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Négociations dans l’impasse chez WestJet: les agents de bord déposent un avis de différend
Les agents de bord de WestJet, représentés par le SCFP 8125, ont déposé un avis de différend après plus de sept mois de négociations sans entente sur une nouvelle convention collective.
Le syndicat, qui représente environ 4400 membres du personnel de cabine de l’exploitation principale de WestJet, indique que les discussions, amorcées à la suite d’un avis de négociation déposé en septembre, n’ont pas permis de réaliser de progrès significatifs malgré des rencontres régulières entre les parties.
Un système de rémunération contesté
Au cœur du différend, le SCFP 8125 évoque un écart entre la charge de travail exigée et le système de rémunération en place, qu’il juge désuet.
Selon le syndicat, une partie importante des tâches effectuées par les agents de bord – en moyenne 35 heures par mois – ne serait pas rémunérée.
« Les agents de bord travaillent dans un milieu où la sécurité est critique et où leurs tâches sont de plus en plus exigeantes. Malgré cela, notre salaire est parmi les plus bas au Canada », affirme Alia Hussain, présidente du SCFP 8125.
« Le système de rémunération date d’une époque révolue et ne reflète pas du tout la valeur actuelle du travail accompli », ajoute-t-elle.
Horaires et conditions de travail en jeu
Outre la rémunération, le syndicat souhaite obtenir des améliorations concernant les horaires et les conditions de travail, afin de rendre l’emploi « sûr et viable ».
« Tout au long du processus, les agents de bord ont fait preuve de patience et de professionnalisme, mais l’attente a assez duré. On veut des progrès concrets sur les questions qui touchent nos membres et la juste reconnaissance de leurs aptitudes à fournir des services fiables à la clientèle », souligne Alia Hussain.
Volonté de limiter les impacts pour les voyageurs
Le SCFP 8125 indique vouloir parvenir à une entente tout en réduisant autant que possible les répercussions pour les voyageurs, à l’approche de la saison estivale.
« On comprend que voyager, c’est important, surtout à l’arrivée de l’été. Notre priorité : conclure une convention juste et viable à l’image des réalités de l’emploi et de la valeur du travail au quotidien », conclut Mme Hussain.
Le syndicat presse donc la direction de WestJet à reprendre les négociations afin de résoudre les enjeux soulevés.
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