.
En revanche, pour les réservations effectuées avec des bons, des crédits ou des points, les compensations seront déterminées par un tribunal des faillites.
Spirit précise également qu’elle ne prendra pas en charge les frais supplémentaires, comme les hôtels ou les vols de remplacement.
« Leur modèle ne fonctionnait pas »
La compagnie traversait récemment sa deuxième procédure de faillite en quelques années. La hausse des prix du carburant, liée au conflit entre les États-Unis et Israël impliquant l’Iran, a aggravé sa situation financière.
Selon le président-directeur général, Dave Davis, un accord de restructuration conclu en mars aurait pu permettre à la compagnie de poursuivre ses activités, mais que la hausse rapide du carburant a changé la donne.
« L’augmentation soudaine et soutenue des prix du carburant ces dernières semaines ne nous laisse finalement aucune autre option que de procéder à une liquidation ordonnée de l’entreprise », a-t-il indiqué.
Le secrétaire américain aux Transports, Sean Duffy, conteste cette explication, affirmant que les difficultés financières de Spirit remontent à bien avant le conflit.
« Spirit était en grande difficulté bien avant la guerre avec l’Iran. Leur modèle ne fonctionnait pas », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse.
Réactions syndicales
Le syndicat International Association of Machinists and Aerospace Workers (IAM), qui représente les employés de Spirit, qualifie la situation de « dévastatrice pour les milliers de travailleurs qui se sont présentés chaque jour pour maintenir la compagnie en activité ».
« Nos membres ne sont pas responsables de cet échec; il résulte d’une mauvaise gestion et d’une gouvernance financière déficiente. Ils méritent des réponses et du soutien », a indiqué le syndicat dans un communiqué.
Un plan de sauvetage avorté
À la fin avril, Spirit estimait être près de conclure une entente avec l’administration du président Donald Trump.
Ce plan aurait permis au gouvernement américain de prendre jusqu’à 90 % de participation dans la compagnie, mais il a suscité une forte opposition à Wall Street, au Congrès et au sein même du cabinet présidentiel.
À la suite de l’échec des négociations, Donald Trump avait affirmé dans une entrevue à CBS que la compagnie avait reçu une « proposition finale » pour poursuivre ses activités.
Tarifs de secours chez les concurrents
Plusieurs transporteurs, dont Delta Air Lines, United Airlines, American Airlines et Frontier Airlines, ont mis en place des tarifs réduits pour aider les passagers touchés.
« Nous proposons des tarifs réduits non remboursables dans les marchés concernés au cours des cinq prochains jours afin d’aider les voyageurs à réserver des déplacements de dernière minute, y compris sur des vols presque complets », indique Delta dans un communiqué.
Ces tarifs sont offerts à l’ensemble des clients, et non uniquement à ceux affectés par la cessation des activités de Spirit.
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