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Rapport «Prêts au décollage»: le CAC juge «simpliste» l’analyse du CNLA sur les tarifs aériens
Le Conseil des aéroports du Canada (CAC) réagit au rapport intitulé Prêts au décollage publié hier (23 février) par le Conseil national des lignes aériennes du Canada.
Le CNLA, rappelons-le, représente Air Canada, Air Transat, Jazz Aviation LP et WestJet.
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« Trop simpliste »
Les aéroports du Canada affirment partager l’objectif de ces transporteurs d’améliorer l’abordabilité et de renforcer la connectivité pour les Canadiens.
Le CAC indique également partager avec ses partenaires aériens la conviction que le transport aérien « n’est pas un luxe », mais un moteur économique, et qu’il est toujours possible d’améliorer chaque modèle.
Toutefois, il juge « trop simpliste » d’attribuer principalement le niveau des tarifs aériens aux frais de tiers.
Selon le CAC, le prix des billets reflète une combinaison de stratégies tarifaires des compagnies aériennes, de concurrence sur le marché, de facteurs géographiques, de redevances fédérales, de coûts liés à la sûreté et à la navigation aérienne, ainsi que des infrastructures nécessaires pour exploiter les aéroports en toute sécurité dans un pays vaste comme le Canada.
« Une analyse équilibrée doit examiner l’ensemble du système », soutient le CSC.
Un modèle autofinancé depuis les années 1990
Les infrastructures aéroportuaires sont, selon le Conseil, nécessaires pour assurer des opérations sûres, sécuritaires et efficaces, et doivent être adéquatement financées.
Depuis les années 1990, les aéroports canadiens fonctionnent selon un modèle entièrement autofinancé fondé sur l’utilisateur-payeur. Ils représenteraient de 12 % à 14 % du coût payé par un passager, sur la base d’un tarif de référence de 210 $.
« L’infrastructure aéroportuaire de notre pays est essentielle au commerce, à la défense, aux affaires et au tourisme. La croissance de la demande des passagers nécessite des investissements continus dans les portes d’embarquement, les aérogares, les pistes et les technologies », a déclaré la présidente du CAC, Monette Pasher.
Elle ajoute que « certains de nos aéroports fonctionnent à l’échelle de petites villes, soutenant des dizaines de milliers d’emplois et une activité économique importante dans leurs régions ».
Le CAC précise que les aéroports canadiens sont des sociétés commerciales qui réinvestissent tous les excédents de revenus dans leurs infrastructures. Selon lui, ce modèle permet d’exploiter les aéroports de manière efficace, avec une structure de coûts faible comparable à celle des aéroports entièrement privatisés ailleurs dans le monde.
Loyers fédéraux et investissements
Le CAC affirme convenir avec le CNLA qu’il existe des possibilités d’amélioration afin que le transport aérien reflète davantage un véritable modèle utilisateur-payeur.
Contrairement au transport ferroviaire, aux traversiers et aux ports, les aéroports canadiens versent actuellement 525 millions de dollars par année en loyers fonciers au gouvernement fédéral. Selon l’organisme, ces loyers devraient être réinvestis dans les infrastructures aéronautiques afin de soutenir le système.
Dans le plus récent budget fédéral, le gouvernement s’est engagé à examiner d’éventuelles modifications à la formule de calcul des loyers. Le CAC indique que les aéroports collaborent activement avec le gouvernement et présentent des propositions à des fins d’examen.
L’organisme souligne également qu’il existe une marge de manœuvre pour accroître les investissements gouvernementaux dans les aéroports de petite et moyenne taille afin d’améliorer la connectivité à l’échelle du pays.
Le CAC affirme demeurer déterminé à travailler avec le gouvernement et les partenaires de l’industrie, y compris le CNLA, afin de veiller à ce que le système aérien du Canada demeure durable, concurrentiel et bien positionné pour la croissance.
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