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«Sommet sur l’accessibilité du transport aérien»: les lignes aériennes et les aéroports s'impliquent


«Sommet sur l’accessibilité du transport aérien»: les lignes aériennes et les aéroports s'impliquent
Jeff Morrison, président du CNLA, et Monette Pasher, présidente du CAC.

Le Conseil national des lignes aériennes du Canada (CNLA), qui représente « les plus grands transporteurs aériens du Canada » (Air Canada, Air Transat, Jazz Aviation et WestJet) ainsi que le Conseil des aéroports du Canada (CAC) ont participé hier (9 mai) au grand « Sommet sur l’accessibilité du transport aérien » qui s’est tenu à Ottawa.

Les deux organisations mettent de l’avant la volonté de leurs membres d’éliminer les obstacles pour les voyageurs en situation de handicap.


Accessibilité : « Nous reconnaissons qu’il faut des améliorations »

« Les membres du Conseil national des lignes aériennes du Canada s’engagent à accroître l’accessibilité du transport aérien pour les personnes ayant une déficience en repérant et en éliminant continuellement les obstacles », souligne Jeff Morrison, président et chef de la direction du CNLA dans une déclaration.

M. Morrison soutient que les employées et employés des lignes aériennes travaillent fort chaque jour pour rendre les voyages aériens accessibles.

« Nous transportons chaque année avec succès des centaines de milliers de passagers nécessitant une assistance en matière d’accessibilité, sans incident ni perturbation. Mais nous reconnaissons également qu’il faut des améliorations continues pour suivre le rythme de l’évolution des besoins des voyageuses et voyageurs. »

Jeff Morrison précise que les lignes aériennes membres du CNLA travaillent à mettre en œuvre les éléments critiques des directives de l’IATA sur le transport des aides à la mobilité, 1re édition, publiée en février 2023, un cadre visant à améliorer le transport des aides à la mobilité de manière sûre et efficace et à améliorer l’expérience de voyage des passagères et passagers handicapés.

Le président du CNLA rappelle aussi qu’en avril 2023, les lignes aériennes membres du CNLA se sont engagées conjointement à prendre des mesures supplémentaires pour améliorer les services aux passagères et passagers handicapés et ces démarches avancent bien.


Accessibilité : des projets pilotes sont en cours, selon le CNLA

Selon lui, un certain nombre de projets pilotes menés par l’industrie sont actuellement en cours et elles amélioreront la transparence des données avec les aéroports afin de combler les lacunes auxquelles les passagères et passagers handicapés sont confrontés et de trouver des solutions tangibles.

« Nous nous sommes engagés à travailler avec des partenaires de l’industrie pour normaliser et partager les données pertinentes qui seront utilisées pour améliorer les services d’accessibilité dans l’ensemble de l’écosystème. Lorsque les parties auront convenu d’une approche harmonisée, en utilisant le codage de l’IATA, les membres du CNLA partageront les données pertinentes en matière d’accessibilité », indique Jeff Morrison.

Il ajoute que le CNLA soutient la création d’un processus d’accueil médical pour les cas nécessitant un certificat médical d’aptitude et qu’il travaillera avec diligence afin que ceci soit mis en œuvre « dans un façon qui respecte la vie privée des clients ».


Accessibilité : la participation de tous nécessaire, selon le CNLA

Jeff Morrison signale que les lignes aériennes canadiennes ont également souligné que les améliorations à l’accessibilité nécessitent la participation active de toutes les entités actives de l’écosystème du transport aérien – « y compris les aéroports, les constructeurs aériens, les fabricants d’aides à la mobilité, les fournisseurs de technologie, les agences de voyages, l’Administration canadienne de la sûreté du transport aérien, l’Agence des services frontaliers du Canada, les fournisseurs et autres ».

« Notamment, le gouvernement fédéral lui-même doit jouer un rôle, poursuit-il. Par exemple, nous recommandons un soutien fédéral accru au Programme d’aide aux immobilisations aéroportuaires (PAIA) pour financer les travaux d’infrastructure qui améliorent l’accessibilité, ce qui est une priorité absolue dans le cadre du programme. »

« Les lignes aériennes s’engagent à éliminer les obstacles pour les passagères et passagers aériens handicapés et préconisent que tous les modes de transport soient tenus de faire de même », conclut Jeff Morrison.


Accessibilité : le CAC s’engage à aller au-delà des exigences

La présidente du Conseil des aéroports du Canada, Monette Pasher, a profité du Sommet national sur l’accessibilité du transport aérien pour faire valoir l’important travail accompli dans les aéroports de tout le pays au chapitre de l’accessibilité.

« Le CAC s’est engagé à aller au-delà des exigences réglementaires grâce à des initiatives visant à améliorer l’accessibilité dans les aéroports canadiens. Nous voulons que tous les passagers sentent qu’ils ont leur place dans les aéroports du Canada », assure-t-elle.

À ce titre, le CAC travaille à mettre au point une feuille de route quinquennale complète assortie de mesures concrètes pour atteindre l’objectif du Canada d’offrir une expérience de voyage sans obstacle à tous les Canadiens et toutes les Canadiennes d’ici 2040.

Dans le cadre de ce travail, le CAC, en collaboration avec Harper Learning et Universal Access Design, a élaboré et vient de lancer un nouveau programme national de formation pour les employés des aéroports. La formation vise à mieux aider les personnes en situation de handicap tout au long de leur voyage.


Accessibilité : le défi posé par les infrastructures plus anciennes...

Néanmoins, selon Monette Pasher, l’expérience de voyage sans obstacle va au-delà des programmes et de la formation. Un défi auquel sont confrontés les petits aéroports est le coût associé à la modification de l’environnement physique construit dans les infrastructures plus anciennes qu’ils exploitent actuellement.

Le CAC considère que le soutien financier du gouvernement fédéral est essentiel pour atteindre cet objectif.


Accessibilité : financement indisponible, selon le CAC

Monette Pasher rappelle que le gouvernement du Canada a un programme de financement, le Programme d’aide aux immobilisations aéroportuaires (PAIA), où le financement admissible comprend le soutien de projets d’infrastructure visant à rendre les installations sans obstacle dans les petits aéroports.

« Or, malheureusement, aucun projet n’a été financé dans ce secteur depuis près de 20 ans, faute de financement disponible pour les projets d’élimination des obstacles dans les petits aéroports », dénonce-t-elle.

Monette Pasher soutient qu’un problème majeur concernant ce programme destiné aux petits aéroports est qu’il est nettement sous-financé : 38 MS par année, un montant qui n’a passablement pas évolué depuis 20 ans.

Les petits aéroports réclament 95 M$ par année pour répondre aux besoins en infrastructure partout au pays, ce qui comprendrait d’importants projets d’élimination des obstacles.


Accessibilité : « Nous pouvons être plus proactifs », lance le CAC

« Les aéroports du Canada veulent contribuer à l’élaboration de mesures concrètes et à l’atteinte de résultats réalisables le plus tôt possible. Nous pouvons être plus proactifs et le Sommet est une excellente occasion pour cerner les améliorations tangibles possibles en matière d’accessibilité dans le secteur du transport aérien et les ressources nécessaires pour rendre ces améliorations possibles », conclut Monette Pasher.


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